Un bon gardien numéro deux

Mike Condon s'est illustré à ses débuts dans... (Agence France-Presse)

Agrandir

Mike Condon s'est illustré à ses débuts dans l'uniforme des Sénateurs en enregistrant un blanchissage, jeudi soir à Ottawa.

Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

On nous répète que cette transaction a été complétée dans le seul but d'aider les Sénateurs à traverser la crise actuelle.

Je veux bien.

Mike Condon nous invite à consulter son profil sur le site hockeydb.com. Depuis le temps, avec les nombreux déménagements qui lui ont été imposés par son métier, il s'est résigné à vivre au jour le jour. Il ne se fait plus d'attentes à long terme.

Encore une fois, je comprends.

Je ne peux quand même pas m'empêcher de croire que cette association pourrait s'étirer un peu. Condon a peut-être trouvé la ville où il pourra, enfin, défaire sa valise. Pierre Dorion a possiblement fait l'acquisition - à très faible coût, bravo - d'un homme qui pourrait remplir un rôle important au sein de son organisation pendant quelques années.

Il pourrait ravir le poste de gardien de buts numéro deux à Andrew Hammond.

J'ai posé quelques questions à des gens qui s'y connaissent en matière de gardiens. Ces gens ont eu la chance de suivre Condon au cours des trois ou quatre dernières années de sa carrière.

Il semble y avoir consensus : on croit qu'il pourrait devenir un bon gardien de buts numéro deux dans la LNH.

On me dit qu'on lui a simplement lancé un défi qu'il n'était pas capable de relever, l'an dernier, à Montréal. La direction du Canadien lui en a simplement trop demandé.

À travers ses hauts et - surtout - ses bas de l'hiver 2016, il a quand même réussi à impressionner par son attitude. « Son calme, s'émerveille un observateur. Il aurait facilement pu céder sous la pression, car la pression qui reposait sur ses épaules était forte. Il a gardé la tête froide à travers tout ce qui lui est arrivé. »

On me dit aussi que si on le traite bien, il sera d'une grande loyauté envers son équipe. Il sera le dernier à causer des problèmes.

Bref, il sera un bon gars.

Les gens qui m'ont parlé de Condon dans les deux derniers jours m'ont souvent répété qu'il est un bon gars. Avoir un bon tempérament, c'est un sérieux atout pour un gars qui enfile son équipement 82 soirs par saison, mais qui participe activement au match à moins de 25 reprises.

Le Hamburglar aussi est un bon gars. Le problème, c'est qu'il n'a jamais été capable de se rapprocher de l'homme qu'il a été à la fin de l'hiver 2015.

Pour les services qu'il a rendus à l'organisation, la direction a été patiente avec lui. Si les blessures et les contre-performances continuent de s'accumuler, la patience ne s'étirera pas éternellement.

•••

Vous n'allez peut-être pas me croire, mais Mike Condon n'était pas l'athlète le plus souriant dans le vestiaire, jeudi matin.

Ce titre revenait plutôt à Ryan Dzingel. La vedette montante des Sénateurs est originaire de Chicago.

À l'adolescence, il a été confronté à un choix déchirant. Devait-il suivre les traces de son père, un ancien joueur de baseball des ligues mineures dans l'organisation des Cards de Saint-Louis ? Devait-il plutôt tracer son propre chemin en misant sur « son » propre sport, le hockey ? Il a finalement choisi de ranger son gant d'arrêt-court. Il n'a toutefois jamais cessé d'aimer à la folie son club favori, les Cubs.

Les Cubs lui ont fait le bonheur de remporter la Série mondiale. Il a regardé le septième match dans le salon de l'autre membre des Sénateurs qui est originaire de la ville des vents, Craig Anderson.

Voilà pourquoi il ne porte plus à terre. Le sourire qui illuminait son visage m'a donné le goût de lui poser une question.

« Dis-donc, Ryan... Pourrais-tu concevoir un plus bel automne ? »

Il a m'a regardé d'un air légèrement confus.

« Euh... À part les Cubs, je ne vois pas ce qui fonctionne si bien à l'heure actuelle.

- T'as réussi à te tailler un poste à Ottawa. T'es le troisième meilleur marqueur d'une équipe de la LNH.

- Ah ! Bof... J'ai ramassé quelques points jusqu'à maintenant et j'en suis bien fier. Ce n'est quand même pas un énorme accomplissement. J'ai l'impression d'avoir encore tout à prouver ici. »

J'ignore s'il a dit ça dans le but de plaire à ses patrons. Si oui, ça va certainement fonctionner. Si ce n'est pas le cas, s'il est sincère, ça nous en dit long sur lui.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer