Le retour aux sources

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Mon collègue Sylvain St-Laurent et moi sur la galerie de presse des Sénateurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par cette dernière, sans tourner autour du pot: ceci est ma dernière chronique à titre de chef des sports du Droit, poste que j'ai occupé fièrement au cours des 11 dernières années presque exactement, ma première ayant été signée le 7 février 2005.

La bonne nouvelle est que je vais poursuivre mon association de 29 ans avec votre quotidien préféré en retournant aux sources, comme journaliste sportif sur le terrain.

Quand j'ai fait mes débuts à la section sportive en novembre 1987, je couvrais principalement les 67's d'Ottawa, et ensuite le football des Rough Riders dans la LCF. Plus tard, après avoir aidé à couvrir les débuts des Sénateurs dans la LNH et des Lynx au baseball AAA, j'ai passé une décennie à m'occuper de la couverture du hockey junior, autant les Olympiques que les 67's.

Être maintenant appelé à reprendre un beat, en jargon journalistique, c'est un changement d'affectation qui devrait me faire du bien alors que je me sentais un peu essoufflé - à court d'opinions à vous livrer en chronique.

Je ne ferai donc plus de montées de lait lorsque le dossier de l'aréna Robert-Guertin piétinera, comme ça a été le cas pendant toute cette décennie. Je n'aurai pas non plus à essayer de trancher entre les deux projets d'arénas et de développement des plaines LeBreton. Terminée, la rivalité avec le collègue de la page 8, Denis «la Bottine» Gratton, mon souffre-douleur préféré sur les terrains de golf de la région et lorsque vient le temps de faire des prédictions en séries de la LNH.

Je me sens certes privilégié d'avoir passé la dernière décennie à vous faire suivre mes péripéties sportives personnelles, mes «travaux de Gump», ainsi qu'à vous avoir offert mes opinions sur divers sujets ainsi que les parties des Sénateurs.

Surtout, j'ai aimé vous offrir des entrevues personnalisées avec nos acteurs de la scène sportive locale. C'était toujours un plaisir de recueillir les propos de Daniel Brière et d'Érik Bédard quand je leur cédais mon espace pour leurs propres chroniques. Ils ont tous deux mis fin à de belles carrières cette année; l'un dans la LNH, l'autre au baseball majeur. Je m'en voudrais de ne pas les remercier pour leur accessibilité et leur désir de partager leurs expériences avec les gens de leur patelin au fil des ans.

Il y en a d'autres également, comme les récipiendaires du titre d'athlète francophone de l'année dans la capitale nationale que j'ai décerné au fil de cette décennie, qui sont allés aux Ivanie Blondin, Caroline Calvé, Karol-Ann Canuel, Olivier Rochon, Claude Giroux, Dan Boyle, Russell Martin et Jean-Michel Ménard.

Et tous les autres athlètes du coin qui s'illustrent aux quatre coins du monde: les Derick Brassard, Alexandre Picard, Kevin Lalande et Martin St-Pierre au hockey, Phillippe Aumont au baseball, et j'en oublie.

En terminant, en ma qualité de chef de l'équipe des sports, j'avais la vie facile parce que les trois collègues qui travaillaient sous mes «ordres», Martin Comtois, Jean-François Plante et Sylvain St-Laurent, sont de véritables professionnels de l'information qui avaient besoin de bien peu d'encadrement. Mon principal problème était la plupart du temps d'essayer de leur trouver assez d'espace dans nos pages pour publier toutes les nouvelles que produisent ces véritables maniaques du sport. Un heureux casse-tête, quoi.

Ceux qui sont appelés à mettre les pièces de ce casse-tête en place, nos amis du pupitre chargés de la mise en page, m'ont aussi fait bien paraître plus souvent qu'autrement. Permettez-moi de nommer quelques-uns de ces travailleurs de l'ombre: Antoine Cremer, Guillaume St-Pierre, Sébastien St-Onge et le chef Mario Boulianne. Avant eux, il y avait eu entre autres les Jonathan Blouin, Simon Cremer et Jean-François Dugas, partis sous d'autres cieux. Et avant eux encore, les retraités François Drapeau et Denis Huppé.

Merci à eux et merci aussi au rédacteur en chef Jean Gagnon pour la confiance témoignée au cours de cette décennie et plus passée à la barre de cette belle section sportive.

Maintenant, je passe le flambeau à mon successeur qui saura le porter bien haut, pour paraphraser la devise d'un certain club de hockey montréalais qui en arrache présentement. Je suis convaincu qu'il donnera un nouveau souffle à votre section des sports en temps de grands bouleversements qui affectent le monde des journaux et les médias en général.

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