Sanscartier ou l'obsession du détail

Érigé au coût de 33 millions $ aux côtés... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

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Érigé au coût de 33 millions $ aux côtés de la polyvalente Nicolas-Gatineau, le Complexe Branchaud-Brière a été inauguré il y a près de trois ans. Les installations dont bénéficient l'Intrépide midget AAA font l'envie de bon nombre d'équipes de hockey de la province et d'ailleurs.

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

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CHRONIQUE/ C'est vrai qu'on ne sait pas encore grand-chose du futur complexe sportif qui servira de domicile aux Olympiques. C'est vrai qu'à peu près tout demeure à négocier et que les prochains mois nous réservent sans doute bien des surprises. Elles ne seront forcément pas toutes agréables.

En choisissant de s'associer à Vision Multisports Outaouais (VMSO), le conseil municipal a quand même pris une décision très importante. J'oserais même écrire que cette décision a un petit quelque chose de rassurant pour les contribuables.

Si jamais la bande d'Alain Sanscartier mène son projet à terme, je suis convaincu d'une chose. Le club le plus titré de l'histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec déménagera dans un amphithéâtre de très haute qualité.

Les joueurs, les entraîneurs, les officiels et les parents de hockey mineur savent sans doute de quoi je parle.

Les autres gagneraient sans doute à faire une petite balade sur le boulevard Labrosse.

Quand j'écoutais jeudi les élus gatinois répéter que « VMSO est un organisme qui a fait ses preuves », je devine que plusieurs d'entre eux ont déjà visité le Complexe Branchaud-Brière (CBB), adjacent à l'école secondaire Nicolas-Gatineau.

M. Sanscartier n'est pas un ami, mais j'ai la chance d'assez bien le connaître dans un contexte professionnel. Je le côtoie depuis quelques années sur la galerie de la presse du Centre Canadian Tire, où il agit à temps perdu comme analyste lors des matches des Sénateurs à la radio.

Dans les cinq ou six années qui ont précédé la construction du CBB, il était extrêmement difficile de discuter avec lui. Il trouvait toujours une façon de tout ramener vers « son » aréna. Tout devenait prétexte à discuter de plans, devis et matériaux. Tout y passait. Je me souviens entre autres d'un interminable laïus portant sur les matériaux et la couleur des tiges de métal devant retenir ensemble les différents pans de la baie vitrée.

Je l'ai écouté jusqu'à la fin. Son obsession pour chaque petit détail me fascinait. Et me fascine toujours.

Aujourd'hui, grâce à ce trait de personnalité, l'Intrépide de Gatineau évolue dans un complexe qui fait l'envie de toutes les équipes de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Le vestiaire où les joueurs se réunissent chaque jour les joueurs est digne d'un club de la LNH. Le bureau des entraîneurs est quatre fois plus spacieux que le placard à balais dans lequel Pat Burns, Alain Vigneault, Claude Julien et Benoît Groulx ont occupé au Centre Robert-Guertin.

Je ne suis pas le seul à croire que tout cela est important.

La conseillère hulloise Denise Laferrière a trouvé le temps d'en glisser un mot, jeudi, lors de la rencontre extraordinaire du conseil municipal.

« On devra bientôt se demander si on veut construire une boîte carrée ou si on veut construire quelque chose de joli. Il y a quelque chose d'identitaire là-dedans. Cet aréna devra être un endroit que les gens connaissent et un endroit qu'ils apprécient. »

Je suis d'accord sur toute la ligne. J'ajouterais même qu'après toutes ces années d'attente et de loyauté envers les Olympiques de Gatineau, les fans méritent d'avoir un building dont ils pourront être fiers.

•••

Quand Alain Sanscartier et ses complices Robert Racicot et Alain Brisson ont décidé de lancer le projet du Complexe Branchaud-Brière, il y a environ 10 ans, leur objectif était bien évident. Après avoir investi des années à travailler dans le développement du hockey mineur en région, ils cherchaient à laisser un héritage durable, concret.

Ils voulaient aussi trouver un domicile permanent pour leurs joueurs. VMSO est depuis longtemps associé à l'Intrépide ainsi qu'au programme sport-études de Nicolas-Gatineau.

Le lien entre l'organisme et les Olympiques n'est pas aussi clairement défini. Mais il existe. Du moins, c'est ce que j'ai pu comprendre lorsque j'ai brièvement discuté avec M. Sanscartier au téléphone en après-midi.

« Si l'avenir incertain de cette organisation n'avait pas touché une corde sensible chez nous, nous n'aurions pas sauté à pieds joints dans cette aventure », m'a-t-il juré.

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