Centre numéro deux?

Jean-Gabriel Pageau a inscrit un but et a... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau a inscrit un but et a récolté deux mentions d'aide, lundi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / À peu près tout le monde sait comment l'histoire a débuté. Bryan Murray et Pierre Dorion s'étaient rendus sur la rue Carillon pour assister à un match de séries entre les Olympiques de Gatineau et les Sea Dogs de Saint-Jean, au printemps 2011. Ils voulaient observer le numéro 11 du club des Maritimes, Jonathan Huberdeau.

En quittant le «Vieux Bob», à la fin de la soirée, le directeur général a donné à son recruteur-chef le mandat de repêcher le numéro 11 de Gatineau, aussi. Jean-Gabriel Pageau lui était tombé dans l'oeil.

Il y a cet autre épisode qui me revient à l'esprit. Début octobre 2014, Murray venait de renvoyer une fois de plus Pageau dans les mineures et ça semblait l'affecter. Une simple histoire de contrats, avait-il expliqué. Il mériterait d'entreprendre la saison avec nous.

Ça m'avait poussé à lui poser une question. À votre avis, M. Murray, à quoi ressemblera votre protégé quand il aura atteint son apogée?

«Son potentiel est très, très élevé», s'était-il contenté de répondre.

Ce qui nous ramène au moment présent. À son 141e match en carrière, lundi, le Gatinois était le centre numéro deux des Sénateurs.

Il a lui-même l'air de ne pas trop croire qu'il est rendu là.

«Je ne sais pas trop combien de temps ça va durer», a-t-il déclaré au moins une bonne demi-douzaine de fois lors de sa rencontre avec les journalistes en fin de matinée.

Et si c'était le fauteuil qui l'attendait à moyen terme? J'ai longtemps pensé que Pageau était à sa place en tant que troisième centre dans la LNH. Un gars qui peut bien remplir un rôle défensif et dépanner pendant de courtes périodes pendant des blessures peut connaître une longue et fructueuse carrière.

Sauf que dans un quatrième match consécutif, lundi, il a pivoté le trio le plus efficace de son équipe. Depuis le jour où on lui a donné la chance de jouer avec Mark Stone, il totalise sept points.

Il serait facile de conclure que Stone est le grand responsable des succès de son trio.

Quand il est en forme, il a le don de bien faire paraître ses partenaires de jeu. On s'en est rendu compte, l'an dernier.

Sauf que le numéro 61 n'est pas de cet avis. Le joueur de Winnipeg se dit inspiré par la fougue de son nouveau centre.

«C'est souvent lui qui donne le ton à nos meilleures présences sur la patinoire», argue-t-il.

La récente production à l'attaque de Pageau? Toujours selon Stone, il ne faut pas être surpris. «Il a réussi à récolter une vingtaine de points en 50 parties, et je vous rappelle qu'il n'a pratiquement pas eu la chance de jouer durant les attaques massives. Faut le faire.»

***

Parlant de Stone...

Autant il peut bien s'entendre avec Pageau ces temps-ci, autant il ne porte pas son colocataire dans son coeur.

Ça se comprend.

Le coloc, c'est Curtis Lazar.

Stone est un type très réservé. Il développe parfois des tics nerveux quand il doit prendre la parole en public. Lazar, c'est le contraire. Il affiche une belle naïveté juvénile.

En direct sur les ondes de Hockey Night in Canada, samedi soir, le kid a un peu trop parlé.

Il n'avait pas besoin de dire qu'il avait inscrit son premier but en trois semaines quelques heures après avoir donné un billet de 50$ à un mendiant au centre-ville. Il n'avait surtout pas besoin de dire qu'il avait piqué cette idée à son pote. Stone ne voulait pas de cette publicité. Il ne voudrait surtout pas que le mot se passe et qu'on essaie par la suite d'abuser de sa générosité.

D'ailleurs, on a tenté de parler de cette histoire dans le vestiaire, lundi matin. Il y a clairement un malaise. Personne ne veut commenter.

C'est bien dommage.

Si jamais un autre joueur cherche à se sortir d'une léthargie en posant une vraie bonne action, eh bien... Je connais quelqu'un qui a besoin d'aide. Ce n'est pas vraiment un itinérant. C'est un chroniqueur sportif. Il n'a pas tant besoin d'argent, mais il aura une clôture à repeinturer l'été prochain. Il suffit de me demander, je me ferai un plaisir de vous mettre en contact avec lui.

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