Ça va jaser baseball au SLO

La voix des Expos, Jacques Doucet, est de... (Archives La Presse)

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La voix des Expos, Jacques Doucet, est de passage au Salon du livre de l'Outaouais pour promouvoir ses livres co-écrits avec l'auteur de Hull Marc Robitaille sur l'histoire de Nos Amours.

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CHRONIQUE / La chute du huard n'a pas que des conséquences fâcheuses.

À cette période de l'année, Jacques Doucet a l'habitude de se rendre en Floride, histoire de passer quelques jours au camp d'entraînement des Blue Jays de Toronto. Cette année, la faiblesse du dollar canadien l'a convaincu de rester au pays.

Et ce sont les gens de Gatineau-Ottawa qui vont en profiter.

Pour une rare fois, le légendaire commentateur sportif a pu offrir une réponse positive à l'invitation des organisateurs du Salon du livre de l'Outaouais. M. Doucet s'installera au kiosque des éditions Hurtubise, en milieu de journée, dimanche. Il en profitera pour dédicacer quelques-uns des livres qu'il a co-écrits avec l'auteur hullois Marc Robitaille. Il sera surtout là pour parler baseball avec tous les passants qui trouvent que l'hiver ne passe pas assez rapidement.

Ensemble, MM. Doucet et Robitaille ont rédigé Il était une fois les Expos. Ils ont eu besoin de s'étendre dans deux briques de plus de 600 pages pour bien raconter la défunte organisation montréalaise. Le premier tome a été publié en 2009. Le deuxième, en 2011.

Quand il s'est rendu compte qu'il n'avait pas tout dit, M. Doucet a repris la plume afin d'écrire les anecdotes les plus personnelles de ses 36 années à titre de descripte. Son auto-biographie, Mémoires d'un micro, est parue en 2014.

Il jure que c'est fini, maintenant.

Il travaille à la traduction d'une biographie de Pedro Martinez, mais il a fait le tour de ses souvenirs.

Et s'il fallait que le rêve devienne réalité et que Nos Amours ressuscitent, il n'a pas l'intention de reprendre le collier. «Quelqu'un d'autre devrait se charger de raconter leur histoire», me disait-il, quand je l'ai contacté, vendredi.

C'est presque dommage.

Au bout du fil, la voix n'a pas changé.

L'homme semble tout aussi animé, tout aussi passionné. Toujours aussi amoureux d'un sport qui lui a permis de voyager aux quatre coins de l'Amérique du Nord pendant 36 belles années.

Il serait encore capable d'égayer nos étés.

Il n'a sans doute plus besoin de ça.

L'homme a sans doute souffert autant que nous quand les Expos ont quitté. Non, ce n'est pas vrai. Il a sans doute souffert plus que nous dans les dernières années, quand ce club jadis important est mort dans l'indifférence générale.

En ce sens, l'improbable et inattendue montée de popularité du baseball dans les deux ou trois dernières années au Québec le comblent.

Fut un temps où seuls les nostalgiques d'un certain âge venaient à sa rencontre pour jaser de Rusty Staub, Al Oliver ou Dennis Martinez.

Dernièrement, il remarque que son auditoire s'élargit. Il est heureux de rencontrer ces jeunes adultes dans la vingtaine, qui n'ont pas vraiment connu les Expos, mais qui ont développé le goût du «passe-temps» national des Américains.

Les télédiffuseurs, qui ont abandonné Montréal et ses amateurs de balle au début des années 2000, ont recommencé à diffuser des matches massivement afin de meubler leur programmation estivale.

Finalement, il suffisait de montrer des matches aux jeunes pour qu'ils aient le goût d'en regarder.

«Quand t'as 20 ans et que tu fais des projets, il y a de fortes chances qu'ils finissent par se réaliser. Moi, j'aurai 76 ans dans quelques semaines. La santé est bonne, Dieu merci. N'empêche qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver. Disons qu'à mon âge, on se fixe davantage de buts à court terme...»

Dans le court terme, M. Doucet ne risque pas de s'ennuyer. TVA Sports vient de lui accorder un contrat d'une durée de deux saisons. Il pourra décrire, dans le confort d'un studio, une soixantaine de matches par année.

***

Parlant de baseball... Les Champions d'Ottawa planifient une conférence de presse, mercredi prochain. Il sera question de la tournée nord-américaine d'une formation d'élite cubaine. 

Les joueurs de la plus grande île des Caraïbes se frotteront à quelques équipes de la Ligue Can-Am durant leur voyage. Ils seront de passage au parc RCGT à la mi-juin.

Je ne sais pas pour vous, mais chez nous, ça sent déjà - un peu - le gazon fraîchement coupé.

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