Quelle retraite?

Caroline Ouellette était capitaine de l'équipe du Canada... (Archives, La Presse)

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Caroline Ouellette était capitaine de l'équipe du Canada aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.

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CHRONIQUE / La nouvelle est presque passée sous silence. C'est un peu la faute de Hockey Canada, qui a eu l'idée de dévoiler la formation de son équipe senior féminine le 29 février dernier, alors que tous les journalistes sportifs au pays - ou à peu près - couvraient la date limite des transactions dans la LNH.

Toujours est-il que la formation qui représentera le pays dans une vingtaine de jours en Colombie-Britannique a été dévoilée. Le nom de Caroline Ouellette n'y figure pas.

Ça va faire bizarre. La Montréalaise fut de presque tous les rendez-vous internationaux importants depuis 1999. Elle était capitaine de l'équipe qui a remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de Sotchi.

Elle n'est pas officiellement à la retraite.

Elle encaisse le coup avec une certaine classe. «Je suis en fin de carrière, me disait-elle, mercredi, au bout du fil. Je peux comprendre qu'on ait envie de bâtir la nouvelle génération d'athlètes en se tournant vers les Jeux de 2018...»

On sent quand même que ça lui fait un petit pincement au coeur. 

«C'est certain que, lorsque Hockey Canada t'appelle pour t'inviter au Championnat mondial, tu ne peux jamais dire non...»

Tout n'est quand même pas fini pour la joueuse de 36 ans. Elle aura la chance de prendre part à un gros match de championnat, ce week-end.

Au Centre Canadian Tire, dimanche, Ouellette et ses coéquipières des Canadiennes de Montréal affronteront l'Inferno de Calgary. L'équipe qui gagnera cette partie sera sacrée championne de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF). Elle complétera la saison 2015-16 avec le droit d'effectuer un tour d'honneur en soulevant la Coupe Clarkson à bout de bras.

Les performances de «Capitaine Caro» dans la LCHF nous laissent croire qu'elle n'est pas arrivée au bout du rouleau.

En demi-finale, elle a fracassé un record des séries de la Coupe Clarkson en inscrivant pas moins de six points dans une seule partie.

Elle jure que les Canadiennes sont «ses meilleures amies». Elle a déjà remporté la coupe à trois occasions avec elles. Un quatrième sacre leur permettrait d'ajouter à leur légende. Elles forment un peu la première dynastie de leur jeune circuit semi-professionnel.

Grâce à elles, mine de rien, Montréal continue de collectionner les bannières de championnat.

Triompher à la Coupe Clarkson, ce n'est pas exactement comme battre les Américaines devant des centaines de milliers de téléspectateurs d'un océan à l'autre.

C'est quand même très bien.

***

Il suffit de s'attarder un peu dans une conversation avec la quadruple médaillée d'or olympique pour comprendre qu'elle ne risque pas de sombrer dans la profonde déprime des jeunes retraités du sport.

Elle sera trop occupée. 

Un quart de siècle après le premier Championnat mondial, tout reste encore à bâtir dans le hockey féminin.

Le sport ne pourra pas se priver d'une femme aussi brillante, dévouée et énergie. La femme brillante ne pourra pas se passer de son sport non plus.

Les bases de sa prochaine carrière ont déjà été jetées. La Célébration du hockey féminin Caroline Ouellette, qui se situe à mi-chemin entre le tournoi et l'école de hockey, a pratiquement doublé de taille, en 2015, pour sa deuxième édition.

Avec les meilleures joueuses qui ont pris part à cet événement, elle a formé une équipe d'étoiles qui a été admise au prestigieux tournoi pee-wee de Québec. Là-bas, les filles qui ne se connaissaient presque pas ont fait plus que belle figure. En trois parties, elles ont encaissé seulement trois buts - dont un dans un filet désert.

Au bout du fil, j'ai dit à Caro-le-coach que tout cela devait forcément s'inscrire dans un plan plus large. Elle a acquiescé - même si elle reconnaît que le plan en question n'est pas encore clairement défini.

Elle m'a alors parlé d'une tournée organisée par Hockey Québec pour aller visiter les hockeyeuses dans différentes régions de la province. L'an dernier, la caravane a visité le Lac St-Louis, le Richelieu et Québec.

- Cette année, ce sera le Bas-St-Laurent et la Beauce. Il y a une troisième région qui pourrait s'ajouter, dit-elle.

- Pas l'Outaouais, toujours?

- Je ne sais pas. Je n'ose pas trop dire...»

D'accord. On se reverra bien assez vite, alors.

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