Le Rouge et Noir répétera son succès

Arnaud Gascon-Nadon fait partie d'un groupe de nouveaux... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Arnaud Gascon-Nadon fait partie d'un groupe de nouveaux joueurs qui vont faire oublier les Capicciotti, Lemon, Shologan, Johnson et Thompson, qui ont quitté le Rouge et Noir pendant l'hiver.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Chumbawamba, Aqua, A-Ha et les Dexys Midnight Runners. Quatre groupes musicaux qui ont tous connu un succès sans lendemain dans les années 1980 et 1990.

Plusieurs experts croient que le Rouge et Noir s'avère leur équivalent dans la Ligue canadienne de football (LCF). Que la jeune franchise est un « One-Hit Wonder ». Qu'il ne pourra pas répéter sa saison de rêve de 2015 marquée par un titre de division et une participation au match de la coupe Grey.

Ottawa aurait été « chanceux » selon eux. Le club n'aurait jamais gagné 12 de ses 18 parties si les Tiger-Cats de Hamilton, les Argonauts de Toronto et les Alouettes de Montréal n'avaient pas perdu leur quart-arrière partant. La nouvelle saison qui commence samedi à Edmonton sera longue, disent-ils, car l'équipe a perdu plusieurs morceaux en défensive.

Les Capicciotti, Lemon, Shologan, Johnson et Thompson sont partis.

Notre position, celle du gars qui suit les activités du Rouge et Noir depuis le début du camp d'entraînement ? Ces gens se trompent.

Ces cinq joueurs sont excellents. Mais la direction a trouvé des remplaçants qui vont surprendre. Un d'eux ? Le rapide ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon, qui pourrait même dominer au chapitre des sacs. À nos yeux, Capicciotti et lui, c'est l'équivalent de quatre trente sous pour une piastre.

L'an dernier, ce journaliste-ci avait prédit 10 à 11 victoires si l'équipe trouvait un botteur digne de ce nom. Chris Milo s'est pointé en juillet dans la capitale. Puis tôt en septembre, ce fut une autre prédiction. Que cette même formation trouverait une façon de participer au match de la coupe Grey.

Les collègues anglophones ont bien ri jusqu'au début du mois de novembre, quand on sentait qu'il y avait bel et bien quelque chose de spécial à Ottawa.

C'est le temps de l'année de ressortir cette boule de cristal qui, avertissement, n'est tout de même pas parfaite. Elle avait prévu une parade sur la rue Bank...

On lui fait tout de même confiance.

 Après l'avoir zieuté, elle nous montre une autre saison marquée par quatre receveurs qui accumuleront 1000 verges et plus. Les Williams, Ellingson, Sinopoli et Jackson feront taire les Alouettes de Montréal, qui clament miser sur le meilleur groupe de receveurs.

Le vieux Henry Burris a démontré l'an dernier qu'il n'était pas au bout du rouleau. Cet été, un autre truc le motive. L'équipe a embauché Trevor Harris afin de lui succéder en 2017.

Une décision qui a fouetté le vétéran quart-arrière, qui joue toujours mieux quand il a une crotte sur le coeur. Et celle-là, elle est grosse.

Pourquoi prédire une autre saison de 12 victoires et le premier rang au Rouge et Noir ? Sa ligne à l'attaque. Elle possède encore SirVicent Rogers et Jon Gott, tous deux élus sur l'équipe d'étoiles de la LCF.

Il y a tout de même des points d'interrogation. En fait, trois.

Est-ce que Travon Van s'avère un porteur de ballon numéro un ? Est-ce que Chris Milo peut être aussi fiable que la saison passée ? Et surtout, est-ce que le Rouge et Noir pourra miser enfin sur un rendement respectable de ses unités spéciales ? On se dit que ça ne pourrait jamais être aussi pire que l'an Un et Deux... que l'équipe finira bien par inscrire un touché sur un retour de botté.

Les cinq prochains mois offriront la réponse.

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