Survivre au Crashed Ice

Le Droit n'a pas hésité à envoyer ses... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

Agrandir

Le Droit n'a pas hésité à envoyer ses deux journalistes les plus braves quand le moment d'essayer la piste du Red Bull Crashed Ice est venu.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / Aucune visite à l'hôpital n'a été nécessaire. À la grande surprise, le corps a résisté à la descente extrême dans les écluses du canal Rideau.

Pas de fracture ni de commotion. Et surtout, les mains, gagne-pain de tout journaliste, sont demeurées intactes. Ce qui a permis de rédiger une chronique sur le Crashed Ice, le gros événement de la semaine à se dérouler à Ottawa dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de la Confédération.

Le Droit a pu essayer une portion du parcours de 375 mètres, celui de la fin. La moins casse-cou du lot.

Il y avait moi, le type qui fêtera bientôt ses 40 ans et le collègue Julien Paquette, qui baigne encore dans la vingtaine. Un collègue de TVA, encore plus jeune que nous, Simon-Pier Ouellet, avait aussi pris son courage à deux mains par ce premier jeudi soir de mars.

Tous des gars agiles sur des patins. Tous des gens qui aiment l'aventure.

Mais celle-là, elle allait être la plus impressionnante en deux décennies au journal. Voir même plus intimidante que ce saut en parapente effectué à l'escarpement Eardley à la demande d'un patron à la fin des années 1990.

***

Julien Paquette et Martin Comtois... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 5.0

Agrandir

Julien Paquette et Martin Comtois

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Il était 19 h 45. Le vent poussait le mercure à moins 18 degrés Celsius quand la réalité a frappé. C'était le temps de fouler l'intrigante glace dotée de nombreux sauts et virages.

La première bonne nouvelle ?

On nous épargnait le départ doté d'une descente la plus accentuée du circuit international.

La seconde bonne nouvelle ?

Il y avait deux dames, non loin, qui étaient vêtues des manteaux rouges réservés à l'équipe des premiers soins. Ça rassure un brin. Car le doute s'installe tranquillement en voyant quelques pros débarquer devant nous. Certains étaient tombés en piste en tentant des culbutes...

Il y avait l'Américain Derek Wedge, avec ses longues tresses, qui venait de compléter l'entraînement. Le jeune Olivier Larouche aussi.

Vêtu de ses couleurs du Québec, il s'est assis devant nous. C'est un produit de la Côte-Nord qui étudie à Trois-Rivières.

Pourquoi ne pas lui demander un conseil ? Ça pourrait peut-être nous éviter une blessure.

« Bonne chance, a-t-il lancé en riant.

Ce n'est pas une piste facile», a-t-il ajouté quelques secondes plus tard.

Larouche avait raison. L'expérience a duré cinq minutes.

CHRONIQUE / Aucune visite à l'hôpital n'a... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 6.0

Agrandir

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Cinq minutes pendant lesquelles le sourire est resté accroché au visage. Mais cinq minutes marquées surtout par cinq chutes, peut-être six.

À un certain moment, on arrête de compter...

La dernière chute a marqué la fin de ma courte carrière sur le circuit Crashed Ice. Une décision qui semblait bien accueillie par Claudio Caulori, un ancien patineur élite sur place pour superviser la descente.

La performance ne passera pas à l'histoire. Sauf qu'elle permet de mieux saisir ces kamikazes qui vont se taper le tracé à des vitesses nettement plus folles que celle des journalistes, qui avaient des allures de chauffeurs du dimanche.

Les pros, eux, atteindront le cap des 70 km/h vendredi et samedi.

Ils sont braves ces Wedge, Larouche et compagnie. Ils s'avèrent aussi un peu fous.

Mais surtout, ce sont d'excellents athlètes. À commencer par leur équilibre tellement sollicité ici et là.

L'ami Paquette a comparé l'expérience à tenter une descente debout sur un crazy carpet. Il a tellement raison.

Quoi d'autre doit-on retenir ?

Ottawa semble déjà bien savourer cette première visite du Crashed Ice.

Il y a des affiches partout en ville. Puis la centaine d'athlètes ne passe pas inaperçue sur le marché By avec ses tuques et vêtements aux couleurs de Red Bull.

Les organisateurs s'attendent à voir 30 000 personnes sur le site des écluses en vue des finales samedi soir. Certaines parlent déjà de ramener l'événement dans trois ans.

À y penser, trois ans, ça nous donnerait amplement de temps à s'entraîner. À glisser debout sur un crazy carpet afin d'attaquer à nouveau la piste en 2020...




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer