Le piston doré

S'il continue à travailler de la sorte, le... (Jason Franson, Archives PC)

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S'il continue à travailler de la sorte, le quart-arrière Trevor Harris ne sera pas facile à déloger.

Jason Franson, Archives PC

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CHRONIQUE / Chaque famille, ou presque, a son tabou. Dans tous les partys de Noël, dans les châteaux comme dans les bungalows, il y a un sujet qu'on évite d'aborder.

Au sein de la #RNation d'Ottawa, cet été, ce sujet en question est assez facile à identifier.

Chaque fois qu'un confrère ose parler de la lutte qui se dessine pour le poste de quart-arrière numéro un chez le Rouge et Noir, on assiste à une mini levée de bouclier sur les réseaux sociaux. On demande au journaliste de se taire immédiatement. On l'accuse de se mettre à chercher des poux là où il n'y en a pas.

C'est drôle.

C'est comme si, après quatre décennies de quasi totale futilité, on a du mal à se faire au succès.

C'est comme si certains fans ne croient pas réellement que leurs favoris sont à leur place au sommet du classement général.

À vous lire, je comprends que vous avez peur qu'au premier petit accroc, le château de cartes s'effondre.

Deux petites nouvelles pour vous.

D'abord, le Rouge et Noir ne s'effondrera pas. Je n'irais pas jusqu'à vous promettre un défilé de la coupe Grey dans la dernière semaine du mois de novembre.

Après avoir vu cette équipe affronter les quatre premières parties de la saison, se réinventer après avoir perdu de gros morceaux en défensive, je me sens à l'aise de prédire une deuxième participation au tournoi éliminatoire. Une fois rendu là, tout peut arriver.

L'autre affaire, c'est que nous pouvons faire semblant de rien pendant encore un bout de temps. Cela ne nous permettra pas d'éviter le problème. Un jour ou l'autre, il faudra l'aborder de front.

Il faudra se rendre à l'évidence. S'il continue à travailler de la sorte, Trevor Harris ne sera pas facile à déloger. Aussi bien dire que ce sera mission impossible.

Je pense tout le bien du monde de Burris. Sans lui, le Rouge et Noir n'aurait pas décollé aussi facilement, aussi rapidement. Un jour, dans un avenir pas trop éloigné, on pourra sérieusement discuter du retrait de son chandail numéro 1.

Si Burris a été très bon l'an dernier, Harris nous paraît encore supérieur. Sa capacité à compléter les longues passes lui permet de se distinguer. On s'émerveille devant son taux de passes complétées. On se demande combien de temps il pourra continuer à rejoindre sa cible quatre fois sur cinq.

Moi, c'est plutôt les 11,7 verges gagnées par passe complétée qui m'impressionnent. C'est comme si l'équipe complétait un premier jeu chaque fois qu'il s'aventure à lancer le ballon.

Cette capacité à compléter le gros jeu pousse automatiquement l'adversaire à jouer de façon prudente. On respecte Harris. On redoute carrément sa cible favorite Chris Williams. On surcharge donc le champ arrière. Cela permet aux porteurs de ballon de respirer plus librement sur le terrain. Ça permet, en retour, à l'attaque au sol de fonctionner.

Mardi, lors de son dernier contact avec les médias, mardi, Harris a cherché à minimiser son impact. Il dit être un simple «piston du moteur».

Un piston en or massif, ça s'est déjà vu?

***

J'ai passé une bonne partie de mon mercredi à la Place TD. Je peux confirmer ce qu'écrivait le collègue Martin Comtois samedi dernier. Rien dans le stade ne nous rappelle que six matches du tournoi olympique de soccer y ont été disputés en 1976.

Martin a visé dans le mille. «La nouvelle génération l'ignore. Les plus vieux, eux, l'ont oublié.»

Depuis plus de 20 ans, je m'intéresse à presque tout ce qui se passe sur la scène sportive régionale. J'ignorais jusqu'à tout récemment qu'Ottawa était une ville olympique.

Nos amis du Ottawa Sports & Entertainment Group sont sûrement à l'écoute. Je sais, d'expérience, qu'ils sont ouverts aux suggestions.

Une petite plaque commémorative, placée quelque part à l'entrée du stade, constituerait selon moi un bel investissement.

L'idéal aurait été de profiter du 40e anniversaire des Jeux de Montréal pour procéder à son dévoilement. Je comprends qu'il est un peu tard pour ça.

Sinon, ça pourrait nous donner une belle occasion de lancer la quatrième saison du Fury, en plein coeur des célébrations d'Ottawa 2017...

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