Aucun miracle en vue

Le Rouge et Noir d'Ottawa s'entraîne en vue... (Frank Gunn, La Presse canadienne)

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Le Rouge et Noir d'Ottawa s'entraîne en vue de la 104e édition du match de la coupe Grey, qu'il aborde dans le rôle du négligé.

Frank Gunn, La Presse canadienne

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CHRONIQUE - PRÉDICTION / Toute la semaine a été consacrée à essayer de prédire une victoire du Rouge et Noir et une parade de la coupe Grey à Ottawa.

La conclusion après cinq journées de réflexion, à scruter les alignements et discuter avec des dirigeants des autres clubs de la Ligue canadienne de football ? Il n'y a aucune raison qui laisse croire à un miracle, dimanche, sur le bord du lac Ontario.

Chez les Stampeders, il y a trop de points d'exclamation. Chez le Rouge et Noir, il y a trop de points d'interrogation.

Calgary (15-2-1) a conservé la deuxième meilleure fiche dans l'histoire de la LCF en saison régulière. « Et ce n'est pas un coup de chance. Ce club-là, il est bon. Très bon, soulignait le coordonnateur défensif, Mark Nelson.

«Pour les vaincre, il faudra être parfait.»

La perfection, c'est bien le dernier mot qui vient en tête quand vient le temps de décrire l'édition 2016 du Rouge et Noir... Quant aux Stamps, c'est l'équipe qui a marqué le plus de points en saison régulière. Elle en a accordé aussi le moins.

Elle frappe tôt et fort, dominant leurs adversaires 138-58 au premier quart. À quinze reprises cette saison, elle menait après 15 minutes de jeu.

Donc, si Ottawa tire de l'arrière, aussi bien tirer la plogue.

Les Stamps, c'est Bo Levi Mitchell, joueur par excellence de la LCF. «Il est de loin le meilleur quart-arrière avec lequel j'ai joué. Meilleur que Ricky Ray et Anthony Calvillo», a même lancé son coéquipier, Jerome Messam.

C'est aussi une défensive qui a réussi 52 sacs en 2016, un sommet.

Ça tombe mal. Ottawa est un des clubs dont les quarts ont été les plus souvent plaqués derrière la ligne de mêlée.

Et il y a un truc qui fait peur. Aucune avance n'est assez importante chez le Rouge et Noir, qui a souvent permis à ses adversaires de revenir de l'arrière depuis le mois de juillet.

Puis quelle version de Henry Burris se pointera ? La bonne qui multiplie les passes rapides ou celle qui hésite et devient victime de revirements coûteux.

Peu de gens ont confiance en ses coéquipiers et lui. Et avec raison. L'équipe a bien failli échapper la finale de l'Est contre Edmonton, le week-end précédent.

•••

En écrivant ceci vendredi matin, un homme nous a fait douter pendant de longues minutes. Mike Sutherland regardait le dernier entraînement régulier du Rouge et Noir dans un paisible quartier de Toronto.

Le journaliste lui a demandé pourquoi Ottawa gagnerait la coupe Grey. «La pression est énorme sur les Stampeders. Ils n'ont pas le droit de perdre», a-t-il noté à un certain moment.

Oui, Sutherland portait son chandail aux couleurs de l'équipe. C'est un fidèle employé.

Mais le Franco-Ontarien s'avère aussi la personne la mieux placée pour comprendre ce que ressentent les joueurs de Calgary. «Je l'ai vécu à deux reprises en tant que joueur au sein d'équipes largement favorites», a-t-il souligné.

Chaque fois, ses coéquipiers et lui ont perdu. D'abord en 2000 chez les Alouettes, puis l'année suivante chez les Blue Bombers. Deux des plus grandes surprises dans les annales de la LCF.

«À Montréal, nous avions une belle formation qui avait fini avec une fiche de 13-5. Nous avions Tracy Ham et Mike Pringle. Nous avions gagné plusieurs prix au gala de la ligue. Par miracle, les Lions s'étaient rendus en finale avec une fiche de 8-10 et ils nous avaient battus...

«La saison suivante, je prends la route de Winnipeg chez les Bombers. Nous terminons avec 14 victoires et seulement quatre défaites avec les Khari Jones, Charles Robert et Milt Stegall. Personne n'est capable de nous arrêter en saison. Nous arrivons au match de la coupe Grey et nous perdons contre Calgary, qui avait gardé une fiche de 8-10.»

L'ancien joueur de ligne offensive prend une pause, puis répète le message martelé par le Rouge et Noir, auteur de huit victoires aussi en saison régulière. «N'importe quoi peut survenir dans un match. Des revirements, des placements ratés», a-t-il énuméré.

Quinze ans plus tard, est-ce qu'Ottawa imitera Calgary en créant à son tour la surprise ? Mike Sutherland y croit, nous beaucoup moins.

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