Ce que Bryan nous dit...

Depuis le jour où Bryan Murray a reconnu... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Depuis le jour où Bryan Murray a reconnu publiquement qu'il combat un cancer, les tâches de son bras droit Pierre Dorion ont considérablement changé.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Pour un homme qui ne veut pas trop en dire, Bryan Murray parle beaucoup.

Chaque fois qu'on lui demande de parler de son avenir, le directeur général des Sénateurs répond que le moment n'est pas bien choisi. Qu'il nous fera part de ses décisions en temps et lieu.

Puis, c'est immanquable. Il s'empresse de nous laisser des indices qui nous laissent croire qu'il est prêt à céder son trône.

Un exemple? Mercredi, à Vancouver, le vétéran collègue Gord Wilson, de TSN 1200, lui a demandé s'il s'apprêtait à vivre sa dernière date limite des transactions.

Après lui avoir reproché de poser des «questions pièges», Murray a répondu qu'il allait bientôt «faire passer sa famille en premier, chose qu'il n'a pas fait souvent au fil de sa carrière».

Le directeur général d'un club de la LNH peut facilement bosser entre 50 et 60 heures par semaine durant la saison forte. Même durant la saison morte, les pauses sont rares. Ce n'est clairement pas un emploi tout indiqué pour un homme qui souhaite accorder la priorité absolue à sa famille.

Un autre exemple? Vers la fin de la conférence de presse qui a suivi l'acquisition de Dion Phaneuf par voie de transaction, il y a environ deux semaines, je crois que c'est Dan Seguin, de CBC, qui s'est risqué.

«Peu importe ce que je décide de faire, l'an prochain, je vais continuer à rôder dans les environs», a-t-il répondu.

Selon le contrat de quatre ans paraphé en janvier 2014, le mandat de directeur général de Murray prend fin l'été prochain. L'homme de Shawville doit ensuite demeurer associé à l'organisation des Sénateurs pendant deux années de plus, dans un rôle de conseiller spécial aux opérations hockey.

Un dernier élément qui me permet de croire qu'on se dirige vers un changement au sommet de la pyramide. Dans un entretien avec TSN, plus tôt cet hiver, le propriétaire Eugene Melnyk a indiqué qu'il n'y avait pas le feu. Il a dit que son ami Bryan pouvait prendre tout le temps voulu de réfléchir à son avenir. Il a ensuite dit que, de toutes façons, le dg d'expérience avait déjà pris soin de préparer sa succession.

Voilà un autre message qu'on peut facilement déchiffrer.

Depuis le jour où Murray a reconnu publiquement qu'il combat un cancer, les tâches de son bras droit Pierre Dorion ont considérablement changé.

Il a réduit de beaucoup ses voyages et ses missions de dépisteur. Il accompagne désormais le «grand club» dans la plupart de ses déplacements.

L'été dernier, Dorion s'est impliqué à fond dans les négociations de contrat avec les joueurs autonomes avec compensation. Il a été particulièrement actif dans le dossier de Mika Zibanejad et dans celui de Mark Stone.

Aussi bien dire qu'il est en formation.

Je ne suis pas dans le secret des dieux. C'est ma simple lecture des faits. S'il y a un directeur général franco-ontarien dans la LNH, l'automne prochain, personne ne tombera en bas de sa chaise.

***

Nous voici rendus dans le dernier droit. Un court week-end nous sépare de la date limite des transactions.

Là, encore, je trouve que Bryan Murray ne fait pas d'énormes efforts pour masquer son jeu.

Quand il dit qu'il a des «idées» concernant «des joueurs qui n'ont plus beaucoup de temps de glace chez nous», il est assez facile d'identifier ceux qui sont susceptibles de quitter Ottawa d'ici lundi.

À pareille date, l'an dernier, Patrick Wiercioch était le défenseur numéro quatre chez les Sénateurs. Depuis l'acquisition de Phaneuf, c'est à peine s'il joue un match sur deux.

À l'attaque, Shane Prince a obtenu une belle vitrine pour se faire valoir entre la mi-décembre et la mi-février. Il n'a visiblement pas convaincu ses patrons, puisqu'il a passé un cinquième match consécutif dans les gradins, jeudi.

Ryan Dzingel et Nick Paul l'ont visiblement délogé.

Prince et Wiercioch sont deux anciens choix de deuxième ronde. Ils sont tous les deux âgés dans la jeune vingtaine. Il doit bien y avoir quelqu'un, quelque part, qui serait prêt à leur accorder une seconde chance.

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