Melnyk voudrait que Murray continue

CHRONIQUE/ C'était la soirée «Le hockey lutte contre le... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Etienne Ranger, LeDroit

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CHRONIQUE/ C'était la soirée «Le hockey lutte contre le cancer» mercredi soir au Coffre d'outils, et avant l'affrontement entre ses Sénateurs et les Flames, le propriétaire Eugene Melnyk a profité de l'occasion pour dire que le plus important homme de hockey de son organisation affecté par cette maladie peut demeurer en poste tant qu'il le voudra bien.

Bryan Murray, puisque c'est de lui qu'il s'agit, écoule la dernière année de son contrat comme directeur général, et il est ensuite supposé passer à un poste de consultant pour deux autres années. Mais son patron donnait l'impression d'avoir d'autres plans.

«Bryan n'est pas capable de lâcher le morceau, il adore ce travail. Il peut continuer aussi longtemps qu'il veut parce que même en prenant de l'âge, il est tellement intelligent. Il pense toujours deux ans à l'avance. Dire que les médecins lui donnaient trois mois à vivre (lors de son diagnostic de cancer colorectal en juin 2014), c'est remarquable», me confiait Melnyk en entrevue.

Ce dernier mentionnait qu'il n'est nullement question que Daniel Alfredsson prenne la succession de Melnyk éventuellement, même s'il a été ramené dans le giron du club en tant que conseiller principal des opérations hockey. «Il ne veut pas être un d.g. Mais j'ai hâte au début décembre, il continue à observer pour un autre mois et ensuite il va nous dire quel genre de club nous avons, sommes-nous trop défensifs ou offensifs», estime-t-il.

Recouvrant la santé lui-même après sa transplantation du foie le printemps dernier, sans laquelle il ne serait plus de ce monde, Melnyk mentionnait qu'il ressent plus que jamais que le temps presse pour réaliser son rêve de remporter une coupe Stanley avec l'équipe qu'il a achetée il y a une décennie. «Un sentiment d'urgence n'est pas le bon mot, mais c'est proche... Après 10 ans comme propriétaire, il est temps d'être un peu nerveux. Je veux voir l'équipe 'performer'. Je voudrais enlever de mes épaules la pression de gagner une coupe Stanley. Après ça, je pourrais me laisser aller pour une couple d'années et ne pas m'inquiéter autant», dit-il.

Le début de saison ordinaire de son club, qui n'a pas été convainquant dans son gain de 5-4 en fusillade contre les Flames, ne laisse pas présager qu'un défilé de la coupe aura lieu sur le canal Rideau dans un avenir prochain.

Melnyk n'a pas l'air trop optimiste non plus qu'une classique hivernale aura lieu dans la capitale en 2017, tel que souhaité par son organisation. Il a exprimé sa préférence pour le site de la Colline pour la tenue d'un tel match, mais il y a bien des obstacles au niveau de la logistique (le gouvernement permettra-t-il l'érection d'un stade temporaire pendant des mois devant l'Édifice central?). «La LNH privilégie les stades où elle peut attirer des foules de 60 000 personnes, c'est plus payant», note-t-il, ajoutant qu'il n'est pas intéressé à ce que son club joue à la Place TD dans un stade où des estrades temporaires seraient ajoutées pour la présentation de la coupe Grey.

Et pour ce qui est d'un nouvel amphithéâtre qui pourrait aboutir sur les plaines LeBreton, Melnyk souhaite seulement que la Commission de la capitale nationale «fasse la bonne chose» en retenant sa proposition, l'une des trois à l'étude.

Pour en revenir à Murray, il ne voulait pas commenter en matinée le cas de l'espoir Mikael Wikstrand, suspendu par l'équipe quand il a quitté le camp pour rentrer dans sa Suède natale, exprimant le souhait de jouer chez lui plutôt qu'à Binghamton. Wikstrand a révélé mardi dans une entrevue avec un quotidien de son pays que son frère est atteint de leucémie, une forme de cancer. Une histoire qui, en surface, ne fait pas bien paraître l'organisation, même si le défenseur de 21 ans ne s'est pas bien comporté dans toute cette histoire.

Pour ce qui est de la santé du d.g., tout semble sous contrôle à l'heure actuelle. «Je viens d'avoir des 'scans' et on me dit que c'est assez stable. Ça (la masse cancéreuse) ne grossit pas, elle ne diminue pas non plus. La chimiothérapie et les autres choses que je fais semblent, au moins pour le moment, avoir un certain contrôle sur la masse», a-t-il dit en entrevue à NHL. com.

Si plusieurs Sénateurs ont été affectés par le cancer, qui a emporté l'entraîneur adjoint Mark Reeds le printemps dernier, il en va de même pour plusieurs autres membres de la communauté du hockey. Au milieu d'une saison mal partie, Bob Hartley a d'ailleurs profité de son passage dans le coin pour rendre visite à un de ses amis de Hawkesbury. «Mon père a eu le cancer du côlon, et là mon bon 'chum' a celui de la prostate. Dans notre société, on connaît tous quelqu'un qui est affecté. Il y a de la recherche qui se fait et on est en train de gagner la bataille, mais on perd encore trop de soldats à ce cancer-là», a noté le coloré entraîneur franco-ontarien.

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