L'année Blondin

La patineuse de vitesse, Ivanie Blondin... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La patineuse de vitesse, Ivanie Blondin

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Il n'y a pas de doute que 2015 a été une excellente année pour le sport dans la capitale.

Le Rouge et Noir d'Ottawa a participé à la finale de la coupe Grey au football, le Fury FC s'est aussi incliné en grande finale dans sa ligue de soccer, et les Sénateurs ont orchestré une remontée historique pour participer aux séries de la LNH avant de voir leur épopée prendre fin dans une série chaudement disputée contre le Canadien de Montréal.

Il y a aussi eu d'excellentes performances individuelles par nos athlètes du coin, et alors que le moment de changer de calendrier approche à grands pas, il est temps de couronner notre athlète francophone par excellence.

À l'issue d'un vote serré, la patineuse de vitesse Ivanie Blondin se mérite le titre, ayant coiffé au fil la lutteuse olympique Geneviève Morrison grâce à quatre votes de première place sur six. Vous, chers lecteurs, aviez un droit de vote à ce scrutin par l'entremise de notre site Internet (plus de 1200 personnes ont participé au sondage), les autres allant aux quatre membres de l'équipe des sports ainsi qu'au rédacteur en chef Jean Gagnon.

Blondin est la troisième femme de suite à mettre la main sur ce titre honorifique, après la cycliste Karol-Ann Canuel et la surfeuse des neiges Caroline Calvé, nouvellement retraitée.

Elle le mérite pleinement après avoir été couronnée championne de la saison 2014-2015 de la Coupe du monde sur longue piste à l'épreuve de départ groupé, même épreuve où elle a déjà accumulé quatre médailles (aucune d'or cependant) au cours de la présente saison.

«Pour moi, 2015 aura été une petite surprise, ça s'est vraiment bien passé. La saison 2015-2016 se poursuit toujours, donc c'est un peu bizarre de recevoir un tel titre maintenant, mais la saison 2014-2015 a sans doute été ma meilleure jusqu'à maintenant», confiait-elle mercredi lorsque jointe à Calgary, site d'entraînement de l'équipe nationale.

De bon augure

Blondin, qui patine toujours sur les distances de 1000, 1500, 3000 et 5000 m en plus de faire la poursuite par équipe, est au milieu du cycle entre deux Olympiades et les performances qu'elle a offertes cette année augurent bien en vue des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, en 2018. Surtout que le Comité international olympique a décidé l'été dernier d'ajouter son épreuve de prédilection au programme de ces Olympiques, elle qui a l'avantage d'avoir fait du patinage de vitesse sur courte piste avant de se concentrer sur les grands ovales.

«On savait que quelques épreuves devaient être ajoutées, mais tant que ce n'est pas officiel, tu n'es pas certain que ça va arriver. Ça a été une belle surprise, pas de doute là-dessus. Pour moi, ça fait qu'un podium dans deux ans est un objectif atteignable. J'ai des espoirs aussi sur 5000 m et 3000 m, et notre équipe de poursuite est en reconstruction, mais il nous reste encore deux ans pour nous améliorer, c'est beaucoup de temps», souligne la jeune femme de 25 ans originaire du secteur Orléans d'Ottawa.

Études terminées

Ayant complété ses études pour être assistante vétérinaire l'an dernier, Ivanie Blondin peut se consacrer uniquement à son entraînement et ses compétitions, sa prochaine étant les Championnats canadiens de la semaine prochaine (3 au 6 janvier) à Calgary. Après les prochains Jeux olympiques, elle a cependant l'intention de rentrer à Ottawa pour aller à l'école des vétérinaires.

Cette grande amoureuse des animaux a un chien, un berger des Pyrénées, et un perroquet africain gris dans sa ménagerie qui pourra prendre de l'expansion une fois qu'elle aura accroché ses patins.

Là-dessus, je signe ma dernière chronique de l'année. Pas fâché que 2015 se termine, vu qu'elle a été marquée par plus de bas que de hauts d'un point de vue personnel. Je vous souhaite de bien défoncer le réveillon du jour de l'An et de la santé pour 2016, tous les athlètes qui défraient la manchette dans nos pages s'entendront pour vous dire que c'est ça le plus important.

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