Jouer sa carrière en séries

L'entraîneur-chef des Olympiques Benoît Groulx croit que Gabryel... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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L'entraîneur-chef des Olympiques Benoît Groulx croit que Gabryel Paquin-Boudreau devra être plus constant pour espérer attirer l'attention d'autres dépisteurs de la LNH.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE/ Gabryel Paquin-Boudreau n'a pas laissé son match de quatre buts de la fin de semaine dernière lui monter à la tête.

«J'imagine que c'est bon pour la confiance à l'approche des séries», m'a-t-il dit dans un haussement d'épaules, en faisant la moue, jeudi matin.

C'est sans doute une bonne façon pour lui d'aborder les choses.

D'abord, chez les Olympiques, un match de quatre buts n'est pas un exploit hors du commun. Deux autres joueurs - Émile Poirier et Yan-Pavel Laplante - l'ont fait avant lui au cours des deux dernières années.

Ensuite, il y a le fait que Paquin-Boudreau est condamné à connaître plusieurs autres forts matches dans les prochaines semaines. Il n'a pas le choix de continuer à marquer des buts. Son avenir en dépend.

De tous les joueurs que les Olympiques ont acquis durant la plus récente période des transactions, à l'approche du temps des Fêtes, l'ailier gauche au puissant et précis lancers est probablement celui dont on a le moins parlé. Il demeure pourtant celui qui aura le plus à gagner ou à perdre ce printemps.

Vous connaissez peut-être l'histoire. En 2013, il a été repêché en deuxième ronde par les Sharks de San Jose.

Il a été choisi avant Anthony Duclair. Avant Nick Paul. Avant Sven Andrighetto. Entre autres.

Les Sharks lui ont donné deux années pour faire ses preuves. Deux années où, visiblement, ils ont vu certaines choses qui les ont refroidis. À l'approche du 1er juin 2015, ils ont pris la décision de le libérer. Ils n'avaient pas de contrat à lui offrir.

Que s'est-il passé? 

On pourrait parler des blessures. C'est clair qu'elles n'ont pas aidé. Paquin-Boudreau a subi une fracture à un poignet un mois après son arrivée chez les Saguenéens de Chicoutimi, à l'automne 2014. Il a passé le reste de la saison régulière sur la touche.

Les problèmes de santé ne peuvent quand même pas tout expliquer. Il y a forcément autre chose. Une organisation de la LNH ne laisserait pas tomber un joueur aussi talentueux aussi bêtement parce qu'il a été blessé.

Surtout qu'à l'ère du plafond salarial, un choix de deuxième ronde au repêchage vaut son pesant d'or.

Il y a forcément autre chose, mais quoi?

Paquin-Boudreau préfère ne pas en parler. Il est prêt à reconnaître que les Sharks occupent toujours ses pensées. Il est incapable de ne pas penser aux prochains mois de sa vie, à ce qui lui arrivera quand il quittera le Vieux-Bob et qu'il mettra un terme à son stage dans le hockey junior.

«C'est quand même ma carrière», dit-il.

En effet.

Selon tout ce qu'on a pu entendre, Boudreau a été un coéquipier exemplaire à Chicoutimi. Avant et après de se blesser. Son impact n'aurait été que positif dans les mois qui ont précédé la transaction.

La solution à l'énigme - ou une partie de la solution -- se cache peut-être dans la réponse de Benoît Groulx, quand on lui demande ce que son ailier gauche doit accomplir pour attirer l'oeil d'autres dépisteurs dans les prochaines semaines.

Sa réponse? Développer la constance. Nous l'avons vu connaître de bons matches depuis son arrivée chez nous. Il a connu de moins bons matches, aussi.

À 18 ans, Paquin-Boudreau a connu de superbes séries en tant que recrue. Il portait alors le gilet du Drakkar de Baie-Comeau.

Durant le printemps 2013, la constance ne lui faisait pas défaut.

C'est donc dire qu'il connaît la recette. Il ne lui reste plus qu'à l'appliquer.

Il n'y aura peut-être pas de hockey de séries au Centre Bell, ni au Centre Canadian Tire.

Celles qui débuteront dans une quinzaine de jours au Vieux-Bob ne devraient, en revanche, pas manquer de nous divertir.

***

Un autre mot sur la saison qui tire à sa fin dans la LHJMQ.

Le collègue de RDS Stéphane Leroux nous rappelait hier que les entraîneurs devront bientôt voter pour le joueur qui mérite de remporter le trophée Michel-Brière, à titre de joueur par excellence du circuit Courteau.

Selon lui, Francis Perron devrait l'emporter haut la main.

Perron a tout le talent du monde. C'est pourquoi les Sénateurs l'ont repêché en 2014.

Les Sénateurs tardent pourtant à le mettre sous contrat. Ils ont jusqu'au 1er juin pour le faire.

Je ne peux pas croire que le scénario pourrait se répéter.

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