Stamkos a enfin sa chance

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Steven Stamkos est un amateur de hockey international. Un vrai.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Mardi, je vous faisais part de toutes mes appréhensions en ce qui a trait à la Coupe du monde. Je complétais ma chronique sur une petite pointe d'espoir. Au moins, les joueurs d'Équipe Canada qui s'entraînent cette semaine à Kanata ont l'air de prendre l'événement au sérieux.

C'est encore plus vrai pour Steven Stamkos.

«On peut dire que je suis plus excité que la moyenne des ours», a-t-il reconnu au terme de la séance d'entraînement de mercredi.

Stamkos est un amateur de hockey international. Un vrai.

Dans le vestiaire, mon collègue et ami Ian Mendes, de TSN 1200, se promenait dans le vestiaire, micro en main. Il posait la même question à tous les joueurs qu'il croisait. 

Pouvez-vous me parler de votre plus beau souvenir de la Coupe du monde de 2004?

Stamkos a été le seul à offrir une réponse satisfaisante. Il a raconté, en détails, le but victorieux de Vincent Lecavalier en demi-finale, contre la République tchèque.

Il était âgé de 13 ans à l'époque. Depuis, il rêve de vivre une expérience du genre.

En 2010, il était un sérieux candidat pour l'équipe olympique de Vancouver. Il était tout jeune. Il était en train de connaître sa première grosse saison dans la LNH. La direction lui a finalement demandé d'attendre son tour. On lui a fait comprendre que sa place l'attendrait sans doute à Sotchi.

En 2014, sa place semblait acquise. Il avait déjà deux trophées Maurice-Richard sur le manteau de sa cheminée. À six semaines de la sélection des joueurs, il a subi sa première blessure sérieuse à vie. Avec une jambe dans le plâtre, il a regardé ses amis, ses compatriotes remporter une deuxième médaille d'or consécutive.

«J'étais déçu. En fait, à compter du moment où j'ai compris que ma blessure m'empêcherait d'aller aux Jeux, j'ai vécu une grande déception. Cette déception m'a suivi jusqu'à la fin des Jeux. À la conclusion du match pour la médaille d'or, j'étais heureux pour les gars. J'étais heureux pour mon pays. Mais j'étais vraiment déçu de ne pas me trouver sur la patinoire pour vivre ce moment. C'était vraiment difficile.»

Stamkos raconte tout cela en secouant la tête.

«C'est la vie, conclut-il. En théorie, les épreuves et l'adversité doivent vous rendre plus fort.»

Mettons que l'adversité, le capitaine du Lightning de Tampa Bay commence à connaître ça.

Il se relève tout juste d'une saison difficile, durant laquelle il a été impliqué dans de longues et laborieuses négociations contractuelles. Un autre problème de santé, un caillot de sang dans une épaule, l'a contraint à passer les séries éliminatoires à l'infirmerie.

«Tout ça, c'est derrière moi», assure celui qui demeure, depuis plusieurs années, la super-vedette la plus accessible de la LNH.

Stamkos rêve toujours d'une participation aux Jeux olympiques. «Je rêve d'affronter les meilleurs joueurs sur la planète. Cette année, c'est la Coupe du monde qui va m'offrir cette opportunité.»

S'il connaît un gros tournoi, je ne serai pas surpris.

***

Les responsables du marketing chez les Olympiques de Gatineau n'ont pas toujours brillé au cours des dernières années. À vrai dire, ils ont loupé quelques belles opportunités. 

Cette-fois, en choisissant de rendre hommage à Roberto Bissonnette lors du match inaugural du 23 septembre, ils ont visé dans le mille.

En fait, avec la pluie de témoignages qui s'abat un peu partout au Québec depuis maintenant quatre jours, ça tombe sous le sens.

On se souviendra surtout de l'homme en raison de ses textes à la fois rigolos et bien tournés. On persiste quand même à croire qu'il ne serait pas devenu aussi populaire, en tant qu'artiste, s'il n'avait pas d'abord été athlète.

Et c'est au «Vieux Bob» que le jeune Bob a connu ses meilleurs moments en tant que hockeyeur.

Bissonnette n'a pas connu une longue carrière dans la LNH. On ne pense donc pas naturellement à lui lorsqu'on parle du glorieux passé des Olympiques. Durant ses quatre saisons en Outaouais, il fut quand même un formidable porteur de flambeau. Ce sont des joueurs comme lui, énergiques et entiers, qui font en sorte qu'on aime tant le hockey junior.

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