Bourgeau veut la coupe Grey à Ottawa

Encore une journée d'entraînement dans le froid pour... (Darryl Dyck, PC)

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Encore une journée d'entraînement dans le froid pour le Rouge et Noir, vendredi. L'ancien joueur de ligne des défunts Rough Riders, Michel Bourgeau, espère une victoire de la troupe d'Ottawa.

Darryl Dyck, PC

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CHRONIQUE / La présence du Rouge et Noir d'Ottawa au match de la Coupe Grey de dimanche à Winnipeg a évidemment permis de ressasser de bons souvenirs pour les amateurs de football de la capitale.

Plusieurs médias du coin ont contacté les anciens Rough Riders toujours vivants pour parler des années de gloire, les Russ Jackson, Tony Gabriel, Gerry Organ et autres, même J.C. Watts qui était le quart lors de la dernière présence des Riders à la finale de la Ligue canadienne de football, en 1981 à Montréal contre les mêmes Eskimos d'Edmonton qui affronteront le club local, champion de l'Est dès sa deuxième année d'opération.

C'est normal et très bien ainsi, mais comme ancien journaliste affecté au beat du football canadien, à mes débuts au Droit à la fin des années 1980, mes pensées à l'approche du gros match se tournent plutôt vers tous ces anciens joueurs et dirigeants qui ont vécu la descente aux enfers, et la disparition, des Rough Riders, même sort réservé plus tard aux Renegades.

Mon baptême de feu avait été la «Super Saison 88», slogan que l'équipe avait donné à une campagne couronnée par la présentation du match de championnat au stade Frank-Clair (maintenant la Place TD) du parc Lansdowne, une première depuis le centenaire de la Confédération en 1967.

Et quelle saison ce fut! Seulement deux victoires, un congédiement d'entraîneurs, Fred Glick étant remplacé par son beau-frère Bob Weber après trois défaites pour amorcer la saison, et un directeur général, Paul Robson, qui a annoncé qu'il démissionnait quelques semaines avant la fin de la campagne, voyant se pointer les problèmes financiers du groupe communautaire propriétaire de l'équipe.

Michel Bourgeau était un joueur de ligne défensive avec cette équipe et il se souvient trop bien de ces années difficiles. Il est passé aux Eskimos d'Edmonton en 1989 et il a finalement remporté une coupe Grey avec eux en 1993 à Calgary, 33-23 contre Winnipeg, à son dernier match avant de prendre sa retraite. Il est aujourd'hui responsable du service de santé corporative d'un hôpital de Boise, en Idaho, où il avait joué son football universitaire, son épouse étant originaire du coin.

«À ma première année à Edmonton, on a fini 16-2 et c'était plus de victoires que pendant mes quatre années précédentes à Ottawa, on n'en avait gagnées que 15», s'est-il rappelé quand je l'ai rejoint vendredi.

L'ancien plaqueur maintenant âgé de 55 ans a beau avoir de plus beaux souvenirs de ses saisons avec les Eskimos, il ne demanderait pas mieux qu'une victoire du Rouge et Noir dimanche.

«Avant mon emploi actuel, j'ai travaillé 10 ans pour mon ancienne université, Boise State, et le directeur du recrutement d'Ottawa, Miles Gorrell, a développé une affinité pour nos joueurs. Il y en a d'ailleurs trois sur l'alignement du club, Jerrell Gavins, Jon Gott et Brandyn Thompson. En plus, j'ai bien connu Hugh Campbell, le père de Rick, (l'entraîneur de la ligne défensive) Leroy Blugh a été mon coéquipier pendant mes cinq ans à Edmonton et (l'entraîneur adjoint) Mark Nelson était notre entraîneur des unités spéciales. Je suis content pour eux et j'ai le goût de souhaiter une victoire à Ottawa parce que la ville a attendu tellement longtemps pour avoir une bonne année de football», confie-t-il.

Bourgeau n'est qu'un bon gars parmi tant d'autres qui n'avait aucune chance de gagner lors de son passage dans la capitale. Après 1988, les choses se sont améliorées un peu avec l'arrivée de Steve Goldman comme entraîneur-chef et directeur des opérations football, alors que Joanne Polak était devenue, à 29 ans, la première femme à occuper le poste de directeur général (elle s'occupait uniquement de finances et de marketing). Le club a présenté une fiche de 9-9 et a participé aux séries en 1992, avant de subir un revers crève-coeur de 29-28 à Hamilton.

C'était le début de l'ère des Glieberman et le début de la fin, cependant. Ron Smeltzer a été congédié à la fin de cette saison-là, et de bons joueurs comme le garde québécois Michel Lamy, les plaqueurs John Kropke et Glenn Kulka, et le quart Tom Burgess ont vu leurs derniers espoirs de gagner une coupe un jour s'envoler.

Ajoutez Joe Paopao, comme quart puis comme entraîneur-chef des Renegades, parmi ces bons gars qui étaient condamnés à finir derniers, comme disait l'ancien gérant des Dodgers de Brooklyn Leo Durocher.

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