Bonheur retrouvé

Le hockeyeur gatinois Vincent Dunn ne le cache... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le hockeyeur gatinois Vincent Dunn ne le cache pas: la prochaine année sera déterminante pour lui.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Vincent Dunn dresse malgré tout un bilan positif de sa première saison en tant que hockeyeur professionnel.

Il ne peut pas prétendre qu'il est satisfait sur toute la ligne. Il se voyait dans la Ligue américaine. Il a été contraint de manger son pain noir dans la pas-toujours-très-sérieuse Ligue East Coast.

Perdu à Evansville, dans l'Indiana, il a quand même amassé une trentaine de points. Il a livré une quinzaine de combats. Pour un gars comme lui, ce sont des chiffres encourageants.

Il y a mieux. Il a réussi à prouver à la direction des Sénateurs d'Ottawa qu'il pouvait - presque - passer une saison entière sans se mettre les pieds dans les plats. Il a écopé d'une seule suspension. Il a passé trois parties dans les gradins pour avoir frappé un adversaire à la tête.

Dans son cas, c'est presque anecdotique. Ça ne vaut pratiquement pas la peine de le souligner.

Quand on pense à ses catastrophiques dernières saisons dans la LHJMQ, avec ses multiples visites au bureau du préfet de discipline, il s'agit d'une nette amélioration.

La plus grande réussite de Dunn se trouve cependant ailleurs. C'est une victoire discrète, qui ne se voit pas à l'oeil nu. Une victoire qui pourrait faire toute la différence du monde pour la suite des choses.

«J'ai eu du plaisir à jouer, mon Sylvain. Tu ne peux pas savoir comment ça fait du bien. Ça faisait longtemps en maudit que ça ne m'était pas arrivé», m'a-t-il balancé avec la franchise qui le caractérise, lorsque je lui ai parlé mercredi.

«Tsé, dans le junior, j'en ai eu, du fun. C'est juste qu'avec toute la merde que j'ai vécue... À un certain moment, j'avais un peu perdu le goût de jouer au hockey. Dans le pro, tout le monde était nice. Je me suis fait des amis qui vont me suivre pour le restant de ma vie.»

Il rit lorsque je lui demande s'il n'avait pas simplement besoin de quitter le hockey junior québécois, là où il ne pouvait plus échapper à sa réputation de joueur salaud, de tête un peu brûlée. «Ouin... Je pense que la LHJMQ en avait plein le dos de moi. C'est correct. Parce que j'en avais plein le dos aussi.»

Il n'a pas vraiment utilisé le mot «dos» dans cette citation. Il a utilisé un autre mot de trois lettres qui fait référence à une autre partie de l'anatomie. 

***

Que dit le slogan publicitaire, déjà? 

La saison morte, ça n'existe pas.

Selon toute vraisemblance, le gymnase des Sénateurs au Centre Canadian Tire a déjà rouvert ses portes. Le préparateur physique Chris Schwarz, un des héros obscurs de l'organisation, a recommencé à y passer ses journées.

On me dit que Kyle Turris a recommencé à pousser la machine, lui qui doit mettre les bouchées doubles afin de se remettre de la blessure qui a gâché sa saison 2015-2016.

Jean-Gabriel Pageau aurait aussi repris le collier, ce qui ne surprendra personne.

Dunn est allé faire son tour mardi. Son premier, surtout pas son dernier. En fait, il a bien pris soin de se procurer un membership bon pour tout l'été. «Je veux qu'ils me voient. Je veux qu'ils voient que je travaille fort. Tous les jours. Quand j'arriverai au camp d'entraînement, ils n'auront même pas l'option de me dire que je n'ai pas travaillé assez fort», annonce-t-il.

Voilà un autre joli cliché du sport. Les joueurs de hockey aiment bien se réfugier derrière à la fin de chaque saison.

«L'été qui débute sera important pour moi. Ce sera sans contredit le plus important de ma carrière.»

Voilà un autre cliché prisé des joueurs de hockey. Ils ont un peu tous tendance à se cacher derrière lorsque débute la belle saison.

Dunn fait partie de ceux qui l'usent ces temps-ci. Sauf que dans son cas, c'est vrai.

Cet été, l'agitateur gatinois doit tout faire correctement. Il doit progresser. Il faut surtout qu'il gagne quelques places dans l'organigramme.

Il ne peut tout simplement pas se permettre de faire du surplace. «Si je continue à jouer dans la Ligue East Coast l'automne prochain, il y aura un problème», reconnaît-il.

«L'année qui débute sera ma grosse année», complète-t-il.

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