Ils en voulaient un peu plus

On se posait la même question à pareille... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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On se posait la même question à pareille date, l'an dernier. Benoît Groulx a-t-il dirigé son dernier match à Gatineau?

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Ça y est. Le printemps est officiellement à l'eau.

Durant cette année pourrie où les séries de la Coupe Stanley manquent cruellement de saveur, on comptait sur les Olympiques pour égayer nos soirées.

Le «Vieux Bob» était bien plein en ce pluvieux lundi soir. Ceux qui ont eu le malheur de se pointer après 19h ont été obligés de se stationner sur la rue Saint-Hyacinthe. Et ça n'avait pas trop l'air de les déranger.

On devine que la majorité de ces fans n'en étaient pas à leur première visite. Ce sont des fans qui connaissent leur hockey junior. Pour eux, le revers dans le match numéro six s'explique assez facilement.

Les Wildcats ont marqué leurs deux premiers buts en profitant d'adversaires qui avaient des fourmis dans les jambes.

Pour la suite, eh bien... C'est ça qui est ça. Même s'ils ont l'air d'hommes, les joueurs de la LHJMQ sont âgés entre 16 et 20 ans.

À cet âge, quand on commence à s'enliser dans les sables mouvants, il peut être très difficile de s'en sortir. Les deux buts marqués par Vitalii Abramov dans la deuxième portion de la deuxième période ont permis aux partisans de repartir avec quelques beaux souvenirs pour la saison morte. Pour sauver la saison, toutefois, il se faisait tard.

Dommage pour ceux qui auraient souhaité passer quelques belles soirées de plus au Bob avant les vacances. Faudra revenir à la rentrée.

Au moins, le noyau de l'équipe est jeune. Tous ceux qui connaissent bien la ligue nous assurent qu'ils seront tout aussi compétitifs l'an prochain.

***

Il était facile, au début de la série, de s'imaginer que les Wildcats étaient l'équipe d'un seul joueur. Combien sont tombés dans ce panneau en se contentant de jeter un simple regard sur la feuille des statistiques?

Darren Rumble assurait à tous ceux qui voulaient l'entendre que la menace ne s'arrêtait pas à Conor Garland. Ce n'était pas du bluff.

L'Américain n'occupe même plus le premier rang du classement des marqueurs de sa propre équipe. La série contre Gatineau aura permis de révéler un autre joueur à prendre sérieux au sein du club néo-brunswickois: Manuel Wiederer.

Il a terminé sa série avec panache, lundi. Il a complété son tour du chapeau dans un filet désert. Il aura récolté 12 points au cours des six parties.

La saison dernière, il jouait parmi des hommes, en troisième division pro dans son Allemagne natale.

Il a pris la décision de s'expatrier pour jouer devant plus de dépisteurs. On verra dans environ deux mois si son pari aura été payant et s'il deviendra un des rares à se faire repêcher par un club de la LNH à 19 ans.

«Ça ne me surprendrait vraiment pas. Il y a de plus en plus d'intérêt à son sujet. Il patine bien. Il est efficace sur 200 pieds. Il est un joueur complet. Il est surtout un vrai bon kid», jure Rumble.

***

On se posait la même question à pareille date, l'an dernier, quand les Olympiques ont subi l'élimination en deuxième ronde face à l'Océanic de Rimouski. On va se poser la même question dans les prochains jours.

Benoît Groulx a-t-il dirigé son dernier match à Gatineau?

Ceux qui rêvent de le voir succéder à Dave Cameron à Kanata rêvent en couleurs. Pierre Dorion l'a bien expliqué, durant sa conférence de presse, la semaine dernière. Le prochain entraîneur des Sénateurs devra être un homme d'expérience.

Cette expérience devrait (pourrait?) lui accorder une certaine crédibilité lorsque viendra le temps de négocier avec les clients les plus capricieux du vestiaire.

Groulx, en revanche, pourrait profiter de l'ouverture qui vient de se créer à Binghamton.

À défaut d'avoir de l'expérience dans la LNH, il a déjà travaillé dans la Ligue américaine. À Rochester, il avait accompli du travail fort correct avec les outils qu'on lui avait donné.

Groulx est un bon coach. Dorion a du respect pour lui.

À l'automne, les Sénateurs devront reconstruire leur club école pratiquement au grand complet.

Le défi de Binghamton pourrait être taillé sur mesure pour lui.

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