La semaine de Stamkos

Steven Stamkos... (ARCHIVES LE DROIT)

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Steven Stamkos

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CHRONIQUE / La semaine qui débute sera clairement celle de Steven Stamkos. Pour cause. Le centre de 26 ans pourrait fort bien devenir le meilleur joueur à devenir joueur autonome sans compensation dans l'ère du plafond salarial.

Les dirigeants du Lightning de Tampa Bay, qui tentent de le retenir avec une généreuse offre de huit ou neuf ans, doivent trouver le temps long.

Les autres formations, qui ont le droit de converser avec son agent, rivalisent d'audace pour le séduire. 

Coincé entre les deux, le joueur vedette vit dans l'incertitude.

« Je lui ai parlé à quelques reprises et je peux vous dire que ce n'est pas facile », confiait récemment son coéquipier et ami Ben Bishop.

« Quelqu'un m'a déjà dit que le hockey est un sport rude, mais que ça brasse encore plus chez les hommes qui gèrent le business du hockey. C'est bien vrai. Parfois, quand les gestionnaires commencent à parler de contrats, ça peut devenir très laid », indique le gardien. Le Lightning a signé 142 victoires en saison régulière au cours des trois dernières saisons. Il a remporté le trophée Prince-de-Galles en 2015 et s'est incliné en Finale d'Association un an plus tard. Selon Bishop, rien de cela n'aurait été possible sans Stamkos.

« Il peut vraiment tout faire, maintient-il. Je ne connais pas beaucoup de joueurs qui sont capables de rivaliser avec lui au niveau de la vitesse. Son principal atout réside toutefois dans la précision de ses tirs. Même s'il n'est pas particulièrement puissant, il parvient toujours à placer la rondelle exactement là où il veut. Ça le rend très dangereux. »

« Je ne crois pas que les gens réalisent à quel point Stammer est robuste. Il est capable de se tenir debout quand ça brasse. Il est un vrai leader. Il a été notre capitaine au cours des 18 derniers mois. Vous avez tous vu à quel point notre équipe a connu du succès avec lui. Et le pire, dans toute cette affaire, c'est qu'il est vraiment jeune. L'équipe qui l'embauchera fera une bonne affaire, parce qu'il va continuer à s'améliorer en accumulant de l'expérience. »

Bishop souhaite bien entendu que Stamkos reste à Tampa. Le problème, c'est qu'il pourrait lui-même quitter la Floride dans les prochains mois. Il rentre de Las Vegas, où il a participé au gala des trophées individuels de la LNH. Là-bas, on lui a souvent parlé du club d'expansion qui va s'installer dans le désert. Dans un an, à l'approche du repêchage intra-ligue, le Lightning ne pourra protéger qu'un gardien. Ses dirigeants choisiront-ils Bishop, le fiable - mais coûteux - jeune vétéran ? Miseront-ils plutôt sur l'avenir avec le Russe Andreï Vasilevskiy ?

« Je suis content de ne pas avoir à prendre cette décision », répond celui qui vient de terminer au deuxième rang du scrutin du trophée Vézina.

Bishop doit forcément commencer à croire qu'il se retrouve toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. On dit toujours qu'un gardien d'élite, dans le hockey d'aujourd'hui, ça n'a pas de prix. Il paraît qu'il faut en prendre soin. Or, un gaillard de six pieds et sept pouces qui n'a jamais connu une seule mauvaise saison se retrouve dans une situation où il pourrait être largué par un troisième club avant d'avoir 30 ans.

« C'est un drôle de point de vue. Je n'avais pas vu ça de même , avoue-t-il. Je ne veux pas jouer à la victime. Je me dis au pire que les gars qui aboutiront à Vegas ne seront pas malheureux. »

Trente-et-un ans d'attente !

Rogatien Vachon devant le filet du Canadien.... (Archives, La Presse) - image 3.0

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Rogatien Vachon devant le filet du Canadien.

Archives, La Presse

 

Quelle belle histoire que celle de Rogatien Vachon, qui fera son entrée au Temple de la renommée du hockey à sa 31e année d'éligibilité. 

Au collègue Pierre Lebrun, du réseau ESPN, l'ancien gardien de 70 ans s'est dit « incroyablement surpris » d'avoir reçu l'appel du Temple, lundi. Certains diront que Vachon profite d'une « année faible » pour se faufiler parmi les immortels. 

Reste qu'avec ses 795 matches en carrière, ses trois bagues de la coupe Stanley et sa conquête de la coupe Canada, il n'a pas à rougir de son parcours. 

En espérant que d'autres excellents hockeyeurs québécois longtemps ignorés obtiennent un jour leur chance. On pense notamment à Kevin Lowe, qui a joué un rôle crucial, mais effacé, au sein d'une des plus grandes dynasties de l'histoire.

Perron vise la stabilité

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David Perron

Archives, Associated Press

David Perron doit avoir hâte à vendredi. 

Après avoir porté quatre différents maillots au cours des quatre dernières années, l'ailier sherbrookois pourra tester le marché des joueurs autonomes sans compensation pour la toute première fois. 

Il sera alors en position de négocier un pacte à long terme qui pourrait lui apporterait un brin de stabilité. 

Les performances de cet ancien choix de première ronde n'ont pas toujours été à la hauteur, mais ses 20 points amassés en 28 matches chez les Ducks d'Anaheim l'hiver dernier nous laissent croire qu'il a encore de belles années devant lui.

Jason Demers et Pierre-Alexandre Parenteau seront aussi à la recherche de nouvelles ententes lors de l'ouverture de la chasse aux joueurs autonomes.

Deslauriers se réjouit

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Nicolas Deslauriers

Archives, La Presse

Avec tout ce qui s'est passé à Buffalo dans la dernière semaine, la mise sous contrat de Nicolas Deslauriers est passée complètement inaperçue. 

Le joueur de Ville LaSalle a pourtant signé un contrat de deux ans d'une valeur de 1,55 million $US. Il s'agit surtout d'un contrat à sens unique, qui lui assurera de participer à la reconstruction des Sabres jusqu'en 2019. 

L'hiver dernier, alors qu'il faisait son boulot de façon honnête dans le quatrième trio, l'ancien des Huskies de Rouyn-Noranda et des Olympiques de Gatineau avait parfois des doutes. Il se demandait s'il faisait bel et bien partie des plans de l'organisation. 

Or, le directeur général Tim Murray affectionne particulièrement les plombiers qui, comme lui, ne craignent pas le jeu robuste.

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