Mon tout nouveau supplice

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La Sporthèque a inauguré son tout nouveau «Studio FIT» au début du mois d'octobre.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Cette fois, c'est vrai.

J'avais promis l'an dernier de terminer mes «12 travaux de Gump», cette bucket list de sports à essayer avant que mon corps ne me le permette plus. Amorcée pendant le dernier lock-out de la LNH, elle avait été intitulée ainsi parce qu'à l'époque, le collègue Denis «la Bottine» Gratton avait le droit d'utiliser ce surnom grâce à une de ses rares victoires lors de notre défi de golf annuel.

Le hockey-luge avait été ma 10e épreuve, après la conduite d'une Zamboni et faire du yoga, du spinning, du vélo de montagne ainsi que du canot de long parcours, en plus d'une pratique avec les hockeyeurs professionnels du coin en lock-out, d'une participation au Défi à l'entreprise, d'un programme double ski alpin/golf la même journée et d'agir comme receveur pour le lanceur Phillippe Aumont.

Comme j'aime toujours finir ce que j'ai commencé, il était plus que temps que je m'attelle à la tâche de trouver mes deux derniers tests.

Une première opportunité s'est présentée lorsque la Sporthèque a inauguré au début du mois d'octobre son nouveau «Studio FIT», dans le cadre de ses rénovations estivales qui ont coûté pas moins de 2 millions $. «FIT» est un acronyme de force, intensité et ténacité, alors que le «crossfit» est devenu une activité fort populaire à travers l'Amérique du Nord et l'Europe. Le point central de cette «salle de torture», une cage d'entraînement Queenax, a d'ailleurs été importé d'Italie.

Comme je suis un adepte de squash et que le studio avoisine les courts nouvellement rénovés, je voyais à l'occasion ces séances d'entraînement où des athlètes de tous les groupes d'âge (il y en a aussi pour les enfants) se prêtaient à une série d'exercices de gymnastique, d'haltérophilie et de capacité cardiovasculaire, et je me suis dit qu'il fallait que je l'essaie.

Je suis donc sorti de ma zone de confort la semaine dernière en me présentant pour un essai. L'entraîneur certifié a mis tout le monde bien à l'aise (nous étions une vingtaine) en disant qu'on peut toujours y aller à notre rythme, même si la liste d'exercices à faire pour ce «circuit FIT» était impressionnante - il y a aussi des séances «Power FIT», plus exigeantes à ce qu'on me dit.

Ça commence assez raide avec une séance d'échauffement où on enchaîne redressements assis, pompes (push-ups) et des jumping jacks.

Quand on s'attaque à la quinzaine de stations, en groupes de deux, mon partenaire et moi commettons une erreur de recrue: ayant mal compris l'ordre dans lequel il faut passer de l'une à l'autre, on se trompe de station dès le départ et on se retrouve dans les jambes d'autres participantes. Oups.

On se replace dans le droit chemin et ensuite, c'est là que ça commence à faire mal. Il faut répéter les mouvements - pompes sur un bossu, pousser un traîneau chargé de poids, squats, etc. - pendant 20 secondes lors d'une première rotation, puis 40 lors de la deuxième. Souvent, je dois prendre une pause parce que je suis à bout de souffle. Je n'ai pas sué autant depuis le jour où j'ai essayé le «hot yoga».

C'est une journée où Serge a axé le travail sur les bras, et trois jours plus tard, je m'en ressentais encore. Mais j'ai réussi à terminer le cours en un seul morceau, et j'y retournerais pour me mettre vraiment en forme.

Ce qui est le plus impressionnant dans cet entraînement qui englobe plusieurs disciplines différentes, c'est qu'il y a moyen de ne jamais faire deux fois le même circuit. «Nos entraîneurs font des programmes pour 30 jours et ce n'est jamais la même chose en 30 jours consécutifs, me raconte la directrice générale de la Sporthèque, Élaine Dupras. Les circuits, ça existe depuis toujours, on en faisait avec Kinexport. C'est donc plus qu'une mode alors que c'est stimulant aussi de travailler en groupe... C'est un gros virage que l'on a pris et jusqu'à maintenant, la réponse est excellente. On espère aller chercher 500 nouveaux membres grâce à ça.»

Cette 11e épreuve terminée, je me prépare pour la 12e et dernière: la semaine prochaine, je prendrai part à mon premier tournoi de «racketlon», qui allie squash, tennis, badminton et tennis de table. On s'en reparle.

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