Bon sang ne saurait mentir

Les fils d'anciens joueurs de la Ligue nationale... (PHOTO Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Les fils d'anciens joueurs de la Ligue nationale de hockey, comme Logan Brown, se présentent souvent mieux préparés devant les équipes qui les ont repêchés.

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CHRONIQUE / Logan Brown est né à Raleigh, en Caroline du Nord, en mars 1998. Son père, Jeff, était sur le point de conclure sa 12e - et dernière - saison dans la Ligue nationale de hockey.

Christian Wolanin a vu le jour à Québec, en 1995, au beau milieu de la tempête entourant le déménagement des Nordiques. Son paternel, Craig, a remporté la coupe Stanley un an plus tard au Colorado. Il a mis un terme à sa carrière en 1998.

Jonathan Dahlén est un peu plus chanceux. Il avait commencé l'école lorsque son héros d'enfance a cessé de jouer. Il était âgé de six ans lorsque papa Ulf a donné ses derniers coups de patin chez les Stars de Dallas.

À défaut d'avoir vu leurs pères briller, ces trois jeunes hommes ont grandi dans un environnement où il était constamment question de hockey.

Ils se sont retrouvés à Ottawa, la semaine dernière. Ils ont tous les trois participé au camp de perfectionnement estival des Sénateurs.

La capitale canadienne ne fait pas bande à part. Un peu partout, dans les villes du circuit Bettman, émergent cet été des fils de hockeyeurs qui ont brillé dans la terne LNH des années 1990.

Le directeur général des Sabres de Buffalo, Tim Murray, est catégorique. Dans le sport, répète souvent le Québécois du Pontiac, la génétique fait pratiquement foi de tout.

Ce ne sont pas des paroles en l'air. En première ronde, à la fin du mois de juin, il a choisi Alexander Nylander. Il s'agit du fils de Michael, un jeune retraité du sport qui a disputé 920 matches dans la LNH entre 1993 et 2009.

Nylander n'était même pas le premier membre d'une famille de hockey à entendre son nom résonner dans le First Niagara Center durant cette soirée. Matthew Tkachuk, fils de l'ancien attaquant en puissance Keith Tkachuk, avait été réclamé par les Flames de Calgary, deux échelons plus tôt.

Le directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee, est d'avis que les fils d'anciens hockeyeurs débarquent souvent mieux préparés. « Ce n'est pas une science absolue, intervient-il. Nous avons déjà vu des gars qui avaient du mal à composer avec la pression supplémentaire provenant de leur famille. Mais ça ne semble pas poser de problèmes aux deux joueurs que nous venons de repêcher. Eux, au contraire, sont arrivés bien préparés », affirmait-il, lundi.

Dahlén, a passé une partie de sa jeunesse en Suède. Jeune adolescent, il a souvent pu accompagner son père au travail. Ulf dirigeait alors les Indians de Frölunda, un club professionnel de première division.

Là-bas, il a pu côtoyer un certain Erik Karlsson.

« J'ai appris un tas de choses durant ma jeunesse, sans même m'en apercevoir », confie le jeune attaquant.

« Quand je suivais mon père à l'aréna, je ne pensais pas vraiment à mon avenir. Je ne cherchais qu'à m'amuser. Mais j'ai quand même appris des trucs, dans les gradins, à regarder toutes ces séances d'entraînement. Aujourd'hui, quand mes entraîneurs me donnent des conseils, j'ai parfois l'impression de ré-entendre mon père. »

Logan Brown, choisi au 15e rang par les Sénateurs, a également su tirer avantage de sa situation familiale.

« La plupart des amis de mon père sont des anciens joueurs de la LNH. Toute ma vie, j'ai baigné dans le hockey. Tout ce que j'ai appris, je le dois à mon père. Je ne serais pas ici sans lui », croit le centre de six pieds, cinq pouces.

Un différend ? Quel différend ?

David Perron aurait bien aimé obtenir la chance de jouer quelques saisons à Montréal. La possibilité de rentrer à Saint-Louis, ville dans laquelle il a entamé sa carrière, l'attirait encore davantage. Au moment de signer un nouveau contrat avec les Blues, l'ailier sherbrookois était surtout heureux de remettre certains pendules à l'heure. Ken Hitchcock a fait pression auprès de son directeur général pour qu'on le rapatrie. Dans les médias, on disait souvent que de profonds différends avec « Hitch » avaient contribué à chasser Perron de Saint-Louis. « Il y a eu des confrontations. C'est dans sa nature. Comme entraîneur, il aime bien pousser ses joueurs à la limite, a expliqué le joueur au quotidien Post-Dispatch. Toutefois, mon retour ici prouve à quel point certaines histoires étaient exagérées. »

Renouer avec « JT »

Pierre-Alexandre Parenteau était bien disposé à retourner chez les Maple Leafs de Toronto. Toutefois, lorsque les Islanders de New York lui ont tendu un contrat, il n'a pas été capable de refuser. À Brooklyn, le vétéran de 33 ans retrouvera une formation qui a pris part aux séries éliminatoires dans trois des quatre dernières saisons. Il renouera surtout avec John Tavares, le centre auprès de qui il a connu ses deux saisons les plus productives dans la LNH. « Jack Capuano nous avait jumelés à son arrivée dès ma première année et nous avions très rapidement développé une complicité », a confié l'ailier québécois à Newsday. Se greffer aux Islanders, de nos jours, comporte certains défis. Les joueurs, par exemple, se plaignent des longs déplacements pour se rendre au nouveau domicile de l'équipe, le Barclays Center.

Demers au coeur de la reconstruction

Les Panthers de la Floride forment assurément l'équipe la plus difficile à suivre depuis le début de la saison morte. Ils se sont débarrassés, sans cérémonie, de la moitié de la brigade défensive de la dernière saison. Ils ont échangé Erik Gudbranson et Dmitry Kulikov, avant de sacrifier Brian Campbell au marché des joueurs autonomes. Malgré tout, Jason Demers s'est dit « confiant de se greffer à une formation qui s'en va dans la bonne direction » au moment de parapher un contrat de cinq ans avec eux. « La clé sera de trouver un bon système de jeu très rapidement », de dire celui qui a joué 423 matches dans la LNH depuis 2009.

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