Le succès part d'en-haut

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Il ne faut pas oublier de souligner que ces succès partent d'en-haut, alors que Hunt et compagnie ont embauché des dirigeants compétents en Marcel Desjardins et Marc Dos Santos (notre photo) - deux francophones, par surcroît.

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CHRONIQUE / Impressionnantes. Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier les saisons que connaissent les deux équipes qui font vibrer le parc Lansdowne comme rarement auparavant, le Rouge et Noir et le Fury d'Ottawa.

Toutes deux à leurs deuxièmes saisons - dans la Ligue canadienne de football pour les premiers, dans la Ligue nord-américaine de soccer pour les seconds -, elles contribuent grandement à reléguer aux oubliettes cette réputation de ville de perdants qui a collé à la capitale nationale pendant une couple de décennies, quand les Sénateurs ont fait leurs débuts dans la LNH en 1992 au même moment où les Rough Riders étaient une risée, repêcher un joueur qui était décédé n'étant même pas la pire de leurs gaffes.

Quand ces équipes d'expansion ont été accordées à l'Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG), on se doutait bien que leurs chances de réussite étaient meilleures en raison de la présence d'actionnaires locaux aux réputations sans tache.

Mais de là à penser que les hommes d'affaires que sont Jeff Hunt, Roger Greenberg, John Ruddy, William Shenkman et John Pugh seraient si près de remporter des championnats avant même que tout le développement commercial et résidentiel autour de la Place TD ne soit complété, il y avait un grand pas que personne n'entrevoyait.

Mais c'est bel et bien ce qui se passe en ce mois de novembre magique, et pas juste en raison de la belle température qu'il nous offre. Le Rouge et Noir a complété sa saison régulière avec une fiche de 12-6 grâce à sa dernière victoire de samedi contre les Tiger-Cats de Hamilton, un revirement de situation spectaculaire après une première campagne de deux victoires seulement, même s'il avait été assez compétitif. Il sera l'hôte de la finale de l'Est le 22 novembre, ce qui sera une première depuis 1978, une des dernières belles années des Rough Riders. Une victoire et ils seront de la finale de la coupe Grey, une semaine plus tard, à Winnipeg.

Le Fury, lui, a aussi connu une fantastique saison régulière, finissant la saison automnale au premier rang en plus de s'approprier la deuxième place au classement cumulatif, avant de remporter son match de demi-finale contre le Minnesota 2-1 en prolongation dimanche.

Il disputera la finale de la NASL dimanche prochain à New York contre le Cosmos, un club qui a une enveloppe salariale beaucoup plus élevée.

Le crédit doit évidemment aller aux joueurs qui ont remporté toutes ces victoires, et à leurs entraîneurs.

Mais alors que les échecs retentissants de propriétaires comme les Glieberman, Bernard et Lonie, Horn Chen et Brad Watters - avec les Renegades - sont encore frais dans les mémoires des amateurs de football locaux, il ne faudrait pas oublier de souligner que ces succès partent d'en-haut, alors que Hunt et compagnie ont embauché des dirigeants compétents en Marcel Desjardins et Marc Dos Santos - deux francophones, par surcroît - et qu'ils leur ont laissé les coudées franches pour travailler.

Ce n'était pas toujours le lot de leurs prédécesseurs, on n'a qu'à se rappeler de l'épisode où les Glieberman avaient exigé que Dexter Manley, l'ancienne vedette de la NFL, soit utilisé comme partant, même s'il était au bout du rouleau et que sa présence ne faisait pas l'unanimité dans le vestiaire (au point où Glenn Kulka s'en était pris à lui et l'avait expédié à travers une partition en vitre d'une salle de réunion).

Ce «bon vieux temps» qui n'était vraiment pas si bon que ça a été remplacé par un temps nouveau, et c'est bien ainsi.

En vitesse

Le 12e et dernier de mes «travaux de Gump» a été complété en fin de semaine, alors que j'ai pris part à un tournoi de racketlon à la Sporthèque. Bonne expérience que de toucher successivement à des raquettes de tennis de table, de badminton, de squash et de tennis dans des parties de 21 points pour chacun de ces sports. J'ai réussi à remporter mon premier match chez les 45 ans et plus, avant de manger une volée au deuxième tour contre Frédéric Damoursqui a gagné dans cette catégorie en plus de s'incliner en finale dans la classe A. Je n'étais simplement pas de taille au ping-pong et au badminton. 

D'autre part, toutes mes félicitations au Gatinois Serge Gauthier qui a été nommé bénévole de l'année par Baseball Canada.

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