Pas d'intouchables à New York

L'entraîneur-chef des Rangers de New York, le Gatinois... (Martin Roy, LeDroit)

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L'entraîneur-chef des Rangers de New York, le Gatinois Alain Vigneault, rentre tout juste de Palm Springs. Là-bas, il a participé aux rencontres d'évaluation de fin de saison en compagnie de tout l'état-major de l'organisation.

Martin Roy, LeDroit

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CHRONIQUE / Le visage des Rangers de New York pourrait changer cet été.

C'est l'abrasif chroniqueur Larry Brooks qui en a fait l'annonce la semaine dernière dans les pages sportives du New York Post. Dans un de ses papiers, il a proclamé que les Blueshirts sont sur le point de plonger tête première dans une phase de reconstruction.

L'ennui avec Brooks, c'est qu'avec lui, il faut parfois en prendre et en laisser.

Alain Vigneault vient cependant de lui donner - partiellement - raison.

L'entraîneur-chef rentre tout juste de Palm Springs. Là-bas, il a participé aux rencontres d'évaluation de fin de saison en compagnie de tout l'état-major de l'organisation. Il convient qu'il y a comme un parfum de changement dans l'air. «On est rendus au point où il n'y a probablement pas d'intouchables au sein de notre formation», affirme-t-il.

«Dans les cinq dernières années, le noyau de notre formation n'a pratiquement pas changé. Moi-même, ça fait trois ans que je suis là. Avec les gestionnaires, nous cherchons des façons d'emmener un peu de sang neuf, un peu d'énergie nouvelle...»

Vigneault apporte cependant un bémol. Contrairement à ce que certains pourraient écrire, il n'est pas question pour son équipe de faire complètement table rase.

«On sait tous que dans la LNH, à l'époque du plafond salarial, il est très difficile de conclure des transactions. Il n'y en a pas eu beaucoup à l'échelle de la ligue l'an dernier. Le marché des joueurs autonomes, on le sait, a déjà été plus actif.»

«Il sera néanmoins intéressant de voir de quoi seront faites les prochaines semaines.»

Vigneault et ses patrons voudront quand même agir avec prudence. S'ils cherchent un modèle à calquer, ils n'auront pas à regarder bien loin.

«Dans les cinq dernières années, le noyau de notre formation n'a pratiquement pas changé. Moi-même, ça fait trois ans que je suis là.»

Alain Vigneault
entraîneur-chef des Rangers de New York

Les Penguins de Pittsburgh, qui figurent parmi leurs plus grands rivaux, ont atteint la finale de la Coupe Stanley deux fois d'affilée, en 2008 et 2009. Par la suite, ils ont connu un léger passage à vide. Ils ont atteint les séries chaque année entre 2010 et 2015, mais ils ont franchi la deuxième ronde une seule fois.

Leurs dirigeants ont eu la patience de s'accrocher aux meilleurs éléments, alors que plusieurs sources de l'extérieur leur suggéraient parfois d'effectuer le grand ménage. Aujourd'hui, ils sont récompensés.

«Il faut savoir quels joueurs échanger, acquiesce Vigneault. Ces choses-là ne sont jamais simples. Je regarde les joueurs qui composent le noyau de notre équipe. Ce sont de bonnes personnes. Ce sont des individus qui travaillent fort et qui ont donné beaucoup aux Rangers. Cela dit, nous n'avons pas réussi à remporter la dernière série, la série la plus importante...»

Le cas Girardi

Quelques jours après l'élimination de sa troupe, au moment de dresser un premier bilan des Rangers, Vigneault constatait déjà que le jeu de transition vers l'attaque avait fait défaut durant une bonne partie de l'hiver.

Il se disait que les blessures à certains vétérans avaient sans doute nui.

Le cas de Dan Girardi se veut particulièrement inquiétant. À 32 ans, l'ancienne étoile a connu une saison inférieure aux attentes.

«C'est un guerrier. Toutefois, quand le corps a de la difficulté à suivre en raison de nombreuses blessures, il y a toujours des limites à ce qu'un athlète peut accomplir», dit l'entraîneur, à mi-chemin entre le pessimisme et le réalisme.

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Chiasson bientôt échangé?

Alex Chiasson pourrait bien être le premier hockeyeur québécois à changer d'adresse au cours de la saison morte.

Son agent Kent Hughes a déclaré au Hockey News qu'il s'attendait à ce qu'une transaction soit conclue d'ici le repêchage. «Les Sénateurs et Alex ne vivent pas un mariage parfait», a-t-il dit.

C'est un euphémisme. L'émergence de Mark Stone a vite poussé Chiasson à l'extérieur des deux premiers trios à Ottawa en 2014. Depuis, l'ailier droit n'a jamais cessé de se chercher une nouvelle chaise. Il a marqué trois buts à ses 11 derniers matches en saison régulière.

Fleury, ce bon dude

Parlant de joueurs québécois qui pourraient déménager prochainement... Marc-André Fleury était assis au bout du banc, lundi, quand son équipe des 11 dernières années a entrepris de disputer la finale de la Coupe Stanley.

Au columnist du Pittsburgh Post-Gazette, Trevor Daley a confié que le gardien d'expérience garde le moral. «Il est un coéquipier d'exception. Parce qu'il est un vrai bon dude, de bonnes choses vont lui arriver prochainement. Moi, j'ai toujours cru que de bonnes choses arrivent aux bonnes personnes.»

Il est vrai que, depuis 2005, on ne se souvient pas d'une seule rencontre où il ne souriait pas.

Racicot garde son sifflet

Parmi les officiels qui travailleront durant la finale, on compte un seul Québécois. Le vétéran Pierre Racicot, originaire de Verdun, a été retenu au sein du groupe de quatre juges de lignes qui ont été choisis par la direction de la LNH.

Belle façon pour lui de compléter une année qui fut déjà fort chargée. Il a travaillé dans son 1500e match en saison régulière en janvier.

À l'autre bout du spectre, il faut souligner l'excellente saison que vient de connaître le jeune Francis Charron. L'arbitre originaire de l'Outaouais a terminé son parcours en travaillant durant les finales d'association.

Un rendez-vous hebdomadaire

Vous lisez en ce moment une toute nouvelle chronique destinée à tous les quotidiens de Groupe Capitales Médias.

Dans ce rendez-vous hebdomadaire, on traitera de l'actualité de la Ligue nationale de hockey. Nous porterons une attention toute particulière aux nombreux Québécois qui gravitent autour du meilleur circuit sur la planète.

Pourquoi lancer cette chronique maintenant, alors qu'il reste environ deux semaines à écouler à la saison 2015-2016? Parce que. On est comme ça, nous autres.

À mardi prochain.

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