Les nuances de Guy Boucher

« Les joueurs travaillaient fort. Mais, dans la LNH,... (Sean Kilpatrick, Archives La Presse canadienne)

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« Les joueurs travaillaient fort. Mais, dans la LNH, il existe une grosse différence entre travailler fort et travailler sans relâche », croit Guy Boucher

Sean Kilpatrick, Archives La Presse canadienne

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CHRONIQUE / J'avais comme senti quelque chose, jeudi, à l'ouverture du camp d'entraînement des Sénateurs. Entre leurs examens de santé et leurs tests de conditionnement physique, je trouvais que les joueurs n'avaient pas trop le temps de flâner dans les corridors. Moins de temps pour les plaisanteries.

L'ambiance me semblait moins détendue que par le passé.

Je me disais que le nouveau coach y était peut-être pour quelque chose.

Je ne m'étais pas trompé.

Vendredi, c'était le jour deux. Celui où les joueurs ont sauté sur la glace pour la première fois.

À Kanata, on veut clairement rompre le passé. La rentrée de l'automne se fait sous le signe de l'intensité. Et c'est confirmé, Guy Boucher occupe le siège du conducteur. 

Il veut que tout le monde sache qu'il est le principal artisan de ce virage.

Le message n'aurait pas pu être plus clairement lancé. Il regardait les premières séances d'entraînement sur un balcon qui surplombe une des patinoires du Sensplex. Il trouvait qu'un des groupes ne travaillait pas correctement. Il a donc pris deux minutes pour aller leur demander, poliment mais fermement, d'augmenter la cadence.

Plus tard, il s'est exprimé très calmement aux journalistes. Ce n'est pas tant l'effort fourni par les joueurs qui l'agaçait. En fait, l'effort était satisfaisant.

« Les joueurs travaillaient fort. Mais, dans la LNH, il existe une grosse différence entre travailler fort et travailler sans relâche ».

Vous faites la différence entre travailler fort et travailler sans relâche, vous?

Je serai franc. Moi, pas encore très bien. Sauf que c'était le premier point de presse d'une longue saison. Le premier point de presse d'une nouvelle ère. Le coach aura sans doute la chance de revenir sur le sujet et de s'expliquer davantage, plus tard cet automne. Idéalement, avec des exemples à l'appui.

D'ailleurs, tandis qu'on y est, Boucher a entrouvert une autre porte, vendredi. Il nous a parlé des trois différents types de leadership qu'un hockeyeur de la LNH peut exercer.

Trois.

J'ai une quinzaine d'années de journalisme sportif derrière la cravate. J'ai écouté des athlètes, des entraîneurs et d'autres officiels me parler de leadership pendant des heures. On ne m'avait jamais présenté de telles nuances.

Le camp vient de commencer, mais la plupart des vétérans sont en ville depuis quelques semaines, déjà. Ils ont presque tous eu droit à un entretien en tête-à-tête avec le nouveau patron. Dans certains cas, la conversation a duré jusqu'à trois heures. Mike Hoffman se considère chanceux. « Le mien a été plutôt court. Il a duré une quarantaine de minutes à peine », claironne-t-il.

Tous les joueurs qui ont eu droit à l'entretien ont eu la même impression. Depuis, quand on leur parle du nouveau patron, ils réagissent spontanément de la même manière. Ils se disent étonnés devant sa capacité à s'attarder au moindre petit détail.

On les comprend de mieux en mieux.

•••

Pauvre Curtis Lazar.

Il n'y a jamais de bons moments pour tomber malade. Une mononucléose, par-dessus le marché ! Une infection qui peut vous carrément vous foutre à terre. Dans les pires cas, les patients mettent plusieurs semaines à s'en remettre.

Plus j'y pense, plus je me dis que Lazar est le pire joueur à qui un tel truc pouvait arriver.

Alors que le camp débute, Boucher a réuni ses six attaquants les plus doués au sein de ses deux premiers trios. Force est de reconnaître qu'après eux, le fossé semble grand. Qui prendra la relève en cas de blessure à Bobby Ryan? À Mark Stone?

Lazar était prêt à entreprendre sa troisième saison dans la LNH. Quand les Sénateurs ont fait de lui un choix de première ronde, à l'été 2013, ils voyaient en lui un futur joueur d'impact. À sa dernière saison dans la LHOuest, il a marqué 41 buts en 58 parties. À maturité, on se disait qu'il serait capable de camper un rôle offensif chez les pros.

On lui souhaite de s'en remettre rapidement, pour qu'il ne passe pas l'hiver à courir après ses rivaux.

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