Joie et agonie

Alexandre Picard a pu célébrer la conquête de... (Courtoisie)

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Alexandre Picard a pu célébrer la conquête de la coupe Spengler du Canada avec sa conjointe Marika, son fils Liam et sa fille Léonie. C'était avant qu'il ne se blesse à son retour dans l'uniforme du HC Fribourg-Gottéron.

Courtoisie

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CHRONIQUE/ Alexandre Picard a célébré la fin de l'année 2015 sur la patinoire du Vaillant Arena de Davos, en Suisse, entouré de sa petite famille avec une médaille d'or du tournoi de la coupe Spengler autour du cou.

C'était le 31 décembre et il ne pouvait pas se douter que les voeux de bonne année et de santé pour 2016 ne lui serviraient pas à grand-chose trois jours plus tard quand il a recommencé à jouer avec son équipe de la Ligue nationale A de Suisse, le HC Fribourg-Gottéron.

Lors d'un match contre le SC Langnau, le défenseur gatinois a mal encaissé une mise en échec le long de la bande et il a subi une déchirure du ligament interne de son genou gauche, ce qui entraîne une absence de six à huit semaines.

«Ça fait partie de la vie d'un hockeyeur, mais ça fait vraiment ch... parce que j'avais une certaine confiance en revenant de la coupe Spengler. C'est la même blessure que j'avais déjà eue quand j'étais à Ottawa avec les Sénateurs, je me suis fait frapper et ma jambe gauche était en l'air, donc pas soutenue sur la glace, et l'impact a fait en sorte que le ligament a déchiré», racontait-il lorsque je l'ai joint hier via Facetime.

La bonne nouvelle est qu'une telle blessure ne nécessite pas d'intervention chirurgicale. Il doit d'abord se servir de béquilles pendant trois semaines alors que son genou est immobilisé dans une attelle, qu'il devra porter à son retour au jeu évidemment.

Si tout se passe bien avec sa rééducation, Picard espère être en mesure d'effectuer un retour au jeu vers la fin février, alors qu'il resterait trois parties de saison régulière à jouer à son équipe. Celle-ci occupe présentement le sixième rang dans le circuit helvète alors que les huit premiers se qualifient pour les séries, les quatre autres devant ensuite se battre pour éviter la relégation.

L'ancien des Flyers, du Canadien, des Sénateurs, des Flyers, du Lightning et des Penguins en est à sa quatrième saison en Europe, après des arrêts à Prague, en République tchèque (club évoluant dans la KHL), en Autriche et en Allemagne.

Dans un monde idéal, l'auteur d'un but et six passes en 34 parties cette saison demeurerait avec la formation de Fribourg, dont le directeur général est l'ancien Olympique Christian Dubé.

«On a eu une saison pas facile au niveau des blessures, je n'ai jamais vu ça. On avait huit joueurs avec des commotions à un moment donné. Maintenant c'est mon tour, et la blessure arrive à un mauvais moment alors que j'ai tendance à toujours être à mon meilleur en deuxième moitié de saison et j'aurais aimé montrer ce que je peux faire pour l'équipe, dit-il. On aimerait rester ici, une ville francophone où on s'est bien adapté, où mon fils peut aller à la prématernelle en français. En même temps, la ligue de Suisse est la plus difficile où avoir un poste parce qu'il y a le règlement qui limite les clubs à avoir quatre joueurs étrangers.»

En attendant de savoir ce que l'avenir à long terme lui réserve, l'arrière de 30 ans savoure ses souvenirs de la coupe Spengler, remportée par l'équipe canadienne formée majoritairement de joueurs évoluant en Suisse, grâce à un gain de 4-3 contre le HC Lugano en finale.

«La coupe Spengler, c'est quelque chose qu'il faut vivre au moins une fois quand tu joues en Europe. C'était écoeurant, c'est suivi en Suisse comme le Championnat mondial junior au Canada. On avait un excellent club et Guy Boucher (l'entraîneur-chef) m'a dit qu'ils ont refusé plusieurs joueurs. C'était quelque chose de représenter le pays à nouveau, je l'avais fait la dernière fois aux championnats des moins de 18 ans. J'étais allé au camp d'Équipe Canada junior, mais c'était une année avec un gros club, de gros défenseurs. C'est fantastique aussi parce qu'ils invitent toutes les familles, ça fait un beau temps des Fêtes», relate celui qui avait notamment Derek Roy, de Clarence-Rockland, comme coéquipier.

Alexandre Picard organisera à nouveau son école de hockey pour joueurs et gardiens avec son ami Jean-François Payant l'été prochain (11 au 15 juillet au Complexe Branchaud-Brière, et 15 au 17 juillet pour les adultes, une nouveauté). Une deuxième édition de celle-ci.

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