Stone, ce joueur méconnu

Dans la LNH, Mark Stone obtient bon nombre... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Dans la LNH, Mark Stone obtient bon nombre de ses points à la suite de revirement qu'il provoque lui-même en zone neutre.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Puisque nous n'avons pas accès aux quartiers généraux de Hockey Canada, nous ne pouvons pas vraiment savoir à quel point on y a parlé de Mark Stone ces derniers temps.

Nous avons donc appris la nouvelle en même temps que tout le monde, hier après-midi. Dans les réunions visant à combler les derniers postes au sein de l'équipe canadienne en prévision de la prochaine Coupe du monde, les fans de Stone n'ont pas parlé assez fort.

À la fin de l'été, au terme de la longue fin de semaine de la fête du Travail, les membres de la sélection nationale se réuniront au Centre Canadian Tire pour entreprendre un mini-camp d'entraînement. Stone ne sera pas bien loin. Il aura sans doute retrouvé sa maison du secteur Westboro. Il n'aura rien d'autre à faire que se préparer en prévision de sa prochaine saison avec les Sénateurs. Je vous gage qu'il ne sera pas d'excellente humeur. Le connaissant, il se peut qu'il soit un peu bougon.

Il aura un peu raison.

On savait dès le départ que ses chances d'être choisi n'étaient pas très grandes. Les anciens choix de sixième ronde, comme lui, ont toujours un plus tortueux chemin à parcourir avant d'être considérés parmi l'élite. Stone a un autre handicap à traîner: il joue dans un des plus petits et moins sexys marchés de la LNH. Difficile de se faire voir quand on gagne sa vie dans un champ de patates.

Dans sa livraison de vendredi matin, le quotidien Toronto Star traitait des joueurs qui étaient le plus susceptibles de combler les neuf postes disponibles. À l'attaque, ses experts avaient identifié Corey Perry, Brad Marchand, Ryan O'Reilly, Taylor Hall, Joe Thornton, Brendan Gallagher et T.J. Brodie.

Aucune mention de Stone, qui vient pourtant de jouer un rôle de premier plan dans la conquête de la deuxième médaille d'or canadienne au Championnat mondial.

Cette nouvelle formation d'étoiles canadiennes présentera donc les mêmes défauts que celles qui l'ont précédé, lors des grands rassemblements internationaux. Des 13 attaquants qui ont été retenus, 11 évoluent normalement au centre. C'est donc dire qu'il y aura - encore une fois - des malheureux qui devront sortir leur position pendant quelques semaines.

En tant qu'ailier droit naturel, Stone aurait pu contribuer à régler ce problème.

On aurait surtout pu lui confier un rôle qui ne plaît pas nécessairement à tous les joueurs de calibre international.

Dans la LNH, Stone obtient bon nombre de ses points à la suite de revirements qu'il provoque lui-même en zone neutre. Un jour, le mot se passera. Les journalistes de l'extérieur de la capitale noteront à leur tour à quel point il est habile quand vient le temps de piquer la rondelle aux adversaires. On pourrait alors le retrouver, année après année, parmi les finalistes au trophée Selke.

Pour ces raisons, il aurait été parfaitement à sa place dans le quatrième trio de Mike Babcock.

Il aurait pu donner un coup de pouce dans les infériorités numériques, aussi.

Dans une conversation avec une connaissance qui côtoie Stone dans la LNH, plus tôt cette semaine, je me demandais si son manque de robustesse lui nuirait.

La connaissance m'a répondu que Stone avait d'autres avantages. Qu'il était un des joueurs les plus faciles à gérer à Ottawa. On attend toujours sa première crise de vedette.

Dans un vestiaire peuplée de stars, il aurait pu donner un peu de répit aux entraîneurs.

***

Il y a ceux qui s'accrochent. Qui quittent la LNH seulement quand ils n'ont plus le choix, quand ils ont épuisé toutes leurs options.

Il y a ceux, moins nombreux, qui n'attendent pas qu'on leur montre la porte.

Maxime Talbot appartient désormais à la deuxième catégorie.

On présume que l'ancien capitaine des Olympiques de Gatineau n'a pas trop apprécié sa dernière saison, durant laquelle il s'est baladé entre Boston et Providence.

S'il a rapidement accepté qu'il serait un joueur de quatrième trio dans la LNH, il n'en demeurait pas moins fier. Pas question pour lui de passer une partie de l'été à se chercher du travail.

Il a rapidement sauté sur l'offre du HC Lokomotiv de la KHL, où il sera accueilli à bras ouverts.

Ça prend du cran. On ne peut que lui souhaiter du succès.

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