Trouver la bonne recette

Les membres du premier trio et de la... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Les membres du premier trio et de la première ligne défensive des Olympiques sont prêts pour les séries. Sur la photo: Yakov Tenine, Vitalii Abramov, Alexandre Carrier, Nicolas Meloche et Alex Dostie.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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CHRONIQUE / Vous accédez au Centre Robert-Guertin par la p'tite porte de côté. Vous franchissez ensuite les portes doubles, au niveau de la patinoire, pas trop loin de l'entrée de la zamboni. Vous ne pouvez pas les manquer. Elles sont là, suspendues au plafond. Huit bannières de championnat - sept pour la coupe du Président, une pour la coupe Memorial - qui vous rappellent que les Olympiques, ce n'est pas un club junior comme tous les autres.

Il suffit cependant de les admirer un petit moment de plus pour qu'un autre constat se fasse. La bannière la plus récente date de 2008.

Huit ans sans remporter un championnat, partout ailleurs, ce ne serait pas la fin du monde. En Outaouais, c'est différent.

Sous Pat Burns, les Hullois ont gagné leur premier championnat en 1986.

Alain Vigneault, Bob Mongrain, Claude Julien et Benoît Groulx ont suivi ses traces. Il ne s'était jamais écoulé plus de cinq ou six ans sans que les Olympiques ré-affirment leur supériorité sur le reste de la LHJMQ.

Huit ans sans championnat, à Guertin, c'est long.

Et je ne suis pas seul à l'avoir noté.

J'ai accroché Alexandre Carrier, au banc des joueurs, jeudi matin. Le capitaine venait de prendre part à un séance de photos pour votre journal.

Je vous fais grâce de la première question que je lui ai posée. Elle n'était pas si pertinente, de toutes façons.

Je vous épargne aussi sa réponse, accessoire. Je vous dirai simplement qu'il a parlé pendant 23 secondes, très exactement. Durant ces 23 secondes, il a regardé quatre fois les bannières qui sont suspendues au plafond.

Pas une. Pas deux. Pas trois. Quatre fois.

Quand il a déposé ses valises à Gatineau, à 16 ans, le petit défenseur doté d'un flair pour l'attaque a été impressionné par tout ce qui pendait du plafond. «Ailleurs dans la ligue, il y a des amphithéâtres où il n'y a rien», dit-il.

À l'époque, sa perspective sur le temps qui passe était évidemment différente.

Il avait 16 ans et quatre années devant lui. Quand t'as 16 ans, quatre ans, c'est une éternité. T'as le temps d'en accomplir, des choses, durant une aussi longue période.

Aujourd'hui, alors qu'il s'apprête à prendre part à ses dernières séries dans les rangs juniors, il est drôlement bien placé pour dire que «le temps passe extrêmement vite».

En mettant un terme à la disette de huit années sans championnat à Gatineau, il inscrirait son nom dans le livre d'histoire des Olympiques.

«Benoît, aussi... On ne sait pas trop si c'est sa dernière année. Si c'est le cas, ce serait bien qu'il puisse partir sur une bonne note. On veut gagner autant pour lui que pour nous autres», assure Carrier.

***

C'est immanquable. Le sujet va finir par revenir sur le tapis de façon ponctuelle dans les prochaines semaines.

À Montréal, sur les ondes de sa station de radio, notre Michel Langevin national a déjà commencé à faire du bruit. Selon lui, Groulx deviendra le prochain entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa.

J'ai de gros doutes. Si Dave Cameron se fait montrer la porte, on voudra le remplacer par quelqu'un qui a un peu plus de vécu au niveau professionnel.

Il n'est pas le seul entraîneur qui risque de se faire montrer la porte dans les prochains mois.

Après avoir croupi dans la cave du classement dans la Ligue américaine tout au long de la saison, Luke Richardson n'est pas non plus assuré de son poste.

Groulx à Binghamton? Déjà, ça me semble plus plausible.

Groulx à Montréal? Groulx à St. John's? Groulx ailleurs dans les mineures? Groulx qui tente sa chance dans un autre marché de la LHJMQ?

On n'a pas fini d'en parler. Il est peut-être un peu tôt pour trop en parler.

Le bonhomme ne doit pas trop songer à son avenir. Jeudi, il nous disait qu'il ne songeait même pas au match numéro deux des séries!

«Je ne réfléchis pas à ce qui permet de former une équipe championne. En 2003, nous avons appliqué une certaine recette pour gagner. En 2004, nous en avons appliqué une autre. En 2008, nous en avons appliqué une troisième. S'il existait une seule recette, tout le monde voudrait l'acheter», m'a-t-il soufflé.

Il m'a ensuite promis de m'expliquer la recette de 2016 si jamais elle donne le résultat souhaité.

«Mais on n'est pas rendus là.»

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