Quand la flamme arrête de brûler

J'ai grandi à Laval, à moins de 15 minutes... (Archives La Presse)

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J'ai grandi à Laval, à moins de 15 minutes de route du vieux Colisée. Pendant toute ma jeunesse, le Titan a été mon équipe de hockey favorite, toutes catégories confondues.

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CHRONIQUE / Ainsi donc, les Olympiques viennent de disputer le 3000e match de leur histoire.

Le moment me semble bien choisi pour vous faire une confidence. Même si j'ai surtout couvert la LNH depuis le début de ma carrière, je ne serais probablement pas devenu journaliste sportif sans la LHJMQ.

J'ai grandi à Laval, à moins de 15 minutes de route du vieux Colisée. Pendant toute ma jeunesse, le Titan a été mon équipe de hockey favorite, toutes catégories confondues.

La plus belle récompense, après un mois d'efforts sur les bancs d'école, c'était un billet pour assister à un match du vendredi soir.

J'aimais le Titan à cause de Sylvain Couturier, Denis Chalifoux et Martin Lapointe. J'aimais surtout Gino Odjick. À cause de l'impressionnante coupe de cheveux de type mohawk qu'il arborait durant les séries.

Je ne portais pas nécessairement les frères Morrissette dans mon coeur. Je détestais avec passion la grosse bannière «House of Pain» qui pendait du plafond. Quelle honte.

J'avais un petit faible pour les rivaux de Hull.

Ils étaient faciles à battre!

C'est une blague. Pas besoin de me mitrailler de courriels pour me rappeler que votre club a gagné la bataille la plus importante parce qu'il existe toujours.

J'en suis parfaitement conscient.

Le Titan a disparu au terme de la saison 1997-1998. Enfin, il existe encore. Mais ce n'est plus la même chose. Le club qui porte le même nom, au Nouveau-Brunswick, et qui a connu une seule saison gagnante au cours des huit dernières années n'a rien à voir avec celui qui a bercé mon enfance.

C'est de ça dont j'aurais le goût de vous jaser, alors que vient de se terminer cette journée mémorable.

Trois mille parties, c'est exceptionnel. C'est quelque chose qui se souligne.

Pouvez-vous affirmer avec assurance que les Olympiques disputeront 3000 matches de plus en Outaouais?

Non? Êtes-vous seulement confiants de les voir atteindre le plateau des 3500 rencontres, alors?

C'est bien ce que je pensais.

Je n'ai pas eu beaucoup la chance d'écrire sur le hockey junior majeur dans les pages de mon journal. Je lis quand même presque tout ce qu'on écrit sur les Olympiques. Je suis à l'écoute, aussi. Il n'est pas difficile, ces jours-ci, de trouver des amateurs de hockey junior qui s'inquiètent et qui ont le goût de se confier.

Vous savez quoi? Leur discours ressemble beaucoup à celui des partisans lavallois, au milieu des années 1990.

À une certaine époque, à Laval, on a commencé à se sentir à l'étroit dans notre vieil aréna. On trouvait les billets chers. On avait du mal à s'entendre avec les propriétaires.

Vous allez me dire que les Olympiques ne connaîtront pas le même sort que le Titan parce que vous ne pouvez pas imaginer la LHJMQ sans une concession dans l'Outaouais.

On se disait la même chose, sur l'île Jésus, il y a 20 ans.

Aujourd'hui, un club senior loge au Colisée. Le club école du Canadien de Montréal va bientôt emménager dans la nouvelle Place Bell. Le junior, là d'où je viens, c'est un lointain souvenir.

***

Un ami passionné de hockey junior m'a fait remarquer un truc en début de semaine.

Lundi prochain, à l'occasion du Jour de la famille en Ontario, les 67's d'Ottawa vont disputer un match en après-midi. Parce qu'ils s'attendent à jouer devant une foule un peu plus jeune que d'habitude, les dirigeants ont songé à un petit cadeau. Ils offriront une veilleuse aux couleurs de l'équipe aux 2500 premiers enfants qui franchiront les tourniquets de la Place TD.

Quelle merveilleuse façon d'accueillir des fans qui, dans bien des cas, assisteront à leur premier match de hockey junior.

En franchissant les tourniquets du «Vieux Bob», vendredi, les jeunes et les moins jeunes fans n'ont pas reçu des tas de cadeaux. Une petite épinglette commémorative commémorant l'événement a été confectionnée. Elle était en vente dans la boutique de souvenirs. Ceux qui voulaient se la procurer dans un boîtier souvenir devaient débourser la jolie somme de 28,75$. On avait quand même pensé à ceux qui ont des budgets un peu plus serrés. L'épinglette toute nue, sans son boîtier, se détaillait aux environs de 12$...

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