Des postes rares... et précieux

L'entraîneur des gardiens Pierre Groulx, en 2013, à... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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L'entraîneur des gardiens Pierre Groulx, en 2013, à l'époque où il conseillait Carey Price devant le filet du Canadien.

Bernard Brault, Archives La Presse

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CHRONIQUE / Les postes vacants ne sont pas très nombreux dans le monde du coaching ce printemps. Depuis la fin de la saison régulière, seulement quatre des 30 équipes de la LNH ont décidé de se donner un nouvel entraîneur-chef.

Ce n'est guère plus rose pour les hommes de hockey qui sont à la recherche d'un poste d'adjoint dans la meilleure ligue au monde. Et on ne parle même pas des spécialistes, pour qui il n'est jamais vraiment facile de se trouver du travail.

À Ottawa, Guy Boucher cherche à se former une petite équipe pour l'aider à diriger les Sénateurs. Il aurait rencontré quelques candidats au poste d'entraîneur des gardiens, dernièrement.

Pierre Groulx figurerait parmi les finalistes. Cela semble parfaitement logique.

Au Québec, on se souvient surtout de Groulx pour ses années passées à conseiller Carey Price.

Toutefois, avant de travailler à Montréal, le jeune homme franco-ontarien a fait ses classes chez les Panthers de la Floride. Là-bas, il a travaillé avec un jeune Craig Anderson.

Les deux hommes sont demeurés amis. Anderson dit souvent qu'il n'aurait pas connu une aussi belle carrière s'il n'avait pas croisé Groulx au début de sa carrière.

Parce que le processus suit son cours, Groulx peut difficilement se permettre de commenter.

Au bout du fil, lundi matin, il a quand même reconnu que les opportunités de travailler dans la LNH sont rares.

La compétition, elle, est proportionnellement féroce. Ceux qui sont passés par là peuvent en témoigner.

David Marcoux, par exemple, se plaît bien à travailler depuis 2014 avec les gardiens des Hurricanes de la Caroline. Il apprécie doublement sa place dans la meilleure ligue au monde quand il pense qu'il a passé cinq longues années à chercher sa place un peu partout avant de finalement décrocher ce boulot.

«En 2009, Mike Keenan a perdu son poste d'entraîneur-chef à Calgary. Je travaillais aussi chez les Flames. Tout allait quand même bien. Miikka Kiprusoff demeurait le joueur le plus utile à son équipe. Ça n'a rien changé. Darryl Sutter était le directeur général. Il a décidé de faire table rase. Nous y avons tous goûté.»

À ce moment-là, Marcoux était loin de se douter qu'il serait aussi difficile pour lui de se dénicher un nouveau poste. «J'ai passé plusieurs entrevues. Au fil des ans, j'ai discuté avec de nombreuses organisations. Le fit n'était jamais parfait. Le timing n'était jamais idéal. Généralement, les gens que je rencontrais préféraient embaucher des gens qu'ils connaissaient bien, avec qui ils avaient travaillé dans le passé.»

«Je ne peux pas me plaindre. Moi, c'est un ami, Bill Peters, qui m'a permis de refaire surface en Caroline.»

Parce que le marché de l'emploi est si difficile, les entraîneurs spécialisés dans le monde du hockey professionnels sont nombreux à diversifier leurs sources de revenus. Pierre Groulx, tout comme David Marcoux, a tôt fait de comprendre cela. Les deux hommes dirigent des écoles estivales de hockey destinées aux gardiens.

«Quand je repense à toutes ces années, je suis tellement content de ne pas avoir complètement abandonné mon école. J'avais diminué mes activités dans certaines régions, mais j'étais demeuré très actif à Calgary, où mes services étaient très populaires. Mon école de hockey fut ma bouée de sauvetage.»

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Presque une coïncidence

Bobby Ryan est un jeune homme bien de son temps. Il partage plusieurs des moments les plus importants de sa vie avec ses milliers d'abonnés dans les réseaux sociaux.

Cette semaine, par exemple, il s'est souvent branché sur Twitter pour parler de la naissance de son premier enfant. La petite Riley-Ann a vu le jour le matin du 6 juin à 11h34.

Au départ, on a cru qu'il s'agissait d'une énorme coïncidence. Depuis trois ans, Ryan porte le numéro 6 à Ottawa. Voilà que sa fillette voit le jour le sixième jour du sixième mois. Sauf que Ryan s'apprêterait à délaisser le numéro 6. Selon des ouï-dire, il reviendra la saison prochaine au numéro 9, qu'il avait sur le dos lors de ses meilleures années dans la LNH, chez les Ducks d'Anaheim.

Ça sent bon pour Parenteau

À l'approche de la date limite des transactions, les Maple Leafs de Toronto ont bien essayé d'échanger Pierre-Alexandre Parenteau. Ils n'ont pas réussi.

Trois mois plus tard, la direction aurait changé d'avis. Elle aurait même approché son agent dans le but de lui offrir un nouveau contrat. «Nous avons eu des discussions préliminaires», a confié l'agent Allan Walsh à Sportsnet. La direction des Leafs ne serait pas pressée, au point où Walsh s'attend à ce que Parenteau soit fixé juste avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet.

En inscrivant 41 points, la saison dernière, l'ailier trentenaire a été le deuxième meilleur marqueur des Leafs.

Lucic dans l'Ouest (canadien)?

Évidemment qu'il reste du temps. Les Kings de Los Angeles ont encore trois semaines pour s'entendre avec Milan Lucic. Le scénario qui se dessine n'est tout de même pas optimal.

Il n'est jamais facile pour une formation de convaincre un joueur d'impact de rester alors qu'il commence à entendre son nom dans les rumeurs. On dit que des équipes de l'Ouest canadien se dépêcheraient de lui soumettre une offre s'il devait disponible, le 1er juillet prochain.

À 27 ans, on ne serait pas surpris de voir Lucic se rapprocher de sa Colombie-Britannique natale.

Le hockey loin derrière le basket

Les amateurs de sports de la grande région de San Francisco vivent des moments exaltants. Le club local de la LNH et celui de la NBA participent, en même temps, à la grande finale de leur ligue respective.

Selon ce qui est permis de constater, les Warriors de Golden State sont bien plus populaire chez eux que les Sharks de San Jose. Les cotes d'écoute locales des matches de la demi-finale de la NBA étaient déjà supérieures à celles qui sont enregistrées depuis le début de la finale de la Coupe Stanley.

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