«Pico» déçu, mais content

Une quinzaine de personnes ont accueilli Patrice «Pico»... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Une quinzaine de personnes ont accueilli Patrice «Pico» Dagenais à son retour de Rio.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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CHRONIQUE / Je n'étais pas à l'aéroport Cartier-MacDonald, à la fin du mois d'août, pour assister au retour triomphal de nos médaillées olympiques. Il paraît que la lutteuse Erica Wiebe était précédée d'un cornemuseur lorsqu'elle a descendu les escaliers roulants. Tous les réseaux de télévision l'attendaient au bas des marches. La grosse affaire.

En comparaison, Patrice «Pico» Dagenais n'a vraiment pas fait de bruit, mercredi, quand il est rentré à son tour de Rio. J'ai compté une quinzaine de personnes agglutinées dans un coin du terminal, pas trop loin du carrousel à bagages numéro cinq, dans son comité d'accueil. Pas une seule caméra de télé. Juste deux journalistes de la presse écrite.

Pas grave. Après trois semaines à l'étranger, le co-capitaine de l'équipe canadienne de rugby en fauteuil roulant était juste content de revoir les siens.

«Les gens qui sont ici sont des membres de ma famille. Ce sont mes amis. Le maire de ma municipalité s'est déplacé. C'est le fun de voir que j'ai tellement de support dans ma communauté. Je suis fier de venir de la région de Prescott-Russell. Même si je n'ai pas de médaille, je sens que les gens sont fiers de moi», a-t-il réagi.

S'il conserve un goût amer de son expérience paralympique, il faut que ce soit le résultat final.

À Londres, en 2012, les Canadiens avaient remporté la médaille d'argent. Au Brésil, ils visaient la plus haute marche du podium. Ils ont fini leur parcours au pied. Et vraiment, au pied. Dans la petite finale pour l'obtention du bronze, ils ont perdu par deux minuscules points contre les représentants du Japon.

«Le problème dans cette partie, ce fut vraiment le premier quart. Nous avons mal commencé. Le match était présenté très tôt le matin. Ce n'est pas une excuse, mais... Nous avions joué la veille, nous étions un peu fatigués. Nous avons mis un peu trop de temps à entrer dans le match. Nous avons réussi à remonter tranquillement, mais ça n'a pas été suffisant pour battre les Japonais», raconte-t-il.

Il paraît que la compétition est de plus en plus féroce dans son sport. Les autres pays s'améliorent. Il sera de plus en plus ardu de bien faire dans les grands rassemblements internationaux. C'est Pico qui le dit. On va le croire sur parole.

Dans la jeune trentaine, l'athlète franco-ontarien n'est pas au bout du rouleau. Un ami et coéquipier chez les Stingers d'Ottawa - un club local de rugby en fauteuil roulant - m'assurait mercredi qu'un athlète en forme et bien motivé peut facilement jouer jusqu'à 45 ans.

C'est donc dire que Dagenais pourrait obtenir jusqu'à trois chances d'aller chercher la médaille qui manque à son palmarès.

Pico Dagenais de retour apres les jeux paralympiques... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 2.0

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Pico Dagenais de retour apres les jeux paralympiques de rio160921 Photo : Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Faudra voir s'il se rend jusque-là. Les paralympiens vivent les mêmes contraintes que les olympiens. Ils doivent souvent s'entraîner à temps complet. Pas toujours facile, dans le contexte, de bien gagner sa vie.

Fatigué, le joueur d'expérience nous dit qu'il veut s'accorder un peu de temps pour se reposer avec sa copine. Il a envie de voyager pour le plaisir.

Le feu n'a pas cessé de brûler en lui. Les Jeux de Tokyo, dans quatre ans? «Les chances sont bonnes, dit-il. On va trouver une façon de s'améliorer.»

***

Nos collègues de CBC ont fait du bon travail. Ils nous ont appris que la présentation d'un match de la LNH sur la colline du Parlement violerait le protocole. Plusieurs fois.

Il est carrément interdit d'organiser des événements sportifs devant la tour de la Paix. Le règlement interdit aussi la vente d'alcool, de nourriture ou l'érection de panneaux publicitaires sur le site. Tout ça, dans le but de «maintenir l'intégrité de cette institution nationale».

On comprend davantage le président des Sénateurs, Cyril Leeder, qui dit travailler avec ardeur pour que se concrétise le rêve de son patron, le propriétaire Eugene Melnyk.

Je ne sais pas pour vous. Moi, j'ai écrit une bonne partie de cette chronique dans la galerie de presse de la Place TD, pendant l'entraînement du Rouge et Noir.

Le site est si beau. Tout pourrait être si simple...

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