Le Rouge et Noir surprendra

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, a... (Ryan Remiorz, PC)

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L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, a profité de la dernière pratique de l'équipe pour motiver ses joueurs.

Ryan Remiorz, PC

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CHRONIQUE / Sortez vos chaises pliantes. Il y aura une parade au centre-ville d'Ottawa. Et ce ne sera pas pour souligner la venue du père Nöel.

Ça fêtera plutôt le Rouge et Noir et sa conquête de la coupe Grey. Voilà la prédiction en vue de cette 103e finale de la Ligue canadienne de football.

Ottawa causera la surprise en défaisant les Eskimos d'Edmonton, qui ont gagné leurs neuf dernières parties.

Elle est osée la prédiction. Mais elle vient du gars qui a vu juste... en septembre

«Pourquoi pas la coupe Grey?» a-t-on titré en parlant que les astres commençaient à s'aligner pour l'équipe. Nos collègues anglophones la trouvaient bien drôle.

L'attaque commençait à détruire les clubs adverses. La défensive se moquait des quarts ennemis.

La seule chose qui inquiétait à l'époque s'avérait les carences des unités spéciales. Lors de la finale de l'Est, Ottawa a connu sa meilleure sortie de 2015 pour les bottés de dégagement, les placements et surtout à contrer les retours adverses.

Le meilleur spécialiste de la LCF, Brandon Banks, a été réduit au silence.

De quoi encourager le Rouge et Noir à la veille de son test ultime, dimanche, contre les Eskimos. Un club qui les a battus deux fois cette saison.

Pourquoi opter pour Ottawa quand tous les experts penchent vers Edmonton?

Parce qu'il mise sur le meilleur des deux quarts en Henry Burris. Tous les médias mentionnent que les champions de l'Ouest possèdent une défensive pouvant causer des maux de tête aux quatre receveurs membres du club des 1000 verges, Chris Williams, Brad Sinopoli, Ernest Jackson et Greg Ellingson.

Des gens oublient que la meilleure défensive se trouve plutôt chez le Rouge et Noir. Allez consulter les statistiques détaillées de la LCF. Elles ne mentent pas.

Ottawa possède aussi une carte cachée à l'offensive. Un joueur dont peu de gens ont parlé durant toute la semaine à Winnipeg.

Qui? William Powell. Depuis que l'équipe l'a muté au sein de l'alignement partant, il est le porteur de ballon le plus productif du circuit.

«Même quand un bloc n'est pas parfait devant lui, il réussit à se faufiler. Il excelle dans les espaces restreints», a fait remarquer avec justesse l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Le bras droit de Burris a gagné plusieurs matches pour le Rouge et Noir. Mais ça pourrait être les jambes de Powell qui mèneront l'équipe au podium pour accepter la coupe Grey.

Puis il y a Williams. Tôt ou tard, il va inscrire un premier touché sur un retour de botté. Il est passé bien près, le week-end dernier.

Et tôt ou tard, les Eskimos vont finir par perdre un match.

Ce sera une finale enlevante. Une joute qui se décidera au dernier quart. Et à l'image de toutes ces victoires dramatiques du Rouge et Noir au fil de la saison.

Burris, Powell et compagnie sont habitués à ces affrontements serrés. Il reste encore un peu de magie dans leurs souliers et épaulettes.

L'ancien quart étoile des défunts Rough Riders, Russ Jackson, a dit cette semaine que le Rouge et Noir était destiné à gagner. Impossible de contredire un membre du Temple de la renommée qui a gagné la coupe Grey à trois reprises durant les années 1960.

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