Pourquoi pas Lafleur?

Martin Lafleur... (Martin Roy, archives LeDroit)

Agrandir

Martin Lafleur

Martin Roy, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Ça pourrait être une grosse semaine, une semaine fort chargée chez les Olympiques de Gatineau.

Ça ne devrait pas traîner dans la recherche du nouveau directeur général. Les actionnaires veulent que leur homme soit en place avant le repêchage, qui est prévu pour la première fin de semaine du mois de juin à Charlottetown. Dans un contexte idéal, avant de l'emmener en voyage dans les Maritimes, la politesse voudrait qu'on lui donne la chance d'accrocher ses cadres et d'installer ses bibelots dans son bureau de l'île-de-Hull.

Le nouveau DG devra se faire rapidement une tête. Le repêchage est un moment propice aux rencontres, aux négociations, aux échanges ainsi qu'aux transactions. Il aura donc rapidement la chance d'apposer sa griffe.

Il devra également choisir, très rapidement, son prochain entraîneur-chef.

S'il est sage, le candidat choisi prendra le temps de fouiller dans les archives de notre journal. S'il remonte jusqu'à notre édition de samedi dernier, il pourra trouver les conseils de Charles Henry. Le Manitou suggère qu'on confie le poste d'entraîneur-chef à son ancien protégé Marty Johnston.

Ce ne serait pas un mauvais choix. Mais ce ne sera pas l'unique choix.

Si jamais le nouveau DG décidait de nous demander conseil, on lui suggérerait de passer un coup de fil à Martin Lafleur.

Une des meilleures nouvelles pour la scène régionale de hockey n'a pratiquement pas fait de bruit. Il y a un mois, environ, l'Intrépide de Gatineau midget AAA a laissé savoir par un très discret tweet qu'elle avait prolongé d'une saison le mandat de son jeune entraîneur-chef.

Il suffit de consulter le classement de la dernière saison pour comprendre qu'il a rapidement su redresser le club qui trône au sommet de la pyramide du développement en Outaouais. Après des années à vivoter, le club a finalement obtenu des résultats.

Pas que ça nous surprend. Une décennie plus tôt, lors de sa première aventure dans le monde du coaching, il a mené l'Intrépide en grande finale de la Coupe Telus.

Je m'en souviens très bien. J'y étais.

Le lock-out faisait rage dans la Ligue nationale. Gary Bettman venait d'annuler complètement la saison 2004-05. Tanné de me voir tourner en rond en m'arrachant les cheveux dans la salle de rédaction, mon patron de l'époque, Marc André Joanisse, m'avait donné un défi. Il m'avait demandé de me coller sur l'Intrépide alors que débutaient ses séries éliminatoires. D'offrir à cette formation une couverture digne d'un club sportif des ligues majeures.

Dans les déplacements en autocar vers Amos ou Lévis, j'avais appris à connaître Lafleur, un homme passionné et rigoureux. Rigide, mais juste assez. Il parvenait à demeurer assez proche des adolescents de 15 et 16 ans qui jouaient pour lui tout en conservant l'autorité nécessaire pour aller chercher le meilleur d'eux sur la patinoire.

Savoir travailler en harmonie avec des ados, ce n'est pas donné à tout le monde.

Je ne suis pas tout seul, en Outaouais, à croire que Lafleur possède un véritable potentiel. Benoît Groulx l'aime bien, aussi.

Au printemps 2013, Groulx a convaincu Lafleur de sortir de sa «retraite» du coaching. En travaillant pendant deux ans à ses côtés à titre de second adjoint chez les Olympiques, Lafleur a compris à quel point la flamme brûlait toujours en lui. C'est à ce moment qu'il a pris la décision de reprendre la direction de l'Intrépide.

Il ne fait aucun doute, dans mon esprit, que Groulx serait heureux de prêter main-forte à son successeur, depuis Syracuse l'automne prochain, à condition bien sûr que le successeur soit un homme qu'il aime et qu'il respecte.

***

Un mot en terminant sur un autre entraîneur qu'on aime bien.

La rumeur veut que Dave Cameron aille rejoindre son bon ami Gerard Gallant chez les Panthers de la Floride. Il accepterait un poste d'adjoint.

On lui souhaite que ça se concrétise. Après avoir subi l'humiliation vers la fin de son association avec les Sénateurs, Cameron mériterait amplement d'aller passer deux ou trois années dans le confort du Sunshine State.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer