Marchand veut se faire aimer

Une peste aux talents offensifs évidents, Brad Marchand... (Sean Kilpatrick, Archives PC)

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Une peste aux talents offensifs évidents, Brad Marchand peut «créer de très belles opportunités pour ses partenaires de trio», selon Mike Babcock, l'entraîneur-chef d'Équipe Canada.

Sean Kilpatrick, Archives PC

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CHRONIQUE / Samedi soir, au Centre Canadian Tire. Dans un amphithéâtre rempli d'amateurs de hockey canadiens, on présentait, un par un, les joueurs qui porteront la feuille d'érable dans le tournoi de la Coupe du monde.

Quand Brad Marchand a entendu son nom dans les haut-parleurs, il a sauté sur la glace... pour entendre des huées!

Il ne s'en fait pas trop avec tout cela. «Il devait y avoir plein de partisans du Canadien de Montréal dans les gradins. Il faut que ce soit cela», a-t-il lancé, sourire en coin, lundi matin.

«Je ne peux rien y faire, a-t-il enchaîné. Certains partisans adorent leur club dans la LNH. Ils ont du mal à faire la part des choses. C'est correct. Je me dis que certains joueurs ont été hués plus que moi. Vraiment, ce n'était pas si pire que ça.»

Marchand est capable de voir le bon côté des choses. Si les partisans d'Ottawa, de Montréal et des autres villes du nord-est du continent le détestent, c'est sans doute qu'il joue son rôle de peste à merveille chez les Bruins de Boston. «Ça fait partie de mon rôle. Vous savez, quand je suis engagé émotivement dans un match, je peux être efficace à plusieurs niveaux.»

C'est sans doute ce qui lui a permis de se tailler un poste au sein de l'équipe nationale canadienne dans un tournoi réservé à l'élite mondiale.

«Ça, et le fait qu'il a quand même marqué 37 buts la saison dernière», souligne avec justesse son coéquipier et ami Patrice Bergeron.

L'entraîneur-chef d'Équipe Canada, Mike Babcock, estime qu'on ne peut ignorer les plus récentes statistiques de Marchand. «Il a marqué 37 buts. Dans la Ligue nationale, de nos jours, il est pratiquement impossible de marquer 37 buts dans une saison», indique-t-il.

«Avec sa vitesse, sa ténacité, Brad peut accomplir de belles choses. Dans un tournoi comme celui qui nous attend, le plus important, c'est de ne pas essayer de changer sa personnalité. Brad doit continuer à déranger l'adversaire, sans pour autant manquer de discipline. Quand il joue comme il sait jouer, il peut créer de très belles opportunités pour ses partenaires de trio Crosby et Bergeron.»

Jusqu'ici, tout va plutôt bien. Les huées lors des présentations officielles ont été la pire portion du samedi soir de Marchand à Ottawa.

Par la suite, il a été l'attaquant le plus efficace de son équipe dans une victoire convaincante contre les États-Unis.

On peut même dire que, dans les deux parties préparatoires du week-end, il fut la plus belle surprise canadienne.

L'ancien des Foreurs de Val-d'Or tient d'abord à rassurer Babcock.

«J'ai parfois tendance à vouloir trop en faire sur la glace. C'est généralement durant ces périodes que je suis dans le trouble. Ici, entouré de joueurs qui sont aussi doués, je n'ai qu'à me concentrer sur ce que j'ai à faire. Tant que je me place au bon endroit, je vais bien paraître.»

Marchand jure qu'il n'était pas nerveux, la fin de semaine dernière, lors des deux occasions où il a enfilé le maillot rouge et blanc.

Il jure qu'il était plus tendu, le printemps dernier en Russie, lors de sa participation au Championnat mondial de l'IIHF. Il se sentait alors en audition. 

Il voulait bien représenter son pays au printemps... pour obtenir l'opportunité de le servir à nouveau à la fin de l'été.

«Aujourd'hui, quand je regarde les joueurs qui m'entourent, je dois reconnaître que je suis un peu impressionné», reconnaît-il quand même.

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Boucher multiplie les rencontres

À Ottawa, Guy Boucher a de la chance. Le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs pourra diriger une formation presque complète dès le premier jour du camp d'entraînement. Un seul de ses joueurs, le capitaine Erik Karlsson, participe au tournoi de la Coupe du monde.

Selon ce qu'on comprend, il profite des derniers jours de l'été pour compléter sa série de rencontres individuelles. Il consacre entre deux et trois heures à chacun de ses joueurs! «Tu vois tout de suite que c'est un gars très intelligent. Je ne suis même pas convaincu d'avoir tout compris tout ce qu'il m'expliquait», blaguait le défenseur Mark Borowiecki, récemment.

Le gentil «Boro» n'est pas un deux de pique. Il a passé trois saisons dans la prestigieuse Université Clarkson.

Luongo se croise les doigts

Roberto Luongo suivra le tournoi à la télévision:... (André Pichette, Archives La Presse) - image 5.0

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Roberto Luongo suivra le tournoi à la télévision: il se remet d'une opération à une hanche.

André Pichette, Archives La Presse

En 2004, lors du dernier tournoi de la Coupe du monde, Roberto Luongo a eu son mot à dire dans la victoire du Canada. En relève de Martin Brodeur, il a vaincu les Tchèques en demi-finale.

Douze ans plus tard, le gardien vieillissant suivra le tournoi à la télévision. Il se remet d'une opération à une hanche subie à la conclusion de la dernière saison.

Optimiste, Luongo aimerait se trouver devant le filet des Panthers de la Floride lors de leur match inaugural, le 13 octobre, au BB&T Center. «En ce moment, je me sens bien, mais je ne suis pas encore là où je voudrais être», a-t-il confié au quotidien Sun-Sentinel.

Luongo aura de la compétition cette saison. La direction des Panthers a consenti un très généreux contrat à James Reimer durant la saison morte.

Dubois en audition

Choisi au troisième rang lors du du dernier... (Nathan Denette, Archives PC) - image 7.0

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Choisi au troisième rang lors du du dernier repêchage, Pierre-Luc Dubois risque bien de commencer la saison dans la LNH.

Nathan Denette, Archives PC

Puisque les camps des recrues débutent dans les prochains jours, il sera intéressant, pour une fois, de garder un oeil du côté de Columbus.

Selon ce qu'on raconte, Pierre-Luc Dubois a un poste à perdre au camp des Blue Jackets. S'il joue comme il est capable, le jeune colosse des Laurentides entreprendra la prochaine saison dans la LNH. «On verra bien. Nous avons toujours dit que tout dépend du joueur», a indiqué le directeur général Jarmo Kekalainen au site BlueJacketsXtra.

Il fallait que les Jackets voient Dubois dans leur soupe pour en faire le troisième choix du dernier repêchage. À peu près tous les experts s'attendaient à ce que le Finlandais Jesse Puljujarvi soit choisi avant lui. «Je ne ressens pas de pression. Je n'ai pas à me comparer. Je dois simplement devenir le meilleur joueur possible», répète le Québécois depuis.

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