Leçons particulières

Les entraîneurs personnels, comme Adam Oates (photo) ou... (Pablo Martinez Monsivais, Associated Press)

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Les entraîneurs personnels, comme Adam Oates (photo) ou François Méthot, sont de plus en plus nombreux et de plus en plus populaires dans le monde du hockey.

Pablo Martinez Monsivais, Associated Press

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CHRONIQUE / Au milieu des années 1990, François Méthot était perçu comme un des plus beaux espoirs québécois du hockey. Avec son coup de patin fluide et ses aptitudes avec la rondelle, il a été suivi par les dépisteurs dès la catégorie pee-wee.

En 2015, une blessure à la main gauche l'a poussé à mettre un terme à sa carrière. Il aura finalement connu une belle carrière de 17 saisons dans le hockey professionnel. Les cinq premières dans la Ligue américaine, les 12 suivantes en Allemagne.

Le nouveau retraité n'a pas eu besoin de se creuser les méninges bien longtemps, à la recherche d'un nouveau défi. On a frappé à sa porte. Des joueurs de calibre junior, universitaire et même quelques pros étaient disposés à payer pour obtenir des leçons particulières.

Au hockey, les entraîneurs personnels sont de plus en plus nombreux et de plus en plus populaires.

Au début des années 2000, les hockeyeurs cherchant à distancer leurs rivaux ont commencé à confier leurs programmes d'entraînement hors-glace à des préparateurs physiques. 

On n'arrête pas le progrès. Aujourd'hui, les joueurs cherchent aussi de l'aide sur la patinoire.

«J'ai toujours été considéré comme un joueur habile, mais pas nécessairement très robuste, explique Méthot. Quand j'étais plus jeune, je travaillais avec différents entraîneurs pour améliorer mon jeu. Quand je me suis lancé à mon tour, j'ai commencé par offrir des cours de maniement de rondelle. Je montais des entraînements visant à développer les habiletés et le shooting. Rapidement, j'ai décidé d'ajouter un volet de power skating. La réaction des mes clients est très bonne.»

Dans son écurie, l'été dernier, l'entraîneur personnel a accueilli un premier joueur de la LNH. Après avoir passé la quasi-totalité de la saison 2015-16 sur la liste des blessés, l'attaquant des Sénateurs d'Ottawa Clarke MacArthur avait l'impression qu'il avait besoin d'un coup de pouce pour récupérer le temps perdu.

«Avec François, j'ai probablement effectué 2000 lancers durant l'été. Notre collaboration a été très productiv», assure le jeune vétéran.

À sa retraite, le Montréalais Méthot s'est installé dans la région de Rochester, dans l'État de New York.

« J'ai pris le temps de regarder des vidéos de Clarke. Je lui ai ensuite montré, sur une feuille, les secteurs de la patinoire où il marquait la plupart de ses buts. Nous avons ensuite identifié d'autres endroits, en zone d'attaque, où il pourrait ajouter quelques buts à sa production annuelle »

Sa petite entreprise se développe bien. Il peut continuer à grandir, toutefois.

L'ancienne vedette de la LNH Adam Oates offre lui aussi ses services à titre d'entraîneurs particulier dans le développement des habiletés. Récemment, dans une entrevue accordée au New York Times, il disait travailler avec une cinquantaine de joueurs des ligues majeures.

Le phénomène est appelé à prendre de l'ampleur. C'est du moins l'opinion de l'agent de joueurs Dominic De Blois. «C'est important, lance-t-il. La réalité a changé. La game est globale. Tout le monde s'entraîne plus sérieusement. Les joueurs ne veulent certainement plus prendre de retard.» 

Il y aurait, en outre, de belles opportunités pour des entraîneurs intéressés à travailler avec les jeunes hockeyeurs québécois. «Au niveau des entraîneurs d'habiletés, le Québec est en retard. L'Ontario a pris de l'avance», croit M. De Blois.

Fleury entend bien se battre

Marc-André Fleury... (Jose Juarez, Associated Press) - image 3.0

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Marc-André Fleury

Jose Juarez, Associated Press

Après tout ce qui s'est passé le printemps dernier, Marc-André Fleury ne sait pas trop quel rôle l'attend cette saison à Pittsburgh. Chose certaine, il n'a pas l'intention de céder son poste de gardien de but numéro un au jeune Matt Murray sans se bagarrer. À son deuxième match préparatoire, la semaine dernière, il a réussi 23 arrêts pour mener les Penguins à une victoire de 1-0 contre les Blackhawks de Chicago. «Je commence tranquillement à reprendre la forme. Tout est une question de synchronisme. Durant l'été, je fais plusieurs exercices où j'affronte plusieurs tirs. Dans les matches, la réalité est différente. Il faut parfois se tenir debout, sans rien faire, pendant de longues minutes», a-t-il expliqué au Post-Gazette. La compétition est forte à Pittsburgh. Derrière Murray, un autre gamin, Tristan Jarry, progresse.

Un bon joueur d'équipe

Jean-François Bérubé... (Jessica Hill, Associated Press) - image 5.0

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Jean-François Bérubé

Jessica Hill, Associated Press

S'il se compare avec Jean-François Bérubé, Marc-André Fleury ne peut pas vraiment se plaindre. «Ma situation n'est pas vraiment idéale», a déclaré Bérubé au quotidien Newsday, récemment. Il fait référence au ménage à trois devant le filet des Islanders de New York. L'athlète de Repentigny a été un bon joueur d'équipe tout au long de la dernière saison. À titre de gardien numéro trois à Brooklyn, il a pris part à seulement sept parties en saison régulière. Il travaillait surtout durant les séances d'entraînement dans lesquelles Jaroslav Halak, blessé, obtenait congé. On a pu voir durant la Coupe du monde que le Slovaque est de retour au sommet de sa forme. Qu'est-ce que cela signifie pour Bérubé ? «Le scénario pourrait se répéter», croit le gardien.

Spécialiste de l'attaque massive

Jonathan Marchessault... (AP, Chris O'Meara) - image 7.0

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Jonathan Marchessault

AP, Chris O'Meara

Jonathan Marchessault avait un rôle plutôt unique, la saison dernière. À Tampa, il était essentiellement un joueur de quatrième trio. Son entraîneur Jon Cooper lui confiait cependant des missions importantes lors des attaques massives. Il sera donc intéressant de voir le rôle qu'on lui confiera au sein de sa nouvelle formation. Le centre au petit gabarit a quitté le Lightning pour se joindre à l'autre formation floridienne de la LNH à titre de joueur autonome. Les Panthers ne manquent pourtant pas d'attaquants doués pour travailler dans les unités spéciales... Au quotidien Sun-Sentinel, la semaine dernière, Marchessault a fait savoir qu'il voulait avant tout gagner. «J'ai goûté à la victoire à Tampa ces deux dernières années. J'ai tôt fait de comprendre qu'il faut dépenser beaucoup d'énergie pour gagner.»

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