Dans l'ombre de Matthews

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Mitchell Marner a marqué son premier but en carrière, samedi contre les Bruins de Boston.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE - DANS LA LNH / Mercredi dernier, dans le vestiaire des visiteurs au Centre Canadian Tire. On venait d'ouvrir les portes aux journalistes, à quelques heures de l'ouverture de la saison régulière.

Naturellement, la meute s'était précipitée vers celui qui doit sortir les Maple Leafs de Toronto de la médiocrité.

Ce matin-là, il n'y en avait que pour Auston Matthews.

À quelques pas de lui, Mitch Marner passait pratiquement inaperçu. Deux journalistes, à peine, souhaitaient lui parler.

Le jeune homme aurait pu se sentir un peu lésé. 

Il a été le joueur par excellence dans le hockey junior majeur canadien la saison dernière. Il doit être un des trois, sinon un des cinq plus beaux espoirs du hockey professionnel. Voilà qu'il passe au second plan.

« Ça ne me gêne pas vraiment, dit-il. Auston, il est dans son élément. Il est bon avec les médias, avec toutes ces choses-là. »

« Moi, au fond, je me compte chanceux, ajoute-t-il, avec un sourire moqueur. Même si toutes ces choses l'occupent beaucoup, Auston a toujours un peu de temps pour moi. Nous vivons dans le même quartier. Il vient toujours cogner à ma porte quand il a besoin de se faire reconduire quelque part en ville... »

Marner, donc, essaie de tirer le maximum de cette situation.

Contrairement à Matthews, il n'est pas arrivé au camp d'entraînement avec un poste à perdre. Lors de chaque sortie dans le calendrier préparatoire, il a été obligé de se démarquer. Il a été obligé de convaincre les éminences grises de l'organisation, Lou Lamoriello et Brendan Shanahan, qu'il était à sa place dans une ligue d'hommes.

À force d'aligner les bonnes performances, il a su les convaincre qu'il n'avait plus rien à faire avec son club des trois dernières saisons, les Knights de London.

Tout le monde connaît la suite de l'histoire. Dans le premier match de la saison, contre les Sénateurs, Marner s'est une fois de plus retrouvé dans l'ombre de l'autre. 

Matthews est devenu le premier joueur - de l'ère moderne - à marquer quatre buts à son premier match en carrière.

Le « chauffeur » a pu savourer sa revanche, en quelque sorte, trois jours plus tard. Dans le 100e match inaugural dans la Ville-Reine, il a marqué - devant parents et amis - son premier but en carrière. Un but fort spectaculaire, qui a égayé la fin de semaine de l'entraîneur-chef Mike Babcock.

« Je ne m'attendais pas à ce que les choses aillent si bien, si rapidement. Nous sommes toujours très jeunes. Nous sommes un ''work in progress''. Mais ce que je vois me semble bien excitant », a-t-il déclaré.

Lamoriello, Shanahan et Babcock ont quand même placé Marner dans une position enviable. Si ça se trouve, il a même hérité de meilleurs partenaires de trio à ses débuts.

Dans les premiers matches de la saison, il a patiné avec James van Riemsdyk et Tyler Bozak.

« C'est fou », s'exclame la recrue.

« Au fond, les rôles sont bien définis. JVR aime rôder dans les environs du filet adverse. Bozie, lui, remporte les mises en jeu. C'est simple. »

Sur la patinoire, le trio développe une belle complicité. À l'extérieur de la glace, ça se passe bien aussi.

« Sur le banc, dans le vestiaire, je ne pourrais demander mieux. Les gars me parlent beaucoup. Je me sens vraiment à l'aise. Ils me répètent souvent de ne pas avoir peur. Ils me disent de continuer à faire ce que j'ai toujours fait. »

Jusqu'à maintenant, ça fonctionne.

Un « A » pour Beauchemin

François Beauchemin... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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François Beauchemin

Archives, Associated Press

L'expérience, ça ne s'achète pas. Le nouvel entraîneur-chef de l'Avalanche du Colorado, Jared Bednar, en est bien conscient. C'est sans doute pourquoi il a demandé qu'un « A » soit cousu sur le chandail du vétéran François Beauchemin. Le défenseur de 36 ans épaulera le capitaine Gabriel Landeskog dans tous les matches, cette saison. Nathan MacKinnon et Matt Duchene porteront la troisième lettre en alternance. « C'est toujours un honneur de faire partie du trio du leadership, mais je dois reconnaître que cette nomination m'a un peu surpris », a confié Beauchemin au Denver Post. Le vétéran doit s'attendre à jouer beaucoup sous Bednar. Dans le match inaugural de la saison, il a passé plus de 23 minutes sur la patinoire. L'athlète qui est originaire de Sorel a été jumelé à Tyson Barrie.

Avec le grand Jaromir

Jonathan Marchessault (81) semble à l'aise sur le... (Alan Diaz, Associated Press) - image 5.0

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Jonathan Marchessault (81) semble à l'aise sur le premier trio des Panthers, aux côtés du jeune prodige Aleksander Barkov (16).

Alan Diaz, Associated Press

Le malheur d'un Jonathan fait clairement le bonheur d'un autre Jonathan. Lorsque l'ailier des Panthers de la Floride Jonathan Huberdeau a subi une blessure à un tendon d'Achille, il fallait le remplacer au sein du premier trio. L'ancien des Remparts Jonathan Audy-Marchessault a été le premier à obtenir sa chance, et il n'a pas raté sa première impression. Avec Aleksander Barkov et Jaromir Jagr, l'ancien des Remparts de Québec a inscrit quatre points à ses deux premiers matches de la saison. « Barky facilite bien des choses sur la patinoire. Il est si bon, tant défensivement qu'offensivement. Jags est si gros... Il n'a pas trop de mal à protéger la rondelle », a dit le Québécois au Sun-Sentinel. Jagr, toujours selon le quotidien floridien, aurait perdu entre 15 et 20 livres durant la saison morte.

Bérubé à Los Angeles ?

Jean-François Bérubé... (Jessica Hill, Associated Press) - image 7.0

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Jean-François Bérubé

Jessica Hill, Associated Press

Jean-François Bérubé a entrepris une nouvelle saison dans la LNH. Il doit cependant se contenter, encore une fois, du rôle de gardien de buts numéro trois chez les Islanders de New York. Ses chances de déloger Thomas Greiss et Jaroslav Halak semblent minces. Un chroniqueur du quotidien Newsday a donc lancé la rumeur, vers la fin de la semaine dernière. Puisque les Kings de Los Angeles devront se débrouiller sans Jonathan Quick pendant un bout de temps, une transaction serait-elle dans l'air ? Bérubé a passé les quatre premières saisons de sa carrière dans l'organisation californienne. « Les entraîneurs des gardiens à Los Angeles, Bill Ranford et Kim Dillabaugh, m'ont aidé à devenir le gardien que je suis aujourd'hui. Je leur dois beaucoup », reconnaît l'athlète de 25 ans.

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