Bionique Bick

En juin 2015, Daniel Bick, l'arrêt-court recrue des... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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En juin 2015, Daniel Bick, l'arrêt-court recrue des Champions, ne faisait rien que vaille au bâton. Heureusement pour lui, les choses ont changé.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Sa carrière de joueur de baseball professionnel était vieille d'un mois. Pour être franc, les choses n'allaient pas bien. Pas bien du tout.

Retour en juin 2015. Daniel Bick, l'arrêt-court recrue des Champions, ne faisait rien que vaille au bâton. Il était tout simplement incapable de s'imposer dans une ligue qui n'a pourtant pas la réputation d'aligner des lanceurs de très grande qualité.

À l'approche de son 30e match, sa moyenne au bâton se maintenait sous le seuil psychologique de ,200. Il n'atteignait pas davantage les sentiers à l'aide de buts sur balles. Il avait produit un seul petit point.

C'était le désert.

Il aurait été plutôt facile, à ce moment-là, de se laisser gagner par le découragement.

Quand t'as 23 ans et que tu joues certains matches devant des foules de moins de 1000 spectateurs, tu dois te sentir assez loin de ton rêve de jouer dans les ligues majeures.

Quand, depuis les gradins dégarnis, commencent à surgir des moqueries qui te sont destinées, ce doit être encore pire.

J'ai croisé Bick lors de mon dernier passage au Parc RCGT, en début de semaine. Il a reconnu qu'il a traversé des moments plus ou moins agréables l'été dernier.

«À un certain moment, je me suis dit que je devais changer ma façon de penser. Je ne pouvais pas entretenir de sentiments négatifs», confie-t-il.

Il s'en est alors remis à une des plus vieilles marottes de son sport. «Je suis chanceux. Le baseball, c'est un sport dans lequel même les vedettes échouent sept fois sur 10.»

Bick parle de tout cela avec aise, aujourd'hui, parce qu'il est «très fier» de la façon dont il a réussi à se relever. Dans la quarantaine de matches qui ont suivi, alors que les Champions ont entrepris leur inattendue poussée vers les séries éliminatoires, il est justement devenu un de ces joueurs qui échouent sept fois sur 10. Il a développé la belle habitude de frapper le gros coup sûr au moment opportun. À ses 127 dernières présences au bâton de la saison, il a réussi à produire 21 points. Ce n'est pas rien, quand on considère qu'il occupait le très ingrat rôle de second frappeur dans l'alignement au bâton.

Quand il s'est blessé, dans le dernier droit, le rêve des séries en a pris pour son rhume. Il était devenu un pilier.

En fait, Bick a tellement complété la saison en force que le gérant Hal Lanier ne s'attendait pas à le revoir dans la capitale cet été.

Et il a bien failli ne pas revenir. Il a discuté avec quelques organisations des ligues majeures. Il a même obtenu une audition d'une journée chez les Diamondbacks de l'Arizona, au début du mois de février.

«Une longue journée de 10 heures. Avant de me laisser partir, ils m'ont dit qu'ils avaient bien aimé ce qu'ils ont vu, mais ils m'ont aussi dit qu'ils avaient déjà un surplus de joueurs à l'approche du camp d'entraînement. S'ils ont besoin d'un gars comme moi, je n'aurai pas à passer d'autres auditions. Ils me connaissent. Ils m'aiment bien. Si l'opportunité se présente, je serai prêt», jure-t-il.

On voit bien, ici, que notre homme respire la confiance.

Il me l'a d'ailleurs confirmé avant de me saluer et de prendre le chemin du terrain. «Ma confiance? Je dirais qu'elle se trouve au niveau du mois d'août 2015, quand tout allait bien pour moi. Je sais à quoi ressemblent les lanceurs de cette ligue. Ils ne seront pas meilleurs, ni pires, cette saison.»

Voilà qui fera plaisir au gérant.

***

Nous publions aujourd'hui une section spéciale sur le début de la saison régulière dans la Can-Am (vous la trouverez après la section Sports).

Vous pourrez y trouver un texte dans lequel Hal Lanier nous dit que son équipe, sur papier, est supérieure à celle de l'an dernier. Après tous les départs à la retraite, il nous est permis d'en douter.

L'homme d'expérience se défend en disant, entre autres, que son club sera fort défensivement. «Surtout au milieu du terrain.»

On peut donc facilement identifier ses joueurs-clés. Sébastien Boucher, le voltigeur de centre. Albert Cartwright au deuxième coussin. Bick à l'arrêt-court.

On saura bien assez vite s'il a raison.

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