Un bon choix

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C'est la gymnaste Rosie MacLennan qui portera le drapeau canadien lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Rio le 5 août prochain.

La Presse Canadienne

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CHRONIQUE/ Il s'en passe, des choses, chez nous. Les mois d'été, qui étaient autrefois les plus tranquilles de l'année, sont devenus les plus chargés. En période de canicule, le journaliste sportif local ne sait souvent plus où donner de la tête.

Je vous quitte pour deux petites semaines. Je vais donc rater les deux semaines qui nous séparent des Jeux olympiques de Rio. Je fais le bilan et je me rends compte qu'à l'exception d'une très brève rencontre avec une sprinteuse gatinoise d'adoption, je n'ai pas écrit une traître ligne sur le plus grand rassemblement sportif sur la planète.

J'avais presque l'impression de faire du rattrapage, jeudi. Pour ma dernière sortie professionnelle avant les vacances, je me suis aventuré sur la colline du parlement pour assister à la présentation de l'athlète qui portera le drapeau canadien lors de la cérémonie d'ouverture du 5 août prochain.

Rosie MacLennan. Gymnaste. Spécialiste du trampoline.

Un bon choix.

En partant, la jeune femme a fait ses preuves. Le fait qu'elle fut la seule médaillée d'or de son pays lors des Jeux de 2012 à Londres lui confère, d'emblée, un certain statut au sein de la délégation.

Même si une blessure lui a nui dans son entraînement, dans les derniers mois, elle demeure une athlète à surveiller au Brésil.

Il y a un élément historique, aussi, qui me plaît. Son grand-père, Lorne Patterson, devait participer aux Jeux olympiques de Tokyo, en 1940. Tout comme sa petite-fille, la gymnastique était sa discipline de prédilection.

Au début des années 1940, la Seconde Guerre mondiale faisait rage. Les Jeux ont été annulés. Son rêve olympique s'est évaporé.

Dans le climat d'incertitude qui règne actuellement, on souhaite à la petite Rosie de pouvoir vivre ses troisièmes Jeux en paix.

Il ne faudra d'ailleurs pas s'attendre à ce que la femme de 27 ans cherche la controverse. Elle fait sa part sur le plan social. Elle s'implique à titre d'ambassadrice du mouvement Right To Play, qui veille au développement du sport chez les enfants qui grandissent dans des pays ravagés par la guerre, la pauvreté, les épidémies.

Jeudi, elle a bien pris soin de ne pas répondre aux questions portant sur les dossiers brûlants d'actualité.

- La délégation russe devrait-elle être bannie des Jeux de Rio, avec les sérieux soupçons de dopage qui pèsent contre elle ?

«C'est une grosse décision. Je vais laisser les gens compétents s'en charger.»

- Et le virus Zika ? Les dangers ? Que pensez-vous de tous ces athlètes, qualifiés, qui ont choisi de renoncer aux Jeux ?

«Chacun a droit de prendre sa propre décision. Tout ce que je sais, c'est que j'ai très hâte de me rendre au Brésil.»

Évidemment, certains diront qu'elle n'est pas bilingue. Le Comité olympique canadien (COC) a encore déniché un porte-drapeau incapable de s'exprimer dans les deux langues officielles.

Bof.

On parle ici d'une porte-drapeau, pas d'une porte-parole.

Si elle lance un joyeux «hi» au lieu de «bonjour» en passant devant les caméras, en faisant son entrée dans le stade, je ne serai pas outré. Je n'aurai pas l'impression d'être moins bien représenté.

Le Canada ne sera pas moins fier d'elle si elle parvient à monter une fois de plus sur le podium.

•••

Les Jeux olympiques, c'est comme tout le reste. On parle beaucoup des grosses vedettes. Dans l'ombre, on oublie parfois des athlètes méconnus qui vivent des situations difficiles.

Triste, cette histoire de la joueuse de tennis Gabriela Dabrowski, qui a été déterrée par nos amis de Postmedia plus tôt cette semaine.

Originaire d'Ottawa, Mme Dabrowski est une spécialiste du double. Quarante-quatrième raquette mondiale, elle doit faire équipe avec Eugenie Bouchard à Rio.

Si Mme Bouchard choisit d'y aller. Bien entendu.

La belle hésite. Elle dit craindre Zika.

Si jamais «Genie» décide de ne faire une croix sur Rio, sa partenaire pourrait être exclue par défaut. Le Canada, écrit-on, ne pourrait pas lui fournir une nouvelle partenaire capable de satisfaire aux exigences du Comité international olympique.

Ce serait franchement dommage.

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