Chercher et trouver les jeunes partisans

Le président des Olympiques, Alain Sear, dit que... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le président des Olympiques, Alain Sear, dit que plus de 60 % de sa clientèle provient du secteur Gatineau. Il cite une «étude de notoriété» réalisée par la Ville en 2008.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / On ne peut pas dire qu'il y avait foule, dimanche après-midi, au Centre Robert-Guertin.

Selon les chiffres officiels, 1453 partisans ont assisté au deuxième match de la saison régulière des Olympiques. « C'est du jamais vu », m'a fait réaliser un ami, quelques heures plus tard.

J'ai consulté les données récentes de la LHJMQ. J'ai remonté en 2008 pour me rendre compte que l'ami n'exagérait pas. 

Des foules inférieures à 1500 personnes, dans le hockey junior québécois, ça se voit. À Baie-Comeau. À Bathurst. À Val-d'Or. Bref, ça peut arriver dans les petits marchés qui, année après année, tirent le diable par la queue.

Ici, en Outaouais, ce n'est pas courant. C'est nouveau. C'est surtout un signe supplémentaire du déclin rapide et inquiétant d'une institution régionale.

J'y étais, moi, dimanche, à Guertin. J'étais à mon poste, dans la galerie de la presse. À défaut de réaliser tout de suite que j'assistais à un match devant une foule historiquement petite, j'ai fait un autre triste constat. Au début de la troisième période, quand il m'est apparu évident que les Tigres de Victoriaville l'emporteraient facilement, je me suis donné le droit de lâcher, un moment, le spectacle sur la glace. Un flash, comme ça. J'ai scruté les gradins pour compter le nombre d'enfants et d'adolescents qui s'y trouvaient.

Je n'ai pas de chiffres officiels à vous fournir, mais je peux vous assurer que les fans de 18 ans et moins n'étaient pas très nombreux.

•••

Si on parle strictement de l'avenir du club de hockey junior, la construction d'un amphithéâtre de 4000 places dans le secteur de la Cité constitue une bonne nouvelle.

Certains s'inquiètent de voir l'équipe quitter Hull. Ceux-là nous citent tous ces clubs sportifs qui cherchent à se rapprocher du centre-ville. Ils auraient préféré qu'on reconstruise un nouvel amphithéâtre sur le site actuel de Guertin.

À ces gens, je pose une simple question. La rue Carillon, est-ce que c'est vraiment au centre-ville ?

Un amphithéâtre sportif dans un centre-ville, pour moi, c'est un amphithéâtre facilement accessible à pied. C'est un endroit qui se trouve à cinq, six minutes de marche des restaurants et des bars.

L'application mobile Plans nous révèle qu'en quittant le Vieux-Bob, il faut mettre 20 bonnes minutes pour gagner le Café aux 4 jeudis à pied. Ça ne passe pas le test.

Le secteur de la Cité est fréquenté par les familles. Elles s'y rendent pour fréquenter le Centre sportif, la Maison de la culture, les Promenades...

Le président des Olympiques, Alain Sear, dit que plus de 60 % de sa clientèle provient du secteur Gatineau. Il cite une « étude de notoriété » réalisée par la Ville en 2008.

Je ne sais pas exactement ce que vaut cette étude, huit ans plus tard. Si ça se trouve, le portrait a déjà beaucoup changé.

De toutes façons, il ne s'agit pas de se rendre là où les fans étaient. Il s'agit de se rendre là où on peut en trouver des nouveaux.

M. Sear a l'air de croire que la construction d'un nouvel amphithéâtre réglera bien des problèmes. « C'est le véhicule qui va nous emmener du nouveau monde », a-t-il répété mardi.

J'ai comme l'impression que ce ne sera pas si simple. Mais ce serait certainement un point de départ. Faudra bien commencer quelque part.

•••

Les Olympiques ont du mal à faire courir les foules en ce début d'automne. Ce n'est vraiment pas le cas des deux équipes de football universitaire de la capitale.

Les Ravens de Carleton et les Gee Gees d'Ottawa vont se produire devant plus de 20 000 personnes, samedi, dans le cadre du Match Panda 2016.

La rivalité entre les deux établissements gagne en intensité année après année.

Les deux derniers matches de football disputés à la Place TD ont été serrés jusqu'à la fin. La Classique de basket-ball présentée chaque hiver au Centre Canadian Tire nous a également permis de vivre des moments intéressants.

Vivement le retour du club de hockey sur glace gris et grenat. En espérant que l'animosité donnera naissance à un troisième événement annuel. Nous sommes certainement capables d'en prendre !

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