Si Julien était disponible...

Advenant que Claude Julien soir remercié par les... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Advenant que Claude Julien soir remercié par les Bruins de Boston, les équipes qui sont intéressées par ses services devront se le tenir pour dit: le Franco-Ontarien coûtera cher.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Ce sont les Maple Leafs de Toronto qui, au printemps 2015, ont dicté les règles du jeu.

La grosse organisation au compte bancaire sans fond voulait amorcer sa reconstruction en misant sur le meilleur entraîneur au monde. Ses dirigeants ont ciblé Mike Babcock. Elle a ensuite pris les moyens de l'attirer. Elle s'est assurée qu'il soit l'homme le mieux rémunéré de sa profession.

Les Leafs n'ont jamais divulgué officiellement les détails du contrat de leur entraîneur. Ils n'ont jamais cherché à nier non plus les chiffres qui circulent. Il s'agit d'un pacte d'une durée de huit saisons. Il touche un salaire annuel légèrement supérieur à 6 millions $US.

Voilà. Grâce aux rivaux de l'Ontario, on sait désormais ce que vaut un entraîneur d'élite au hockey.

On dit ça parce que tout porte à croire qu'il sera beaucoup question de Claude Julien à Ottawa dans les prochaines semaines.

Paraît que la direction des Bruins pourrait à son tour montrer la porte à l'entraîneur qui lui a permis de remporter sa dernière coupe Stanley. Si ça se produit, il pourrait rapidement se hisser au sommet de la liste des candidats à la succession de Dave Cameron.

Si on continue de croire que Babcock est le meilleur entraîneur dans la LNH, où se situe Julien? Au deuxième rang? Au troisième? Chose certaine, il fait assurément partie du top-5.

Sur le marché des «entraîneurs autonomes», Julien serait hautement courtisé. Il recevrait assurément plus d'une offre. Le cas échéant, il commanderait un salaire imposant.

Dans sa conférence de presse, mercredi, Pierre Dorion a déclaré dans les deux langues officielles que son patron Eugene Melnyk est prêt à payer le prix pour attirer le bon candidat.

Si Julien était disponible, il coûterait cher.

***

Le coloré analyste des Sénateurs à la radio francophone, Alain Sanscartier, appelle ça «le club des petits amis».

Dans le monde du hockey, comme un peu partout ailleurs, les hommes d'influence ont tendance à s'entourer de gens qu'ils connaissent bien.

Dans une course à deux ou trois équipes pour l'obtention des services de Julien, cet élément devrait jouer en faveur d'Ottawa.

Dorion et lui sont de très bons amis. Depuis un gros quart de siècle.

Il y a lieu de se demander, par contre, à quel point la récente sortie du propriétaire Eugene Melnyk pourrait nuire aux efforts de recrutement de son nouveau directeur général.

On a rarement vu le propriétaire d'un club sportif professionnel, en marge d'une conférence de presse, qualifier de «stupides» certaines décisions de son entraîneur.

Dorion a bien essayé de protéger l'homme qui signe ses chèques mercredi. M. Melnyk est avant tout un fan passionné, a-t-il insisté. Quand il a fait ces reproches à peine voilés à Dave Cameron, c'est la passion qui parlait.

Il y avait quand même un fond de malaise dans l'air.

Je discutais récemment de toute cette histoire avec un autre entraîneur que je connais bien. Je lui avais spécifiquement demandé si cette déclaration très maladroite pourrait revenir le hanter.

Mon interlocuteur avait trouvé ma question bien amusante. Il m'avait répondu qu'en temps et lieu, les Sénateurs n'auraient qu'à offrir de la stabilité - sous la forme d'un contrat de plusieurs saisons - au candidat souhaité. Tout serait alors oublié.

«J'espère que notre nouvel entraîneur travaillera parmi nous pendant de nombreuses années», a déclaré Dorion, mardi.

Si Julien était disponible, il commanderait sans doute un fort salaire - ainsi qu'un contrat à long terme.

***

Puisqu'il est question du «club des petits amis»...

Le prochain entraîneur-chef des Sénateurs aura la liberté de s'entourer des gens qu'il veut.

Si Craig Anderson a son mot à dire, Pierre Groulx pourrait être considéré à titre de prochain entraîneur des gardiens.

Anderson a souvent dit qu'il ne serait pas devenu le gardien qu'il est aujourd'hui si Groulx ne l'avait pas pris sous son aile, il y a une dizaine d'années, chez les Panthers de la Floride.

Un directeur général franco-ontarien. Un entraîneur-chef franco-ontarien. Un entraîneur des gardiens franco-ontarien. Ça pourrait ressembler à une invasion...

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