Que sont-ils devenus?

Andrew Hammond n'a pas tout fait seul l'an... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Andrew Hammond n'a pas tout fait seul l'an dernier.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / On va se le dire une fois de plus. Les Sénateurs l'ont fait, l'an dernier. Ils ont réussi à remonter la pente dans les 30 derniers matches de la saison pour se faufiler jusqu'aux séries.

Vous savez comment ils ont fait?

Oui, je vous l'accorde. Il y avait la magie du Hamburglar. Il est évident que le jeune gardien, sorti de nulle part, jouait au-dessus de ses moyens. L'équipe pourrait continuer d'exister pendant un siècle sans jamais revivre une histoire comme celle-là.

Il y a quand même un truc qu'on semble oublier.

Andrew Hammond n'a pas tout fait seul.

Dans l'ombre du gardien qui collectionnait les victoires poussait un noyau de jeunes leaders qui faisaient les choses correctement.

Il y avait Mark Stone, le nouveau roi des revirements provoqués qui avait le don de marquer le gros but au moment opportun.

Il y avait Jean-Gabriel Pageau et Curtis Lazar, qui nous semblaient très jeunes pour jouer dans un troisième trio jugé défensif. Pourtant, ça fonctionnait.

Il y avait Mark Borowiecki, qui figurait soir après soir parmi les meneurs au chapitre des mises en échec et des lancers bloqués, même s'il était le défenseur le moins utilisé par les entraîneurs.

Il y avait enfin Cody Ceci, la force tranquille du groupe.

Probablement celui, parmi tous les joueurs originaires d'Ottawa, qui semble le plus heureux d'évoluer dans sa région natale.

Ces cinq joueurs de caractère avaient ceci en commun: ils semblaient jouer pour les bonnes raisons. Ils étaient motivés par la poursuite de l'objectif commun. Ils étaient visiblement fiers de ce qu'ils étaient en train d'accomplir.

Je me souviens fort bien d'avoir pensé, à ce moment-là, que la direction avait hérité d'un fichu beau noyau autour duquel elle pouvait construire une solide identité organisationnelle. Me suis dit qu'en accumulant de l'expérience, ces joueurs prendraient de plus en plus de place. Qu'ils entraîneraient probablement d'autres joueurs dans leur sillon. Me suis surtout demandé si, en 25 ans, les Sénateurs avaient déjà compté sur un groupe de joueurs de caractère comme celui-là.

Un an plus tard, j'écoute Dave Cameron nous dire qu'à l'origine des problèmes de son équipe, il y a un manque de fierté. Je ne peux m'empêcher de me gratter la tête.

La fierté, ce n'est pas quelque chose qui va et qui vient. Tu l'as ou tu ne l'as pas, il me semble.

Le coach ne voit pas les choses ainsi. Il m'a répondu hier que c'est un processus individuel. Qu'il est payé pour attiser le feu, pour s'assurer que ses protégés continuent de jouer de la bonne manière.

«Toutes les équipes qui connaissent du succès, peu importe le sport, ont ceci en commun. Elles puisent toutes une certaine fierté dans leur jeu en défensive. Ce n'est pas notre cas cette saison», qu'il a dit.

Cameron et moi, on s'entend toutefois sur un truc. Pas question d'utiliser les blessures comme excuse. Bien d'accord. Sans Clarke MacArhur, Milan Michalek et Kyle Turris, son équipe pourrait gagner plus souvent.

Les membres du jeune noyau du printemps 2015 sont toujours en santé, à sa disposition. Il peut encore s'appuyer sur eux.

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