Mission accomplie, coach

Quand Glenn Hoag a décidé d'entraîner l'équipe nationale... (Jeff Roberson, Archives AP)

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Quand Glenn Hoag a décidé d'entraîner l'équipe nationale masculine volley-ball du Canada, en 2006, il y avait du travail à faire. Mission accomplie, coach.

Jeff Roberson, Archives AP

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CHRONIQUE / Ce doit être un objectif commun chez tous les administrateurs de ce monde. Chez ceux qui sont bons, en tous cas.

Tu décroches un poste de direction dans une entreprise, au sein d'un organisme communautaire ou - dans le cas qui nous intéresse - à la tête d'une fédération sportive nationale. Tu acceptes un mandat d'une durée plus ou moins déterminée. Sans vraiment savoir ce qui t'attend, tu espères au moins que tu réussiras à faire avancer les choses. 

Tu souhaites, au strict minimum, laisser les choses dans un meilleur état que tu les as trouvées.

Quand Glenn Hoag a décidé d'entraîner l'équipe nationale masculine volley-ball du Canada, en 2006, il y avait clairement un grand ménage à faire.

La sélection nationale n'avait pas réussi à se qualifier pour les Jeux olympiques de 1996, ni ceux de 2000, ni ceux de 2004.

Le programme avait clairement connu de meilleurs jours.

«En tant qu'ancien joueur, j'avais toujours été très fier de représenter mon pays sur la scène internationale. Donc, de voir tout ça, c'était un peu difficile pour moi. Il fallait remettre ça sur pied. Il fallait relancer le programme.»

Mission accomplie, coach.

Avec leur cinquième place à Rio, les joueurs qui sont centralisés au Centre sportif de Gatineau confirment leur retour parmi l'élite mondiale. Leurs victoires convaincantes contre les Américains et les Italiens nous laissent présager de belles choses pour l'avenir.

À condition, bien entendu, que son successeur ne foute pas tout en l'air.

Et c'est là que les choses pourraient se compliquer. Hoag va bientôt rendre les clés de son bureau du boulevard de la Gappe. Il relèvera son prochain défi à Izmir, en dirigeant un club professionnel turc. Les dirigeants du programme national se réuniront dans une quinzaine de jours pour faire le bilan complet du dernier cycle olympique. Lors de cette rencontre, l'entraîneur démissionnaire leur suggérera de lui dénicher un successeur le plus rapidement possible.

«Un cycle de quatre ans, ça passe vite. Il ne faut surtout pas perdre de temps.»

Hoag me dit que le prochain entraîneur-chef pourrait être recruté au sein de son personnel de soutien.

Le meilleur candidat pourrait cependant venir de l'extérieur, toutefois.

Ce candidat pourrait profiter du soutien des hommes, solides, qui l'ont épaulé dans la dernière décennie.

D'une façon ou d'une autre, pourvu que les changements s'opèrent dans la continuité.

On écoute Hoag nous parler de la culture qu'il a su instaurer durant son mandat. Les joueurs qui ont passé chez lui ont du comprendre, dès le départ, pour qui ils jouent.  Les membres de l'équipe nationale masculine de volley-ball ne jouent pas uniquement pour le Canada. Ils jouent pour les contribuables canadiens.

«Les gens qui travaillent au Canada paient des impôts au Canada. Une partie de leurs gains nous est remise pour nous permettre de pratiquer notre sport. Il ne faut pas l'oublier. Et ça, les joueurs, ils l'ont compris. Ils ont très bien adhéré à ça.»

Hoag compte sur les joueurs qui continueront de faire partie de l'équipe jusqu'aux Jeux de Tokyo pour transmettre les valeurs aux recrues. Sinon, eh bien... Si on le cherche, on pourra le trouver assez facilement.

«Je ne m'en vais pas complètement. Tant qu'on aura besoin de moi, je serai autour. J'ai quand même mis 10 ans de ma vie là-dedans.»

Le coach était assis dans un terminal de l'aéroport de Sao Paulo quand il m'a contacté, jeudi. Sur l'écran de Skype, il avait les traits un peu tirés.

Quand il sera de retour chez lui, il s'accordera d'abord quelques jours de vacances. «Je m'en vais à la pêche», me dit-il.

Et ce sera pleinement mérité.

***

Vous avez vu la même chose que moi? Erica Wiebe qui grimpe sur le podium. Les premières notes de l'hymne national canadien qui se font entendre dans les haut-parleurs. L'émotion qui la gagne rapidement. La caméra qui fait un gros plan. 

Le deuxième couplet commence. On peut facilement lire sur ses lèvres. La lutteuse anglophone de Stittsville se met à chantonner en français. Car ton bras sait porter l'épé-é-e...

Difficile de ne pas l'aimer, cette femme.

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