Heureux problème

Mathieu Bellemare... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Mathieu Bellemare

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE/ Déjà, trouver un bon gardien de buts au hockey s'avère une tâche difficile. Combien de choix de repêchages sont gaspillés, combien de transactions sont bâclées chaque année par des soi-disant experts, convaincus d'avoir déniché la perle rare?

Dans cette optique, nous n'avons peut-être pas assez parlé du travail accompli par Benoît Groulx et son adjoint Stéphane Proulx chez les Olympiques, cette saison.

En quelques mois, ils ont mis la main sur deux gardiens de talent.

Quand Alex Bureau a décidé tout bonnement d'annoncer sa retraite, au beau milieu du mois d'août, ils ont parié sur Mathieu Bellemare. Quand Bellemare a eu besoin d'un meilleur partenaire, aux Fêtes, ils lui ont offert Mark Grametbauer.

Bellemare et Grametbauer, deux recrues de 17 ans, occupaient mardi matin les positions numéro deux et trois au classement des meilleurs gardiens de la LHJMQ. L'équipe se retrouverait-elle dans le top-10 de la Ligue canadienne de hockey, aujourd'hui, sans eux?

Poser la question, c'est probablement y répondre.

Les choses vont tellement bien devant le filet à Gatineau que ça pourrait devenir un problème avant longtemps. Si ça se trouve, c'est déjà un peu, un problème.

Mardi matin, dans son bureau, Groulx disait que Grametbauer est toujours là pour «épauler» Bellemare.

Je lui ai répondu qu'un gardien capable de battre un club de tête, sur la route, ne se contente pas «d'épauler». Il envoie des messages. Il s'affiche comme un gars qui mérite de jouer sur une base régulière.

«Un peu de compétition, ce n'est jamais mauvais», a-t-il réagi.

C'est vrai que, pour l'instant, la «problématique» des gardiens est encore jeune. Nous sommes encore à l'étape où c'est un heureux problème. Bellemare, répète Groulx, a été le «joueur le plus utile à son équipe» durant la première moitié de la saison.

Tant que son entraîneur tiendra ce discours, on devine que le kid n'a pas à s'inquiéter. Il n'a pas à craindre de perdre son poste.

Et puis... Quelque chose me dit qu'il est capable d'en prendre.

Je ne m'appuie pas sur grand-chose. Je suis débarqué dans mes fonctions de chroniqueur il y a quelques semaines à peine. J'ai rencontré le jeune Bellemare pour la première fois, mardi. Je lui ai jasé pendant une dizaine de minutes à l'extérieur du vestiaire, après sa séance d'entraînement.

Au premier contact, il semble mature. Et sûr de lui. Plus que ne devrait l'être un jeune homme de 17 ans.

Je m'attendais à rencontrer un jeune batailleur, qui a passé sa vie à se battre contre les préjugés. Il ne mesure pas tout à fait cinq pieds et 10 pouces. Il a grandi dans un monde où, pour bien des pseudo-experts, il faut mesurer plus de six pieds et cinq pouces pour bien couvrir tout un filet.

Mais au fond, pourquoi s'en ferait-il avec l'opinion de ces pseudo-experts?

Ses 24 victoires et sa moyenne de buts alloués de 2,54 disent pas mal tout ce qu'on a besoin de savoir à son sujet à l'heure actuelle.

Pour le reste, on vous le répète, il a la confiance de son coach. Groulx l'a dit, justement, mardi. Un gardien de six pieds et cinq pouces, c'est bien.

Un gardien qui arrête la puck, c'est encore mieux.

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