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Le Lightning de Tampa Bay retirera le numéro... (Chris O'Meara, Archives AP)

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Le Lightning de Tampa Bay retirera le numéro de Martin Saint-Louis le 13 janvier prochain.

Chris O'Meara, Archives AP

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CHRONIQUE / C'est décidément la semaine des petits joueurs courageux qui ont laissé leur marque dans la Ligue nationale de hockey.

Mercredi, on célébrait la carrière de Dan Boyle. 

Jeudi, Martin Saint-Louis était à l'avant-scène.

Le Lightning de Tampa Bay a fait savoir que le numéro 26 sera hissé au plafond du Amalie Arena, avant le match du 13 janvier prochain.

Il se trouve que Guy Boucher a dirigé Saint-Louis durant ses années à Tampa.

Le visage du nouvel entraîneur-chef des Sénateurs s'est illuminé d'un petit sourire en coin lorsqu'on lui a demandé de parler de cette expérience.

«Je vais vous raconter une bonne histoire», a-t-il commencé. 

Il s'est mis à nous parler d'un week-end où ses protégés étaient exténués. Après avoir disputé quatre matches dans une seule semaine, les joueurs avaient mérité un petit congé.

Boucher s'était malgré tout présenté au complexe d'entraînement du Lightning, le dimanche, en soirée. Il n'était pas là pour travailler, mais bien pour assister à la séance d'entraînement de hockey mineur de son fils.

Il s'est quand même permis un petit détour dans son bureau «pour simplement récupérer des items que j'avais oubliés.»

«J'entends du bruit dans le gymnase. Je décide de jeter un coup d'oeil. Marty est là, tout seul. Il n'est pas en train de s'entraîner. Il est en train de se défoncer!»

Boucher a laissé son vétéran travailler. Il est revenu le saluer, plus tard, avant de prendre le chemin de la maison. «Marty n'avait pas fini. Il continuait de pousser la machine. Il savait pourtant que nous avions un entraînement sur glace le lundi matin. Et un match à jouer le mardi soir!»

«Les gens s'imaginent que les joueurs d'exception atteignent le sommet parce qu'ils sont doués. C'est faux. Ils réussissent au plus haut niveau parce qu'ils sont toujours prêts à travailler plus fort que tous les autres.»

Lors de la dernière saison de Boucher à Tampa, en 2012-2013, Saint-Louis a remporté le championnat des marqueurs dans la LNH. Dans une campagne écourtée par un lock-out, il a inscrit 60 points en 48 parties. «Et il ne rajeunissait pas», souligne l'entraîneur québécois.

Ça, c'est vrai. Quand il a mis la main sur son deuxième trophée Art-Ross, Saint-Louis avait 37 ans. Presque 38.

***

Cette anecdote n'a rien d'innocent. Le camp d'entraînement des Sénateurs est, à toutes fins pratiques, terminé. Fini, le temps des évaluations.

Le dernier match préparatoire, contre les Sabres de Buffalo ce vendredi à Kanata, servira essentiellement de répétition générale.

L'équipe de Boucher, on la connaît. Ses forces, ses faiblesses.

On sait par exemple que les Sénateurs miseront sur un gardien vieillissant et de plus en plus fragile.

Leur top-4 défensif est plus solide qu'à pareille date l'an dernier. Il ne faudrait cependant pas qu'une blessure sérieuse sorte un des membres du quatuor à long terme. Le reste de la brigade est composée de joueurs au talent limité ou qui ont encore tout à prouver.

Il reste l'attaque, qu'on juge hautement dynamique. Elle ne manque certainement pas de talent. Dans les derniers mois, on a même entendu certains dirigeants clamer haut et fort que les Sénateurs pourraient aligner jusqu'à neuf compteurs de 20 buts dans la prochaine saison.

En parlant de Martin Saint-Louis dans une petite salle remplie de journalistes, le nouvel entraîneur a peut-être lancé un message qui pourrait se rendre jusqu'aux joueurs.

Vous avez du talent, on le sait. Mais lequel d'entre-vous sera prêt à en faire plus que les autres, jour après jour, pour se hisser au sommet?

Dans le vestiaire, jeudi, Bobby Ryan parlait ouvertement du plateau des 30 buts. Il sent qu'il est possible pour lui de l'atteindre à nouveau avec un «vrai» passeur comme Derick Brassard à ses côtés.

«Dans les dernières années, avec Mika et Hoff, j'ai senti que je devais modifier mon jeu et passer davantage. Là, j'ai un peu hâte de me planter dans l'enclave, le bâton pointé vers le ciel, implorant Brass de m'envoyer la rondelle», qu'il a dit.

On peut lui pardonner. Il a dit ça en riant. Ça nous montre quand même que tout n'est pas acquis...

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