Bonne décision, mauvaise décision

Dustin Byfuglien ne sera pas suspendu pour son coup... (Trevor Hagan, Archives PC)

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Dustin Byfuglien ne sera pas suspendu pour son coup de coude à Brendan Gallagher, dimanche.

Trevor Hagan, Archives PC

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CHRONIQUE / Stéphane Quintal ne peut jamais gagner.

Comme tous les autres qui l'ont précédé à la tête du département de la sécurité des joueurs de la LNH, il est condamné à être critiqué pour chaque décision qu'il rend lorsqu'il y a des coups controversés dans le circuit Bettman. Et rares sont les semaines où il n'y en a pas.

Dans nos contrées, il a d'abord fait sourciller avec l'imposition d'une suspension de deux parties à Mark Stone, des Sénateurs, pour un coup à la tête de Landon Ferraro, des Red Wings, samedi dernier, puis mardi en décrétant qu'un coup de coude similaire de Dustin Byfuglien, des Jets, à l'endroit de la peste du Canadien Brendan Gallagher dimanche ne méritait pas plus que les deux minutes de punition imposées par les officiels sur la glace.

Les partisans - et dirigeants - des Sénateurs sont particulièrement frustrés parce qu'un coup de coude de Henrik Zetteberg en pleine mâchoire de Jean-Gabriel Pageau vendredi dernier lors de la dernière minute de jeu du match à Détroit est resté impuni, autant sur la glace que dans les bureaux de la LNH.

L'absence de discipline supplémentaire pour le joueur vedette qu'est Zetteberg est exactement la raison pour laquelle je pensais que Stone s'en tirerait à bon compte. Dans les deux cas, on parle d'attaquants qui sont d'excellents marqueurs et n'ont pas d'antécédents de coups vicieux. Et dans les deux cas, les joueurs ciblés n'ont pas été blessés sérieusement, Ferraro ne passant que quelques instants dans la «salle tranquille», tandis que Pageau a saigné un peu du nez, sans plus.

La gravité d'une blessure ne devrait cependant pas être un facteur qui entre en ligne de compte, à mon avis. Le règlement 48,1 concernant les coups à la tête est très clair, un joueur ne peut pas viser directement la tête lorsqu'il tente de mettre un joueur en échec. Et la tête ne peut pas être le premier point de contact. 

Dans le cas du coup de Stone à l'endroit de Ferraro, il n'y a pas de doute qu'il a frappé la tête d'abord, avec son épaule, puis avec son coude.

«Nous acceptons l'explication de Stone, comme quoi il cherchait à mettre la main sur une rondelle libre, mais quand Ferraro l'a récupérée avant lui et qu'il a sorti la rondelle de sa zone, Stone a tenté de le mettre en échec partiellement pour empêcher une descente en surnombre. Quand il passe d'attaquer une rondelle libre à initier une mise en échec, c'est sa responsabilité de donner ce coup de manière légal. Et ce n'est pas le cas ici», a expliqué Patrick Burke, le directeur de la sécurité des joueurs, dans la vidéo explicative de la ligue annonçant la décision.

On peut débattre longtemps quant à la durée de la suspension, un match aurait tout aussi bien fait l'affaire que deux pour envoyer le message à Stone - et au reste de la ligue - que de tels coups ne seront pas tolérés, mais il n'y a pas de doute qu'une sanction s'imposait. 

Une amende aurait certes pu faire l'affaire - j'avais écrit lundi que je m'attendais à ce que ce soit l'option retenue d'ailleurs - comme dans les cas de Jordin Tootoo, Scott Gomez et Alexander Burmistrov plus tôt en octobre.

Pour ce qui est du coup de Byfuglien, il faut regarder la vidéo au ralenti à plusieurs reprises pour se rendre compte qu'il n'a effectivement pas frappé Gallagher à la tête en premier, sa hanche touchant d'abord à sa main. La taille des deux joueurs (6' 5" et 260 livres pour Byfuglien; 5' 9" et 184 livres pour Gallagher) devait également être prise en considération.

Comme Byfuglien n'a pas enfreint le règlement 48,1, ses antécédents - une suspension de quatre parties la saison dernière pour un double-échec contre T.J. Miller, des Rangers, et quelques avertissements cette saison - ne pouvaient pas être retenus contre lui et il s'en tire donc à bon compte.

Comme le hasard fait drôlement les choses, Byfuglien et ses Jets s'amèneront à Ottawa jeudi après un passage à Toronto mercredi, pour affronter des Sénateurs qui devront se débrouiller sans Stone, un de leur meilleur marqueur.

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