Personne ne s'intéresse à Vlasic

Comme aux Jeux olympiques de Sotchi, le défenseur... (Nathan Denette, La Presse canadienne)

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Comme aux Jeux olympiques de Sotchi, le défenseur québécois Marc-Édouard Vlasic (à gauche) évolue dans l'ombre des vedettes canadiennes à la Coupe du monde de hockey.

Nathan Denette, La Presse canadienne

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CHRONIQUE / Dix-neuf mois plus tard, c'est la même histoire. On analyse attentivement chaque arrêt de Carey Price. On s'émerveille devant les prouesses de Sidney Crosby. Après les matches, on jase de Joe Thornton, de Steven Stamkos, de Patrice Bergeron...

Personne ne s'intéresse à Marc-Édouard Vlasic.

Le défenseur québécois a joué son rôle dans l'ombre aux Jeux olympiques de Sotchi. C'est la même chose, ces jours-ci, au tournoi de la Coupe du monde.

Il demeure néanmoins un des membres les plus importants d'Équipe Canada. Il a été le troisième joueur le plus utilisé par Mike Babcock, samedi soir, dans la victoire de 6-0 contre la République tchèque.

Ça ne le gène pas trop.

« Ça fait 10 ans que je suis à San Jose. Je fais mes affaires. Je travaille fort pour faire gagner les Sharks », confiait-il, tout récemment.

« On m'a dit que je faisais partie des candidats pour faire l'équipe canadienne lors des Jeux de Vancouver. De la reconnaissance, j'en ai. Quand t'es apprécié de tes coéquipiers, des joueurs adverses, des entraîneurs, des gérants... Pour moi, c'est ça le plus important. Je joue avec eux autres et contre eux autres. Ce sont eux, les plus grands spécialistes de hockey. »

« Recevoir de la reconnaissance en dehors du petit monde du hockey, je me dis que ça va bien finir par m'arriver. »

À 29 ans, Vlasic est capable d'analyser froidement la situation. Souvent, les défenseurs à caractère défensif sont des joueurs qui sont à leur meilleur lorsqu'ils passent inaperçus. Il est encore plus difficile de se faire valoir quand on évolue sur la côte ouest. Quand les Sharks jouent, une bonne partie de la planète dort.

Il ne représente pas un cas unique. Il cite au passage son coéquipier au sein d'Équipe Canada, Jake Muzzin.

« Il est dans la même situation que moi, argue-t-il. Je le vois presque chaque jour. À Los Angeles, il n'y a pas grand-monde qui l'écoute. Moi, je le connais. Quand il a gagné la coupe Stanley, il était un des deux meilleurs défenseurs des Kings, avec Drew Doughty. Il jouait contre les meilleurs éléments adverses. Il jouait en avantage numérique et en désavantage numérique. Aujourd'hui, il est à la Coupe du monde et il n'a pas volé sa place. »

La coupe Stanley. Il fallait que Vlasic apporte le sujet, par lui-même, sur le tapis.

Muzzin, Doughty et les Kings l'ont gagnée. Les Ducks d'Anaheim l'ont gagnée. Une belle rivalité s'est développée entre les trois formations californiennes de la LNH au cours de la dernière décennie.

Les représentants du nord de l'État sont ceux qui ont connu le plus de succès en saison régulière. Ils sont aussi ceux qui ont joué le plus de hockey printanier.

Depuis 2007, les Sharks ont participé à 24 rondes éliminatoires. C'est neuf de plus que les Ducks, 10 de plus que les Kings.

Vlasic et ses copains pourront hisser une bannière des champions de l'Association Ouest au plafond de leur SAP Center, dans quelques semaines. Il reste tout plein de place là-haut pour une bannière de la coupe.

Vlasic ne fait pas de garanties, mais il est optimiste.

Son équipe retournerait en finale le printemps prochain qu'il ne serait pas surpris.

Il ne veut pas entendre parler des effets de la fatigue et des saisons qui sont trop longues... Même si le tiers des joueurs des Sharks participe présentement à la Coupe du monde.

« Nous avons eu deux mois et demi pour nous reposer. »

Ouellet a (enfin) sa place

Dix-sept. Xavier Ouellet a fait le compte. Depuis le début de sa carrière de hockeyeur professionnel, le défenseur a fait 17 fois le trajet entre Détroit et Grand Rapids. Il a passé trois années à se balader entre le vestiaire des Red Wings et celui des Griffins, leur club école dans la Ligue américaine. Il semblerait bien que le défenseur de 23 ans aura enfin sa chance de faire sa place au Joe Louis Arena. Un poste lui semble réservé au sein du troisième duo des Wings cette saison. «Les dirigeants des Wings savent ce que je peux faire. Je dois m'assurer d'être constant. Je dois jouer de la même façon chaque soir. Je dois être bon défensivement. Je dois m'assurer de toujours compléter de bonnes premières passes», a-t-il confié, récemment, au Detroit Free Press.

Des fleurs pour Montembeault

Samuel Montembeault ne peut pas vraiment s'attendre à jouer dans la LNH cette saison. Il appartient à une organisation où il y a déjà congestion devant le filet. Reto Berra et James Reimer vont mériter du temps de jeu derrière Roberto Luongo, chez les Panthers de la Floride. Le jeune gardien de Bécancour a quand même reçu des fleurs, alors que s'amorçait le camp des recrues ce week-end. «Il s'est vraiment fait un nom le printemps dernier. Il s'est démarqué en affrontant deux très bonnes équipes en séries dans le junior. J'espère que son talent va continuer à grandir et qu'il deviendra, un jour, le gardien titulaire de notre équipe», a confié au quotidien Sun-Sentinel l'entraîneur des gardiens des Panthers, Robb Tallas. À 19 ans, Montembeault pourrait jouer dans la Ligue américaine ou dans la Ligue East Coast cet automne.

Perron n'est plus le même

Intéressante déclaration de Ken Hitchcock dans les pages du Post-Dispatch de Saint-Louis, ce week-end. Le vétéran entraîneur s'apprête à renouer avec David Perron chez les Blues. Lors de leur association précédente, entre 2011 et 2013, le climat de travail n'était pas particulièrement harmonieux. Du moins, c'est ce qu'on dit. Perron aurait changé, semble-t-il. «Il est plus confiant. Il a les pieds sur terre. Il est marié. Il est un homme de famille», remarque celui qu'on surnomme «Hitch». Perron, ancien choix de première ronde, a surtout beaucoup voyagé. Il a porté les couleurs de trois équipes différentes au cours des trois dernières années. «Quand je lui parle, maintenant, j'ai l'impression de parler à un homme», ajoute l'entraîneur qui entend prendre sa retraite à la fin de la saison 2016-17.

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