À qui la chance?

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L'entraineur-chef des Olympiques Benoît Groulx est à la recherche de leaders dans son vestiaire. À qui la chance?

Martin Roy, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Au début de la saison, les Olympiques avaient un capitaine qui était épaulé par deux adjoints.

Rien d'anormal ici.

Les fins observateurs auront peut-être noté un changement en cours de route. Lorsque le défenseur Élie Bérubé a été impliqué dans une transaction, aux Fêtes, son poste n'a pas été comblé dans le trio de leadership. Les Olympiques ont complété le calendrier régulier avec un capitaine et un seul adjoint.

L'adjoint restant, Yakov Trenin, a subi une blessure au poignet au tout début de la série contre les Wildcats. On ne le reverra peut-être pas d'ici le prochain camp d'entraînement.

Depuis, Alexandre Carrier est un capitaine solitaire.

Benoît Groulx ne tient pas nécessairement à ce que ça reste ainsi. Dans un monde idéal, trois de ses joueurs porteraient en permanence des lettres sur leurs chandails.

L'affaire, c'est qu'il préférerait ne pas avoir à désigner ses leaders. Il souhaiterait accorder cette distinction à des joueurs qui s'imposeraient tout naturellement. Des gars qui seraient reconnus, chaque jour en mettant le pied dans le vestiaire, comme de vrais leaders.

La suite de cette chronique s'adresse donc, en quelque sorte, à ceux qui auraient des visées ou de l'ambition. Ces gars-là n'auront probablement jamais une plus belle opportunité de s'affirmer.

Le succès en séries passe souvent par de petites actions individuelles. 

Le petit attaquant à caractère offensif qui crée un revirement en zone d'attaque en frappant solidement un défenseur plus costaud que lui.

Le centre du quatrième trio qui marque un gros but en fin de période.

Le défenseur qui rentre au banc en boitant après avoir bloqué trois lancers en 45 secondes durant une infériorité numérique.

La beauté de la chose, c'est qu'un hockeyeur bien motivé n'a pas besoin de provoquer les choses et de chercher à trop en faire pour se signaler. Dans des matches aussi intenses, des opportunités de compléter de gros jeux peuvent survenir lors de n'importe quelle présence sur la patinoire.

Qu'on s'entende tout de suite. Groulx ne s'installera pas derrière son banc lundi à la recherche de ses prochains capitaines. Dans le contexte qu'on connaît, l'entraîneur, comme ses joueurs, sera en mode survie. L'objectif sera tout simplement de marquer un but de plus que les Wildcats pour obtenir le privilège de disputer un match numéro sept.

Cela dit, au terme de la séance d'entraînement, il a convenu que ce sont dans des situations comme celle-ci que les «vrais leaders» se dévoilent.

«Au fond, on vient de nous accorder une belle opportunité. Dans les prochains jours, nos joueurs auront la chance de prouver qu'ils sont capables d'accomplir des choses spéciales. Ils ont la chance de démontrer qu'ils ont en eux quelque chose de spécial», m'a-t-il répondu.

Sans identifier personnellement ceux sur qui il compte le plus pour survivre à la deuxième ronde, il a lancé un appel assez général aux plus expérimentés du groupe.

«Dans les séries, règle générale, les jeunes suivent les vieux. Nos joueurs de 20 ans et nos joueurs de 18 ans devraient être ceux qui traînent cette équipe-là. Dans l'ensemble, jusqu'à maintenant, ils ont fait leur travail correctement. Reste que ça représente quand même un gros test pour eux autres.»

L'appel est lancé. Reste à voir qui aura envie d'y répondre.

***

Groulx n'est pas trop du genre à dépendre des autres. Toutefois, durant sa brève rencontre avec les deux journalistes qui ont daigné passer une partie de ce magnifique dimanche enfermés dans le «Vieux-Bob», il s'est permis de lancer un message.

Il a rappelé que les partisans des Wildcats ont joué un grand rôle dans les succès de leur équipe, lors des trois parties qui ont été disputées à Moncton.

«Je suis convaincu que nos fans vont nous emmener beaucoup d'énergie lundi et mardi», a-t-il lancé.

C'est clair. On parle de jeunes hommes de 16 à 20 ans qui sont fort sensibles aux encouragements comme aux huées.

Un autre appel a donc été lancé. Bien hâte de voir la réponse

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