Lazar rappelle un jeune Talbot

Curtis Lazar s'est battu pour la première fois... (La Presse Canadienne)

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Curtis Lazar s'est battu pour la première fois de sa carrière dans la LNH jeudi.

La Presse Canadienne

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CHRONIQUE/ À la fin de son point de presse de mercredi où il a mis de la pression sur les défenseurs Jared Cowen et Patrick Wiercioch, le dg des Sénateurs Bryan Murray se posait une question existentielle: est-ce que l'avenir de Curtis Lazar avec son club est comme ailier ou comme centre?

Après le match de jeudi soir contre les Blue Jackets de Columbus au Coffre d'outil, on sait une chose: il ne deviendra pas un dur à cuire, en tout cas.

Le toujours souriant jeune homme de 20 ans était de mauvais poil apparemment, lâchant les gants contre Kevin Connauton en première période de ce gain de 3-0 des Sénateurs. C'était sa première bataille dans la LNH - il en a eu huit dans les rangs juniors - et peu de ses gauches ont atteint la cible.

Non, ce combat n'a pas changé l'allure de cette rencontre. Les quelques bonnes présences du quatrième trio où il joue à droite de Smith et Chris Neil en deuxième période, ont certes aidé à créer ce momentum si cher à l'entraîneur-chef Dave Cameron. Les deux buts d'Erik Karlsson sont survenus après une présence où Lazar a frappé Cody Goloubef solidement, et Neil a étendu ensuite deux Blue Jackets d'un seul coup, David Savard et Jack Johnson.

«Le quatrième trio a donné le ton au niveau du jeu physique après qu'on ait vu une couple de nos défenseurs être blessé, ça a fait basculer ce match», a justement analysé l'entraîneur-chef Dave Cameron.

Lazar s'est dit «frustré» récemment. «J'attendais que quelqu'un fasse quelque chose mais j'ai décidé d'essayer d'être une étincelle pour les gars. Je pense avoir tenu mon bout, c'est pas mal différent du junior, ça c'est certain», notait Lazar au sujet de son combat.

«Les gars l'apprécient quand un joueur qui n'est pas reconnu pour ça se bat. Peut-être que je devrais m'y mettre plus sérieusement parce que ma finition autour des filets est atroce», a-t-il ajouté en pensant à une glorieuse chance de compter en avantage numérique en fin de rencontre où il a raté le filet par beaucoup alors qu'il était fin seul dans l'enclave.

Plus je regarde jouer le jeune attaquant de 20 ans, plus il me fait penser à Maxime Talbot, l'ancien des Olympiques de Gatineau qui a eu une belle carrière, surtout à Pittsburgh. Un gars qui connaissait des saisons de 100 points chez les juniors mais qui n'était pas si habile que ça pour marquer régulièrement dans la LNH. Il a fait sa niche comme joueur d'énergie, utile pour écouler les punitions, déranger l'adversaire et être capable de jouer autant au centre qu'à l'aile pour dépanner à l'occasion.

«On devrait peut-être lui donner un essai de 15 parties au centre, la position qu'il préfère. Mais (Jean-Gabriel) Pageau et (Zack) Smith sont difficiles à déloger des troisième et quatrième trios», mentionnait Bryan Murray la veille au sujet de son premier choix en 2013.

Je ne pense pas que ce soit nécessaire pour l'instant, à moins de prendre la décision de muter Mika Zibanejad à l'aile - ce que je ferais demain matin en raison de son manque de vision comme centre, similaire à celui de Mike Fisher il y a quelques années - et de donner une chance à Pageau de jouer sur un trio offensif ainsi que sur l'avantage numérique, où Lazar, en passant, n'a pas d'affaire (deux buts cette saison, dont un dans un filet désert).

Au moins dans ce match, les Sénateurs ont resserré leur défensive (ironiquement, sans Cowen, retranché, et Wiercioch, blessé au deuxième tiers).

Les visiteurs n'ont pas généré beaucoup d'offensive et Craig Anderson a eu la vie relativement facile devant le filet. Ottawa a aussi bénéficié quand David Savard a écopé d'une majeure avec un peu moins de cinq minutes à jouer pour un double-échec contre Bobby Ryan, ébranlé sur le jeu.

«Ça ne méritait certainement pas une majeure. Je n'aime pas voir quelqu'un se blesser, je sais que Bobby l'est et je ne veux pas lui manquer de respect, mais pour être honnête, en regardant la reprise, je ne suis pas certain que c'est une punition», a dit un John Tortorella fort cordial avec les médias pour ce passage dans la capitale, bien plus que dans le temps où il dirigeait les Rangers.

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