Faux départ pour les Flames de Hartley

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Les Flames ont le pire dossier de l'Association de l'Ouest, soit une fiche de 2-7-0.

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CHRONIQUE/ La saison dernière, en route vers le trophée Jack-Adams, Bob Hartley faisait les délices des journalistes qui couvrent la LNH en multipliant les citations colorées.

Il y en avait tellement qu'à la fin de la campagne, le «Calgary Herald» avait dressé une longue liste de ses meilleurs moments.

Un exemple parmi tant d'autres: «En grandissant dans l'Est ontarien, si vous n'étiez pas un partisan du Canadien de Montréal, vous ne quittiez pas la cour d'école sur vos deux jambes. Vous mangiez une volée», avait-il lancé avant un match contre son ami Michel Therrien.

Et quand son club avait comblé un déficit de 0-4 au Coffre d'outils en mars avant de s'incliner 5-4 en fusillade, il avait lancé: «On va quitter l'édifice avant que l'OPP (Police provinciale de l'Ontario) arrive.»

Alors qu'il revient dans la capitale nationale mercredi avec ses Flames, l'ami Bob est pas mal plus sérieux quand il se présente devant les micros et les caméras cette saison, son club qui avait atteint la deuxième ronde des séries éliminatoires le printemps dernier éprouvant toutes sortes de difficultés à marquer des buts (16 buts en 9 parties, une moyenne de 1,78/match qui est la quatrième pire de la ligue). Seuls les Ducks (6 buts!), les Penguins et les Hurricanes ont fait pire jusqu'à maintenant. Et seuls les Blue Jackets (40) ont alloué plus de buts qu'eux (35).

C'est évidemment une recette pour un désastre. Les Flames sont bons derniers dans l'Ouest avec leur fiche de 2-7-0, après leurs deux défaites dans la région de New York - 4-1 contre les Rangers dimanche, 4-0 contre les Islanders lundi - pour amorcer le voyage qu'ils compléteront contre des Sénateurs qui, comme eux, ont perdu leurs quatre premières parties à domicile.

Quand il m'a rappelé mardi soir, il n'avait pas de citations loufoques à offrir, mais il n'était pas découragé pour autant.

«On a mal parti la saison, on n'a pas joué beaucoup de matches complets jusqu'à maintenant, il y a toujours quelque chose qui ne marche pas, que ce soit le jeu de puissance, le désavantage numérique, la couverture en zone défensive. On a beaucoup de jeunes et on manque de constance, alors que la ligue est tellement forte», confiait-il.

Pour tenter de secouer ses troupes, Hartley a jonglé avec ses trios lundi, séparant notamment Jiri Hudler de Johnny Gaudreau et l'ex-67 Sean Monahan. Les deux jeunes produisent, au moins. Pas de «guigne de la deuxième année» pour Gaudreau, qui a déjà 10 points. «Il est tout un compétiteur et 'Monny' aussi, on l'a nommé assistant-capitaine (à 21 ans) cette année... Nos jeunes ont gagné beaucoup d'expérience en gagnant l'an passé, et là, ils traversent de l'adversité, ils vont en sortir grandis quand on va redresser la barque, j'en suis convaincu», ajoutait Hartley, qui doit composer avec plusieurs blessés, en particulier le défenseur T.J. Brodie et le centre Joe Colbourne.

Les problèmes des Flames en ce début de saison ne surprennent pas les adeptes des statistiques «avancées», qui estimaient que la campagne de 97 points de Calgary en 2014-2015 était une aberration en raison de leurs 10 buts comptés avec le gardien retiré, de leur fiche de buts pour/contre déficitaire à cinq contre cinq (168/175) et de leur pourcentage de buts par tir (8,9%) anormalement élevé. L'acquisition du défenseur Dougie Hamilton devait compenser pour cette tendance négative, mais il a un différentiel de moins-11 jusqu'à maintenant (une «vieille» statistique trompeuse, mais quand même).

Bob étant Bob, il est encore capable de divertir lors de ses points de presse, et on ne manquera certes pas celui qu'il va offrir avant d'affronter les Sénateurs. La semaine dernière, quand son «ami» John Tortorella est revenu dans la ligue pour prendre la direction de Columbus, il en a poussé une bonne comme lui seul est capable.

«J'ai une longue relation avec 'Torts', à Cornwall et (lui à) Rochester, à Atlanta et Tampa Bay, ici et Vancouver. On dirait qu'on était comme du spaghetti et des boulettes de viande, on était toujours côte à côte, mais là, ça va être plus amical, il est dans l'Est et je suis dans l'Ouest», a-t-il lancé.

Faut-il rappeler qu'à sa seule saison à Vancouver, Tortorella avait tenté d'aller s'en prendre à Hartley près du vestiaire des visiteurs au premier entracte d'un match de janvier 2014 marqué d'une mêlée générale dès la mise au jeu initiale.

Il faudra attendre au 21 janvier pour la «coupe spaghetti et boulettes de viande», quand les Flames vont visiter les Jackets. En espérant que d'ici là, Bob Hartley aura redressé sa barque sinon on ne sait jamais, son d.g. Brad Treliving n'est pas celui qui l'avait embauché.

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