Gudbranson perdu dans la brousse

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Les Canucks auraient promis des responsabilités importantes à l'arrière Erik Gudbranson après avoir procédé à son acquisition en mai.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Dans le monde très lisse, voire homogène de la Ligue nationale de hockey, Erik Gudbranson parvient sans trop de difficultés à se démarquer.

Exemple. À la fin de la saison, quand ils ont besoin de vacances, les jeunes joueurs ont l'habitude de se réfugier dans des destinations peu originales. Ils s'envolent vers Las Vegas, s'échouent sur les plages des Caraïbes, vont faire la fête à Ibiza...

Gudbranson, le défenseur franco-ontarien de 24 ans, a plutôt choisi ce printemps d'explorer quelques pays du continent africain.

Ça lui a bien causé quelques complications.

À la fin du mois de mai, quand les dirigeants des Panthers de la Floride l'ont échangé aux Canucks de Vancouver, un peu tout le monde cherchait à le contacter. Son téléphone débordait de textos, de courriels et de messages vocaux.

Il était bien loin de tous ses tracas. «J'étais perdu sur un bateau, quelque part sur une rivière, au Botswana. Je n'avais pas accès à un réseau wifi. J'ai donc été le dernier informé. J'ai appris que j'avais été impliqué dans une transaction une journée et demi plus tard.»

Si cette anecdote l'amuse, Gudbranson retrouve vite son sérieux quand on lui demande d'analyser le troc.

Il est bien conscient que les Canucks ont payé le gros prix pour obtenir ses services. Ils ont d'abord sacrifié deux choix de repêchage -- dont un très précieux choix de début de deuxième ronde en 2016.

Ils ont aussi -- et surtout -- laissé partir l'espoir Jared McCann.

On dit de McCann qu'il est capricieux et qu'il se comporte parfois comme une vedette individualiste.

Il possède néanmoins le talent nécessaire pour devenir une grande vedette. Il n'y a pas si longtemps, pour bien le «vendre» à leurs partisans, les dirigeants à Vancouver disaient de lui qu'il avait un sens du jeu comparable à celui de Joe Sakic...

Tout ceci, donc, pour un défenseur à caractère résolument défensif, qui n'a jamais inscrit plus de 13 points dans une saison en Floride.

«Les joueurs comme moi ont une certaine valeur», argue Gudbranson.

«Des gens pensent que je ne suis pas capable de briller offensivement. Moi, je réponds que je n'aurais pas été repêché aussitôt si je n'avais pas un minimum d'habiletés en contrôle de rondelle», enchaîne-t-il.

En 2010, les Panthers l'ont réclamé au troisième rang du repêchage. Cet été-là, il est grimpé sur l'estrade après Taylor Hall et Tyler Seguin, mais avant Ryan Johansen et Vladimir Tarasenko.

Sans vraiment critiquer ses anciens patrons, Gudbranson semble croire qu'on lui offrira une meilleure opportunité de s'exprimer offensivement chez les Canucks. Quand le directeur général Jim Benning a fini par le rejoindre, profitant d'un réseau sans fil fiable au Zimbabwe, il lui aurait promis des responsabilités importantes.

«Le système des Canucks va m'aider. Il y aura toujours de la place pour des gars comme moi qui sont forts, qui sont robustes, qui sont responsables défensivement.»

En attendant de repartir vers la Colombie-Britannique, la semaine prochaine, Gudbranson profite de quelques journées chez lui, dans la région d'Ottawa.

Tous les membres de sa famille sont impliqués de près ou de loin dans l'organisation de son troisième tournoi de golf de bienfaisance. L'événement sera présenté ce mardi, au club The Marshes.

Lemieux silencieux

Le propriétaire et ex-vedette des Penguins de Pittsburgh,... (Marcio Jose Sanchez, Associated Press) - image 3.0

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Le propriétaire et ex-vedette des Penguins de Pittsburgh, Mario Lemieux, a célébré avec les joueurs, dimanche, sur la glace du SAP Center de San Jose.

Marcio Jose Sanchez, Associated Press

Mario Lemieux a soulevé la coupe Stanley pour la quatrième fois, dimanche soir. S'agira-t-il de son dernier championnat? «Je n'ai pas de commentaires à faire là-dessus», a indiqué le propriétaire des Penguins. Au début de la finale, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a déclaré qu'il n'était pas au fait de rumeurs quant à une vente possible à Pittsburgh. Lemieux s'est porté acquéreur des Penguins en 1999. À l'époque, il avait déboursé 107 millions $US. Selon le plus récent classement du magazine Forbes, la franchise vaudrait désormais plus de 560 millions $US. «Mon associé Ron Burkle et moi sommes toujours les propriétaires et nous sommes très heureux de l'être», s'est contenté de répondre Lemieux à un reporter du quotidien Tribune-Review alors que ses employés faisaient la fête à San Jose.

La seule récompense qui compte

Sidney Crosby et Kristopher Letang comprennent aujourd'hui un... (Bruce Bennett, Associated Press) - image 5.0

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Sidney Crosby et Kristopher Letang comprennent aujourd'hui un peu mieux ce que représente une victoire en finale de la Coupe Stanley.

Bruce Bennett, Associated Press

Peut-on trouver une vedette dans la LNH qui a connu un printemps plus éprouvant, au niveau de l'ego, que Kristopher Letang? Malgré le grand rôle qu'il a joué dans les succès des Penguins, il a été boudé par les journalistes dans le scrutin du trophée Norris. Plus tard, il n'a même pas été retenu parmi les meilleurs défenseurs de son pays pour le tournoi de la Coupe du monde. Tout cela semblait bien secondaire, dimanche, lorsque le défenseur par excellence des séries 2016 célébrait sur la patinoire du SAP Center avec sa femme et son fils. Aux reporters qui étaient en Californie, il a expliqué qu'il comprend mieux la valeur de la coupe Stanley. «Je l'ai gagnée à ma deuxième saison. Je croyais que ce serait un automatisme. Parce que j'ai été obligé d'attendre sept ans avant de la remporter à nouveau, je réalise maintenant à quel point c'est un exploit», a-t-il déclaré.

Bergeron favori pour le Selke

Parce que «saison morte» est une expression bien relative dans le hockey d'aujourd'hui, les joueurs et les dirigeants de la LNH convergeront vers Las Vegas dans la prochaine semaine. Les Québécois ne seront pas très nombreux, cette année, au gala de fin de saison. Deux d'entre-eux, Patrice Bergeron et Pascal Dupuis, pourraient cependant repartir avec de beaux gros trophées argentés. Bergeron aura même la chance de faire l'histoire. On parle peu du très peu sexy trophée Frank-Selke, qui est remis à l'attaquant à caractère défensif par excellence. Le pilier des Bruins de Boston pourrait quand même le remporter pour une quatrième fois. L'éternel Bob Gainey fut le seul autre joueur à y graver son nom à quatre occasions.

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