Tant de chemin parcouru

Francis Perron était à une victoire de connaître... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Francis Perron était à une victoire de connaître une saison parfaite avec les Huskies de Rouyn-Noranda, l'an dernier. Il a tout de même récolté le titre de joueur le plus utile dans la LHJMQ.

Etienne Ranger, LeDroit

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CHRONIQUE/ Ils pourront bien dire ce qu'ils voudront. Ils peuvent affirmer aujourd'hui qu'ils ont toujours adoré Francis Perron. S'ils ont le goût de pousser la note, ils pourront même tenter de nous convaincre que sa progression suit la courbe qu'ils avaient dessinée pour lui.

Vous aurez le droit de les croire.

Moi, je vais continuer de penser que ce frêle attaquant originaire de la banlieue montréalaise est probablement l'espoir qui a le plus gravi d'échelons dans l'organigramme des Sénateurs au cours de la dernière année.

S'il n'avait pas permis aux Huskies de Rouyn-Noranda de connaître la plus glorieuse saison de leur histoire, Dieu sait où il se serait retrouvé. Il ne passerait probablement pas la semaine à Kanata, à participer au camp de perfectionnement estival des Sénateurs, en tous cas.

« Je suis certainement un meilleur joueur qu'à pareille date l'an dernier », m'a-t-il confié d'emblée, mercredi.

À l'été 2015, la direction des Sénateurs se faisait prudente lorsqu'il était question de Perron. Elle distribuait les compliments au compte-gouttes.

Il produit, c'est bien. Mais encore doit-il apprendre à produire au moment opportun. Récolter trois points dans une victoire de 6-1, c'est bien. Obtenir une seule mention d'aide dans une victoire de 2-1 en prolongation, c'est encore mieux.

Ici, je paraphrase Randy Lee. Je vous résume, en gros, ce que le directeur général associé disait à son sujet l'an dernier.

Il faut bien connaître Lee pour savoir qu'il ne dit pratiquement jamais de mal à propos de ses petits gars. Une telle sortie de sa part voulait tout dire. Il avait tout à prouver.

À ce moment-là, j'évaluais à 20 % ses chances de signer un contrat avec les Sénateurs avant la date butoir du 1er juin 2016.

J'ai lancé ce chiffre à un vétéran collègue, mercredi après-midi, alors que les espoirs des Sénateurs patinaient au Sensplex. Sans m'en parler, il était arrivé à la même conclusion.

Pour en arriver à parapher un contrat de trois ans, Perron a d'abord remporté un championnat de saison régulière, une Coupe du Président, un titre de joueur le plus utile à son équipe dans la LHJMQ.

Il aurait connu une année parfaite si seulement son équipe avait marqué le but en prolongation lors de la grande finale de la Coupe Mémorial.

•••

Quand je l'ai croisé, à sa sortie de la glace, je lui ai demandé ce qui lui inspirait le plus de fierté quand il repensait à sa dernière année.

- Notre constance, m'a-t-il répondu sans hésitation. Nous n'avons pas eu à surmonter beaucoup d'adversité sur notre chemin, mais nous avons toujours su répondre positivement après chaque contre-performance. Je suis surtout fier de la façon dont nous avons joué de façon constante, en équipe.

- Dans le junior, pour que les ados de 16, 17 et 18 ans jouent de façon constante, encore faut-il que des leaders leur montrent le chemin.

- Ça fait toute la différence. Quand les leaders sont en harmonie avec les entraîneurs, ça fait toute la différence. Dans le passé, j'ai appartenu à des équipes où les capitaines ne parlaient pas toujours de la meilleure façon des entraîneurs. Ce n'est pas toujours idéal...

- Tu dis que les Huskies n'ont pas eu à surmonter beaucoup d'épreuves... Ça n'a pas nécessairement été ton cas. Toi, tu t'es retrouvé dans une situation où tu avais beaucoup à prouver en peu de temps.

- Il y en a eu de l'adversité. Oui, j'avais de la pression. J'avais à prouver que je méritais un contrat. Je l'ai fait.

- Les Sénateurs ont parfois été sévères envers toi durant les deux dernières années.

- Ils savaient que je pouvais devenir un meilleur joueur. Ils ont vu le potentiel. C'était leur façon de me faire pousser le plus que je pouvais. Mon camp d'entraînement de l'an dernier a été couci-couça. Cette année, je veux vraiment prouver que je peux faire mieux.

J'avais vraiment une dernière question à lui poser.

- La pilule, elle passe ?

- Ça va toujours être dur. Perdre en prolongation, en finale de la Coupe Mémorial... Ça ne sera jamais complètement réglé. Mais bon. Me voici rendu à une nouvelle étape. J'essaie de ne plus trop y penser.

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